D’île en île, une merveilleuse idylle…

Voici 2 semaines que nous sommes aux Fidjis maintenant et les effets commencent à se faire ressentir. On se surprend à ¨traîner la savate¨ comme on dit, nonchalamment, du matin au soir sans se soucier du temps, sans programme, sans objectif. On se pose là, au gré de nos envies, sur un rocher pour y admirer les teintes de l’océan, ou bien là-bas pour y pêcher avec une canne de fortune. L’air est chaud, certains se rafraîchissent en pataugeant dans l’eau à la découverte des fonds marins, d’autres se prélassent comme des lézards sur la plage, un livre à la main.

Le temps s’écoule doucement, on aimerait arrêter le sablier, qu’est-ce qu’on est bien sur notre île perdue au milieu de l’océan, bercés par le rythme du ressac des vagues sur la plage.

La baie d’Oarsman, c’est ici que nous sommes venus nous échouer pour notre deuxième île au Fiji. Elle s’appelle Nacula et présente une baie magnifique, de sable blanc avec de grandes collines vertes en arrière-plan et d’autres îles au loin juste en face de nous, encore un petit paradis sur terre. A notre arrivée, les guitares et les chants nous ont accueilli comme le veut la tradition fidjienne et c’est avec enchantement que nous avons découvert notre nouveau logement : une petite cabane bleue, en bois, posée au bord de la plage.

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L’intérieur est sommaire, 1 lit deux place, deux lits superposés, un évier et une douche. Simple, sans fioriture mais on l’adore déjà. Nous sommes les Robinson Crusoé échoués au paradis, loin du confort de la vie moderne.

Le soir arrivé,  le coucher de soleil nous offrira un incroyable spectacle. Un des  plus beaux que nous ayons vus jusqu’à présent tellement la palette de couleurs y étaient varié. Un des meilleurs moments de la journée.

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Le lendemain, sans plus attendre, nous décidons d’aller découvrir les fonds marins. L’eau est cristalline comme jamais et les coraux, des merveilles. Nous nous laissons dérivés au gré de nos découvertes subaquatiques. Un peu plus tard, c’est seul que je poursuivrais ma randonnée aquatique, la famille ayant décidé de retourner sur la plage. Sur le chemin du retour, mes yeux croient apercevoir une longue silhouette immobile tapie dans la pénombre d’une plateforme flottante. Je m’approche pour y voir plus clair. Au-dessus des baigneurs se prélassent au soleil sur le radeau flottant., en-dessous, à 2 mètres de profondeur sous leurs pieds se tient près du fond un barracuda énorme ! Le prédateur m’impressionne, il fait environ 1m40 de long (une chose certaine, il est plus grand que Jules !) et est aussi large qu’un thon ! Je n’avais encore jamais rencontré un barracuda aussi gros. Mon regard croisera 1 fois ses grands yeux ronds et il ne m’en fallut pas plus pour qu’un frisson vienne me parcourir l’échine et me dicter instinctivement de reculer. La bête m’impressionne et pourtant j’ai quelques plongées à mon actif depuis le temps. Elle se met alors à onduler doucement avec l’assurance et la désinvolture de celui qui se trouve en haut de la chaîne alimentaire. Moins d’une minute plus tard la bête avait disparu dans le bleu intense des profondeurs. Je me dis alors que les baigneurs sur la plateforme ne seraient pas restés bien longtemps s’ils avaient su qu’un tel prédateur se tapissait dans l’ombre, juste sous leurs pieds… Grrrr.

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Le lendemain matin, nous avions décidé d’aller faire une petite randonnée sur les collines derrière nous, un couple d’anglais nous en avait fait l’éloge la veille. Parés de nos casquettes, et de nos appareils photo nous étions décidés pour partir à la découverte des collines alentour.  Nous longerons plusieurs crêtes et traverserons plusieurs collines aussi, toutes dénuées d’arbre, elles en étaient pour autant pas moins vertes. Au bout d’une heure environ, l’horizon se dégagera devant nous et le spectacle qui s’offrira à nos yeux restera longtemps gravé dans nos mémoires.

En contrebas, l’océan prend des teintes de bleus et de verts incroyables et au loin de nombreuses îles et atolls flottent à sa surface comme des nénuphars géants sur l’eau. On prend le temps de savourer, ce n’est pas de si peu que l’on reverra un paysage comme celui-ci !

C’est dans des moments comme celui-là que notre tour du monde prend aussi tout son sens. Devant d’aussi belles découvertes on a envie de dire merci tout simplement. Parce qu’on se sent tout petit devant autant de beauté. Cela fait 6 mois maintenant que nous arpentons les routes du globe et que les paysages magnifiques se succèdent les uns après les autres. C’est à chaque fois une sensation forte de découvrir de si beaux paysages, un cadeau magnifique. C’est un peu comme lorsqu’on est devant un spectacle ou une peinture qui nous impressionne, on est là, subjugués par un savoir-faire hors-pair qui nous impressionne. Ou bien lorsque l’on quitte des amis après une belle soirée et que l’on se sent léger, heureux d’avoir partagé un bon moment ensemble, on s’étreint pour se remercier, on s’embrasse tendrement. C’est un peu pareil ici, sauf que l’on n’a personne à remercier en face de nous. L’envie elle, est pourtant bien présente, on a envie de dire mille fois merci, on a envie même de le crier haut et fort !

Mais à bien y réfléchir, nous avons quelqu’un à remercier pour tout ce que nous découvrons. Si, si… Alors tant pis, quitte à paraître un peu ¨bizarre¨ je voudrais dire merci à notre chère planète pour tout ce qu’elle nous offre depuis notre départ. Lui dire merci pour le spectacle, lui dire merci pour sa générosité créative et lui dire merci de nous accueillir, nous les hommes souvent malhabiles avec elle. Nous sommes après tout, tous constitués de la même matière issue des étoiles alors peut-être y-a-t-il un moyen pour que Dame nature m’entende, d’une manière ou d’une autre qui sait. Alors même si notre voyage n’est pas encore terminé je voudrais la saluer et lui crier du haut du sommet de cette colline perdue dans l’océan : « Merci pour le spectacle Madame ! »

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4 réflexions sur “D’île en île, une merveilleuse idylle…

  1. laure romeo dit :

    C’est le rêve absolu votre île ! Là on comprend vraiment le sens du mot « parenthèse » !
    Profitez bien !!
    Et oui un grand merci à madame Nature qui est si généreuse et si précieuse…
    Mille bisous

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  2. Michelle COUAVOUX dit :

    Bravo au photographe, bravo au narrateur … mais arrêtez … on n’en peut plus de baver devant tant de beauté !

    Et soudain les mots se font plus précis, la planète apparaît et notre futur
    « Ministre de l’Ecologie » aussi…

    Pierre vient vite remplacer Nicolas !

    On vous embrasse

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