Les villages de pêcheurs ont toujours eu une place spéciale dans mon cœur.
Petit fils de pêcheur et grand fan de chasse sous-marine et de plongée, je regarde toujours les fonds marins avec des yeux d’enfant, me demandant à chaque instant ce que je vais y découvrir.
Idem pour mes enfants qui appellent leur grand-père « papi pêche » et sont déjà très à l’aise dans l’eau avec un masque et tuba.
Bref, s’il y a un « gène de la mer, » je pense que nous en avons tous hérité dans la famille…
C’est donc avec beaucoup de plaisir, vous l’avez compris, que nous avons visité ce village de pêcheur enclavé dans une paisible baie. Dès nos premiers instants ce sont les couleurs qui ont excité notre rétine. Les maisons aux toits rouges et façades teintées de pastels par endroits sont montées sur pilotis et assemblées de bric et de broc, de taules et de bois en tout genre. Devant elles, des bateaux amarrés à quai aux couleurs vives viennent contraster furieusement avec l’eau couleur émeraude de la mer.
Si Van Gogh avait dû peindre un village de pêcheur, je pense que celui-ci aurait pu faire écho à sa période fauviste, c’était vraiment haut en couleur !
Un peu plus loin on s’aperçoit aussi que ce lieu présente un charme évident dans son architecture. Les pilotis plantés à la verticale dans l’eau viennent structurer et rythmer subtilement un dédale de maisons qui flottent à l’horizontale sur une eau parfaitement calme.
Une envie soudaine de me poser pour dessiner et immortaliser ce paysage me prend, mais nous sommes plusieurs et il faut continuer notre chemin, je passe ma frustration…
En chemin, je croise des pêcheurs thaïlandais fins comme des roseaux, leurs peaux mates, burinées par le soleil comme du cuir tanné présentent des tatouages un peu partout. Je n’ose pas les prendre en photo par respect. Leurs muscles sont secs et saillants, c’est incroyable comme les corps peuvent parler d’une vie de labeur. Je les trouve magnifiques et encore une fois un tableau me vient à l’esprit, les peintures d’Egon Schiele avec ses corps maigres et tortueux…
Plus loin les enfants s’amusent à la vue d’un petit singe, qui en une seconde choisit ma tête comme terrain de jeu, je dois avoir une tête de pouilleux, les enfants s’esclaffent lorsqu’il commence à me chercher les poux au sens propre… 😉
Nous terminons notre balade en essayant de trouver le nom de chaque poisson immergé dans les nombreux viviers qui bordent de notre chemin.
Une chouette balade.







