La route des Fjords

Ce matin, nous repartons du lac Monowaï pour nous rapprocher des Fjords où une jolie croisière nous attend. Notre camping-car file sur la route et les lacs se succèdent les uns après les autres, en 3 semaines nous avons du en croiser plus d’une vingtaine ! Une chose certaine, la Nouvelle Zélande n’est pas prête de manquer d’eau minérale ! 😉

Et bien évidemment, nous finirons pas nous arrêter sur les rivages d’un de ces lacs comme attirés par un aimant. La table et les chaises de pic-nic installés, nous voilà prêts pour un déjeuner qui nous aura bien rassasié … les yeux ! Il fait chaud (enfin!) et nous resterons là un moment à nous prélasser sur la plage ou à tenter une nouvelle pêche pour Pierre. (sans succès malheureusement, il n’a pas trop le coup, comme il dit, pour la pêche en lac ou rivière… ;-)). C’était en tout cas un bien heureux hasard que de trouver ce lac ce midi !

 

Voir un fjord, c’est une 1ère pour toute la famille et nous somme impatients de découvrir ça ! Le mot ¨fjord¨ vient du norvégien et je pensais d’ailleurs qu’ils se trouvaient tous en Scandinavie mais la Nouvelle Zélande en compte plusieurs aussi, situés au sud-est de l’île du sud.

Carte-Nouvelle-Zélande-8

Aaaaah ! Cette route des fjords. Ce doit être un monde parallèle tellement l’espace temporel est différent d’ailleurs. Les unités de distances se raccourcissent et le temps paraît s’envoler à toute vitesse, tellement il est difficile de parcourir cette route.

DSC02176

DSC02212

Et oui ! A chaque détour, chaque virage, nous étions obligés de nous arrêter, beauté des lieux oblige, il en a résulté au final, une impossibilité de maitriser le temps qui s’écoulait et les distances à parcourir. Je vous le disais c’est un monde parallèle. Nous pensions arriver au terminus de cette route pour y admirer le Fjord en fin de journée, mais cela nous a été impossible. C’est la première fois que nous n’arrivons pas à destination comme nous l’avions prévu. Cet univers nous a joué plus d’un tour et l’aurore arrivant à pas de velours, nous avons dû au final camper en milieu de route.

DSC02145

Petite dédicace au sujet d’une fleur qui nous a émerveillée le long de notre route: Le lupin. Une odeur subtile et des couleurs qui vous envoutent. Nous en avons croisé surtout le long des rivières, on vous laisse apprécier…

DSC02131DSC02124DSC02154

DSC02527DSC02538DSC02540

Nous avons aussi rencontré un oiseau atypique: le Kéa, le perroquet montagnard endémique de Nouvelle-Zélande. Cet oiseau n’est vraiment pas farouche et plutôt farceur. Il sont capables de mener un complot à deux et pendant que l’un vient à votre rencontre faire le zouave devant vous histoire d’accaparer votre attention, l’autre se sert tranquillement dans vos affaires par derrière !! Ils sont incroyables. on en a vu un passé sur le toit d’une voiture et y plonger sa tête discrètement dans la vitre du passager, alors que l’autre divertissait le conducteur de l’autre côté, c’était vraiment marrant à voir. Heureusement ils ne nos ont pas eu les coquins, ils ont tenté une approche voire une entrée dans le camping-car mais sans succès pour eux. 😉 Les enfants étaient là pour nous protéger ! Cet oiseau est amusant, c’est un mix de perroquet, d’aigle et de hibou,  c’est la seule description que l’on est trouvée…

Le lendemain matin, fermement décidés à résister ¨aux appels des sirènes¨, cette fois–ci, dissimulées tout au long de notre route, nous avons enfin réussi à sortir de cet espace temporel qui nous absorbait. Enfin libérés de l’étreinte de sa beauté, nous avons été propulsés vers un nouveau monde suspendu au terminus de notre route.

Le Fjord était là, il se dressait devant nous majestueux avec ses falaises, ses cascades et nous étions ses nouveaux explorateurs. Une impression de nouveau monde s’est alors emparée de nous, il faut dire qu’un Fjord présente un relief particulier digne d’un décor de cinéma et c’était une première pour nous 4.

 

DSC02233

DSC02286

Dans le creux de cette vallée aux falaises vertigineuses le fjord de Milford Sound étendait ses bras de mer pour y dessiner une route quelque peu vénitienne, mais sauvage. On comprend mieux pourquoi le monde entier vient y admirer ses rivages lorsqu’on se trouve au milieu de ses flots.

Le point d’orgue de cette visite a été l’arrivée sur l’embouchure de l’océan où le Fjord vient y ouvrir ses bras laissant aller votre regard vers un horizon infini. A ce moment-là, comme par magie, une baleine à bosse est venue en plein axe de la proue du navire, faire des sauts majestueux. Nous étions apparemment d’heureux veinards de voir ça car les baleines à bossent ne migrent pas dans ces eaux habituellement. Comme le naturaliste à bord du navire nous l’expliquait, ce changement de route migratoire est un phénomène très récent qu’ils viennent d’observer et qui pourrait être lié au changement des courants marins.

En tout cas les « whaouuus ! » d’exclamations qui s’échappaient du bateau ne se sont pas trompés, le spectacle était au rendez-vous ce jour-là et tant mieux pour nous !

Nous avons aussi eu la chance d’observer des dauphins qui s’amusaient dans les vagues du bateau et deux pingouins qui se lavaient dans l’eau près de nous. Les otaries quand à elles ,n’ont même pas bouger le petit bout de leur nageoire lorsque nous sommes passés devant d’elles, il faut dire que la sieste avait l’air bonne…

 

6 réflexions sur “La route des Fjords

  1. Mamy dit :

    Ce que j’ai découvert de la Nouvelle Zélande m’a subjuguée, mais les photos que je découvre depuis que nous sommes rentrés m’émerveille et je pense que la réalité est encore plus belle. Profitez de toute cette nature merveilleuse et de votre bonheur qui fait chaud au cœur. Quand à moi, ma Francilienne est toujours aussi encombrée. Pleins de bisous à vous 4.

    J'aime

  2. Michelle COUAVOUX dit :

    chaque nouvelle photo nous émerveille par le calme et la sérénité qu’elle dégage. C’est vraiment beau et on aimerait s’y trouver aussi.

    Quant au lupins, peut-être une de mes fleurs préférées avec leur parfum poivré, je n’ai jamais réussi à les garder après les avoir plantées. Alors quand je vois ces champs maculés de grandes grappes multicolores, eh bien je deviens enragée…

    gros bisous à vous 4

    J'aime

    • promeo4 dit :

      Et le plus incroyable c’est qu’une néo-zélandais ma dit qu’ici c’est comme une mauvaise herbe, ils veulent s’en débarrasser!! C’est tellement beau c’est incroyable!

      J'aime

  3. Joëlle dit :

    Woaw ! Les petits Frenchies ! Vos photos sont juste dingues !
    Et ça me met un peu les larmes dans les yeux de voir les deux petits bébés loutres découvrir ces paysages avec un grand sourire !
    Always travel safe !
    Je vous fais mille becs !
    Votre suissesse-Viet’ 😘

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s