Battambang ça vaut le détour !

Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes restés cloitrés 3 jours sous les pluies torrentielles à Kho Kood, mais nous avons eu l’impression d’avoir fait 3 jours en 1 hier tellement nous avons vu de choses.Tôt le matin, nous avions décidé de nous lancer à l’aventure autour de la banlieue rurale de Battambang où se situent les principaux lieux d’intérêts.Après avoir négocié un prix avec notre chauffeur de Tuk-tuk, Ola, nous voilà partis pour une journée entière de visites sur les routes. Première destination : la ferme aux crocodiles ! Les enfants brulent d’impatience et ont accroché un sourire contagieux à leur visage. Nous partons tous gais comme des pinçons, il faut dire que le soleil est enfin de retour !

Arrivés à la ferme de crocodiles, les enfants doivent surpasser leur peur pour prendre dans leur mains les reptiles. Quant aux centaines d’autres qui lézardent au soleil (je ne sais pas si on peut dire ça pour un crocodile 😉 ) Nous les surplombants sur une passerelle mais nos poils s’hérissent dès les premiers mètres à la vue des monstres. Nous resterons là 5 minutes seulement, la vue des enfants au-dessus de ces carnassiers de plus de 5m parfois, protégés uniquement par une simple barrière qui leur arrive à la taille, me glace le sang et me devient rapidement insupportable. Allez oust, on s’en va ! Ce doit être un réflexe primitif de survie inscrit dans notre cerveau reptilien depuis la nuit des temps qui nous commande la fuite.De retour sur notre Tuk-Tuk, Ola nous garantit un moment unique, une expérience inoubliable : le Bambou train ! Le TGV cambodgien !  Je ne vous en dis pas plus pour préserver l’effet de surprise sur les vidéos ci-dessousDe retour de notre visite, Jules et Jade décident de prendre la pause pour quelques séances photographiques forts sympathiques sur le Tuk-Tuk de Ola. Un peu plus tard sur la route, nous devinons au loin un cowboy, à notre grande surprise. Une silhouette longue, coiffée d’un chapeau, avec un lasso à la main, se détache sur la terre rouge. Comment se fait-il qu’il porte un lasso ? Tiens, tiens, nous n’avions pas encore vu de cowboy ici…Je demande à Ola de freiner le galop de notre monture…La silhouette se fait plus précise, elle avance vers nous et à notre grande surprise le cowboy est un simple berger qui tient dans sa main un lasso… en forme de serpent ! Le chauffeur nous explique que le cowboy est content, il aura une « happy water » ce soir, comprendre une bonne soupe de serpent ! Tant que nous ne sommes pas invités à diner, tout va bien lui dis je ! Nous poursuivons notre chemin le sourire aux lèvres, les enfants s’amusant de toutes ses surprises rencontrées en cours de route…Une averse torrentielle vient nous chatouiller pendant 15 minutes, puis le beau temps revient et ça recommence comme ça 4 fois pendant la journée. Jamais vu un temps aussi versatile, nous passons par toutes les palettes de couleurs naturelles : du bleu ciel, au vert lumineux des rizières, au rouge de la terre, gris foncé des nuages et toujours ses vêtements aux couleurs vives qui flashent nos rétines.Un spectacle toujours haut en couleur comme pour le village des pêcheurs. J’adore ces couleurs, c’est la vie, c’est de l’énergie positive, comme le sourire des cambodgiens qui ne finit jamais de me surprendre. Peut-être que ses couleurs et ses sourires les aident à combattre l’adversité d’une vie rurale très pauvre, une arme redoutable en soit que nous ne connaissons pas en France…La balade n’étant pas terminée, nous filons sur le bas d’une montagne où plus de 500 marches nous attendent ! Jade est ravie … 😉 Jules telle une fusée survole le challenge à ma grande surprise et finit premier devant son papa (j’avoue ma défaite ;-( ). Là, nous attend le temple Banan, plus vieux que celui d’Angkor Wat, le spectacle est magnifique, un charme fou ce dégage de ce lieu, les pierres parlent… Ola, nous a expliqué auparavant que ce temple avait été découvert par un français il y a 100 ans seulement et que l’édifice a plus de 1000 ans.De retour de notre visite, nous invitons Ola à déjeuner avec nous, c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le Cambodge. Ola parle très bien l’anglais et même s’il n’a pas été à l’école, il sait pas mal de choses sur le Cambodge. Je le questionne sur sa vie, sa famille, sur la rivalité Thaï, le pouvoir des vietnamiens au Cambodge bref, la discussion est intéressante et nous en apprenons plus que n’importe quel livre d’histoire !Suivent plusieurs anecdotes, dont une qui marquera nos esprits pour longtemps lorsque Ola nous explique la triste période des Khmers rouges avec Pol pot. Ses yeux s’embuent tout de suite et deviennent rouges lorsqu’il évoque son passé, et qu’à 7ans il a vu les Khmers rouges débarquer chez lui pour enlever sa grande sœur de 16 ans et son frère de 17ans, il savait qu’il ne les reverrait plus jamais…

Les cambodgiens sont pauvres et n’ont rien à vous offrir mais ils se livrent à vous avec beaucoup de générosité, c’est pour moi un très beau cadeau. (Chose qui nous a était impossible au Vietnam, sont-ils plus réservés ?…)Nous finissons notre journée par la visite d’un autre temple, Phnom Sampov, où les singes ont élu domicile, faisons une halte sous un arbre gigantesques qui abrite des chauve-souris tout autant gigantesques (les vampires). De retour à l’hôtel, nous remercions Ola pour cette merveilleuse journée passée avec lui. Il est heureux de nous avoir fait tant plaisir.

Merci Ola et bon vent à toi…

Bonus de fin de journée pour les garçons, nous décidons de tester les coiffeurs cambodgiens à la recherche d’un nouveau style.


 

 

Retour au Cambodge

Après 3 jours de pluies torrentielles à ne plus pouvoir faire autre chose que passer le temps au restaurant ou au bungalow, à coup de lecture de blogs, jeux de cartes, et dessins, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons quitté hier la belle île de Koh Kood, Thaïlande.

Un tuk-tuk, un ferry, un taxi privé, et nous étions rendus en moins de 6h à la frontière Cambodgienne, de nouveau. Un passage encore une fois épique au poste des douanes où des policiers affalés sur leurs chaises, nonchalants et à moitié endormis ont essayé de nous dire que la première fois nous avions passé une frontière moins chère sur le Mékong et que cette fois-ci, ce serait plus cher… Mais bien sûr! Nous avons finalement payé le prix officiel, soit 30$ chacun.

Nous croulions sous les propositions de taxi privé, notre choix s’est porté sur un petit monsieur qui nous avait l’air sympathique, et qui avait accepté de nous faire la course jusqu’à Battambang (soit 130km) pour 5$ (nous avions lancé ce prix pensant qu’il allait doubler voire même tripler ce montant). Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’une fois embarqué, tous les 4 derrière, dans la non flambante Toyota Camri des années 30, nous avons fait 2 arrêts pour finalement nous retrouver à 7 dans la voiture. Nouvelle surprise à l’arrivée quand nous aurons compris que le gentil monsieur attendait 5$/personne. Petit, vieux mais malicieux le bonhomme ! 😉 Nous lui donnerons 10$, prétextant que nous n’avions que 2 sièges dans la voiture et que les enfants étant installés sur nos genoux.

Après un bon resto japonais hier soir et une bonne nuit de sommeil, nous sommes parés pour découvrir cette région du Cambodge. A très vite!!!

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Le village de pêcheurs de Koh Kood.

Les villages de pêcheurs ont toujours eu une place spéciale dans mon cœur.

Petit fils de pêcheur et grand fan de chasse sous-marine et de plongée, je regarde toujours les fonds marins avec des yeux d’enfant, me demandant à chaque instant ce que je vais y découvrir.
Idem pour mes enfants qui appellent leur grand-père « papi pêche » et sont déjà très à l’aise dans l’eau avec un masque et tuba.
Bref, s’il y a un « gène de la mer, » je pense que nous en avons tous hérité dans la famille…
C’est donc avec beaucoup de plaisir, vous l’avez compris, que nous avons visité ce village de pêcheur enclavé dans une paisible baie. Dès nos premiers instants ce sont les couleurs qui ont excité notre rétine. Les maisons aux toits rouges et façades teintées de pastels par endroits sont montées sur pilotis et assemblées de bric et de broc, de taules et de bois en tout genre. Devant elles, des bateaux amarrés à quai aux couleurs vives viennent contraster furieusement avec l’eau couleur émeraude de la mer.
Si Van Gogh avait dû peindre un village de pêcheur, je pense que celui-ci aurait pu faire écho à sa période fauviste, c’était vraiment haut en couleur !
Un peu plus loin on s’aperçoit aussi que ce lieu présente un charme évident dans son architecture. Les pilotis plantés à la verticale dans l’eau viennent structurer et rythmer subtilement un dédale de maisons qui flottent à l’horizontale sur une eau parfaitement calme.
Une envie soudaine de me poser pour dessiner et immortaliser ce paysage me prend, mais nous sommes plusieurs et il faut continuer notre chemin, je passe ma frustration…
En chemin, je croise des pêcheurs thaïlandais fins comme des roseaux, leurs peaux mates, burinées par le soleil comme du cuir tanné présentent des tatouages un peu partout. Je n’ose pas les prendre en photo par respect. Leurs muscles sont secs et saillants, c’est incroyable comme les corps peuvent parler d’une vie de labeur. Je les trouve magnifiques et encore une fois un tableau me vient à l’esprit, les peintures d’Egon Schiele avec ses corps maigres et tortueux…
Plus loin les enfants s’amusent à la vue d’un petit singe, qui en une seconde choisit ma tête comme terrain de jeu, je dois avoir une tête de pouilleux, les enfants s’esclaffent lorsqu’il commence à me chercher les poux au sens propre… 😉
Nous terminons notre balade en essayant de trouver le nom de chaque poisson immergé dans les nombreux viviers qui bordent de notre chemin.
Une chouette balade.

Koh Kood entre amis…

Si vous lisez ce message c’est que les ondes « wi-fi » ont enfin décidé d’être clémentes avec nous ! 😉

 

Nous sommes sur l’île de Koh Kood située en face du Cambodge mais Thaïlandaise cependant.

Pourquoi aller en Thaïlande pour ensuite retourner au Cambodge voir le temple d’Angkor Wat me diriez vous ? Et bien simplement pour rejoindre de bons amis (La famille Blanchin) qui avait prévu de passer une semaine sur cette île pour leurs vacances d’été. L’occasion était trop belle pour se rencontrer puisqu’au même moment notre parcours « tour du mondiste » passait tout proche d’eux.

Allez hop ! On bifurque et on les rejoint car si le tour du monde est certes un très beau cadeau, ne pas voir ses amis pendant 10 mois, ça, en revanche, ça n’en est pas un !  Vous nous manquez tous… ;-(

(… Allez, on essuie ses larmes Karima ;-)… )

Nous voilà donc sur une île splendide dans un hôtel assez luxueux qui ne correspond pas du tout à nos critères « Homestay » habituels.  Nous venons en fait, d’inventer le concept de vacances dans les vacances. Eh oui ! Que croyez vous ? Ce n’est pas toujours reposant d’aller d’un point A à un point B sans cesse, sac à dos, bus, routes bosselées et de dormir dans des  homestays sur des matelas durs avec des wc-douches, budget oblige. Loin de moi l’idée de me plaindre, comprenez-moi bien, mais il faut s’imaginer que l’on a quitté notre mode de vie habituel sédentaire (que tout le monde connait) pour un mode inconnu : le mode nomade.  Heureusement que nous nous doutions que cela n’allait pas être toujours facile et reposant et c’est pour cela que nous avions prévu (=budgétisé) des moments de pauses dans des endroits plus confortables. C’est important pour chacun d’entre nous, parents comme enfants si l’on veut tenir 10 mois. Comme dit le proverbe : pour aller loin il faut savoir ménager sa monture.

Roooo la vache, j’ai sacrément vieilli ou gagné en sagesse, je commence même à citer des proverbes, ça craint !… Bon passons.

Donc voilà : Nous sommes au Koh Kood Beach resort sur l’île de Koh Kood, logés dans des bungalow tip top, avec vue sur la mer au milieu des cocotiers, un vrai paradis sur terre pour résumer.

Aujourd’hui tels des « Robinson Crusoé » nous sommes partis avec la famille Blanchin en expédition à bord de nos Canoës à la découverte de l’île. C’était sacrément sympa, puisqu’aux abords d’une longue plage de sable blanc, une magnifique rivière de mangroves est venue s’inviter à notre balade. Sans hésitation, nous avons décidé de forcer notre parcours un peu plus loin. Il y a des jours ou le hasard fait bien les choses ! 😉

Les quelques baignades dans l’eau douce et fraîche de la rivière se sont avérées délicieuses. Il faut dire que l’eau de la mer est a plus de 30°. Nous nous accordons tous d’ailleurs pour dire qu’elle se situe autour de 34° ! C’est juste incroyablement chaud, trop chaud même pour que l’on puisse s’en délecter.

De retour de la rivière, nous avons pagayés le long du rivage jusqu’à ce que les roches alentours nous laissent présager d’un fond marin riche en surprises. Cinq minutes après, Jules enfilait sons masque et décidait de me suivre dans l’eau. La petite Capucine agrippée a son papa Guillaume n’hésita pas longtemps non plus, à ma grande surprise. Du haut de ses 6 ans elle ne se laissa pas impressionner et décida d’affronter ses peurs pour découvrir un nouveau monde. Je dois dire que je suis assez admiratif devant ses moments rares ou les enfants décident en une seconde d’affronter leurs peurs, souvent liées à l’inconnu. Ils se lancent pour la première fois, le cœur battant la chamade et surpassent leurs peurs pour découvrir, aller plus loin, apprendre ! Je trouve ces moments magiques et précieux car tout le long de notre existence ils tendent à disparaître par la suite, malheureusement… Il y a de belles choses dans l’âme d’un enfant comme la curiosité, le questionnement et le courage qui nous font trop souvent défaut je trouve, nous autres les adultes.

Pourquoi donc ? Quelles mauvaises excuses pouvons-nous encore trouver à cela ? Il n’y en a pas, à mon humble avis, juste des peurs infondées qui persistent ou des comportements stéréotypés.

Je vous laisse méditer sur le sujet 😉 …et apprécier nos photos.

 

 

 

L’aventure continue sur Koh Rong Saloem !

Bonjour à tous ! Nous revoilà de retour sur le blog après 2 jours d’absence, il faut dire qu’ici l’électricité fonctionne de 18h à 6h et que le wifi n’est pas installé partout ce qui ne rend pas les choses faciles pour poster des news sur notre blog.
Ce matin, nous avons donc décidé de prendre quelques minutes pour vous raconter notre magnifique journée d’hier histoire de vous tenir en haleine…

Nous sommes donc installés dans une cahutte sur l’île de Koh Rong S, coté nord, sur l’extrémité d’une plage de sable blanc avec la mer méridionale en face de nous.
Au cours d’une balade sur la plage, j’ai entre-aperçu un panneau disant « Last drink before the other side, 1.5km. » Chouette ! cela veut dire que nous pouvons aller de l’autre coté alors !
(Petite précision au préalable, l’île ne comporte aucune route, aucune voiture, aucun moyen de transport si ce n’est nos pieds)
Je décide donc de proposer à la famille une aventure à la découverte de « l’autre versant de l’île ». Tout excités de mettre les voiles pour découvrir on ne sait quoi, nous commençons à émettre des hypothèses diverses et variées : Peut être allons nous voir des choses intéressantes dans la jungle, au centre de l’île ?
Une nouvelle faune et flore ? Une plage différente ? Peut être que nous allons enfin pouvoir mettre nos masques et découvrir les fonds marins (de notre coté le sable est à perte de vu sous l’eau…)

Nous voilà donc partis ! Jules et Jade prennent tout de suite du grade, l’un est promu caporal éclaireur et l’autre caporal chevalier (oui je sais, ça veut rien dire, mais on s’en fout on fait ce qu’on veut avec notre aventure… ! ;-))
Nos « Indiana Jones » se prennent au jeu, je leur trouve un bâton de marche et les voilà ultra motivés pour crapahuter ! Nous passons des rivières infestées de … petits poissons, grimpons de dangereux… petits ponts, combattons d’énormes… moustiques jusqu’au moment où nous entendons des branches craquer au dessus de nos têtes … Nous stoppons net notre avancée et scrutons d’un œil curieux les branches et lianes au dessus de nous. Au bout d’un instant, Jules crie: « Un singe ! Un singe ! » puis Jade en découvre un autre un peu plus loin. Décidément cette virée au centre de l’île commence à être sympa.
Au bout d’un moment, nos 2 aventuriers ayant déterminés qu’aucun danger nous menaçait finissent par nous donner le signal pour redémarrer l’exploration.
Quelques minutes après, la jungle s’ouvre à nouveau devant nous, faisant place à une vue paradisiaque, nous venons d’atteindre l’autre bout de l’île: Lazy Beach !
Les enfants s’exclament en cœur: « Déjà !, mais c’est passé trop vite ! » (tout paraît plus court lorsqu’on s’amuse … 😉
Je leur dis que l’aventure n’est pas finie et que nous devons explorer les abords de la plage à la découverte d’un éventuel trésor caché, mais pour cela il faut se construire des déguisements de guerriers sauvages histoire d’impressionner l’ennemi.
Des cordes, des coquillages, du corail et du charbon trouvés sur la plage feront l’affaire, nos guerriers sauvages font peur à voir, l’ennemi n’a qu’à bien se tenir !!!

C’est parti pour 1 semaine de chill-out à Kho Rong Samloen

Voici quelques photos très rapidement prises ce matin à la sortie de notre cabane dés notre réveil.
Nous sommes sur l’île de Kho Rong Samloen où nous allons ralentir 6 jours.
Au programme : Détente, farniente, château de sable, baignade, lecture et jeux créatifs sur la plage.
Je sens que ça va être coooool…
Cette île est reconnue comme la plus belle du Cambodge, on vous en dira plus un peu plus tard, soyez patients on vient juste d’arriver !… 😉

3 jours dans la campagne de Kampot

Voici enfin quelques nouvelles. Nous venons de passer 3 jours à Kampot, petite ville du sud du Cambodge. Une ambiance campagne et assez zen, que nous avons bien appréciée. Nous logeons dans une guesthouse, des petits bungalows de paille très rudimentaire (des cabanes), mais la salle de restaurant, petite plateforme sur pilotis lovée au dessus de la rivière est très sympathique. Fauteuils en tout genre, hamacs pour se relaxer, lumière tamisée, en se sent bien. L’accueil de Nico, un français, super sympa, nous a fait un grand bien mine de rien, après plus d’un mois de vadrouille pouvoir échanger en français c’est quand même agréable. « C’est notre plus bel hôtel depuis le début ! » dixit les enfants. Asia, la chienne, est devenue leur meilleure amie et les mini grenouilles aussi, malgré elles …Nos 2 aventuriers en herbe les capturent avec une dextérité impressionnante et les baptisent d’un petit nom , on s’amuse comme on peut… 😉

Le premier jour, nous sommes partis déambuler dans la petite ville de Kampot, son marché et ses petites ruelles au style colonial dégagent un charme qui ne nous laisse pas indifférent. Un peu plus tard, nous flânons au bord de la rivière et décidons d’aller réserver notre journée du lendemain avec la ferme intention de ne pas nous faire avoir sur le prix. On apprend de nos erreurs!

C’est avec « Onedi » ou « Wandy », notre chauffeur de Tuk-Tuk, que démarre notre 2ème journée, après une nuit plus que chaotique, surtout pour les garçons. Un énorme orage s’est abattu sur Kampot avec des milliers d’éclairs et de coups de tonnerre comme jamais nous n’avions vu ni entendu. Jules a été malade pendant la nuit (la faute à un cordon bleu trop gras) ce qui lui a valu plusieurs allers-retours aux toilettes communes (dans une autre cabane) sous la tempête. Pierre, son colloc du moment, a dut se débrouiller pour tout nettoyer plusieurs fois, en pleine nuit et surtout trouver de quoi, etc. Bref, une nuit assez apocalyptique!!
Le lendemain matin, c’est à dos de Tuk-Tuk que nous voilà partis à la découverte de la campagne environnante. Nous n’avons pas été déçus par ces paysages aux couleurs contrastées, du rouge des chemins de terre empruntés, bordé de vert intense des rizières en passant par des bleus et gris du ciel, aux sourires des nombreux locaux croisés sur notre chemin, au détour d’une plantation de poivre. Et le fameux crabe bleu de Kep au poivre de Kampot a su être à la hauteur de sa réputation, un vrai délice!

 

 

 

 

 

Phnom Penh, enfin une ville ou on respire.

C’est notre deuxième journée à Phnom Penh et à notre grande surprise la ville est plutôt chouette. On s’attendait aux tumultes d’une Hanoï ou d’une Ho Chi Minh et bien pas du tout. On découvre une ville douce, moins agressive (pas de klaxons) avec beaucoup moins de circulation, des gens plus cools et une ambiance charmante et plutôt apaisante.
Les rues sont plus larges avec un style « oriental bouddhiste » , je ne sais pas trop comment le qualifier. Il y a des sculptures et bas reliefs de bouddhas, vishnu et autres dieux qui ornent les façades, des toits aux tuiles multicolores et des ornements délicats à chaque coin de rue. Les couleurs sont teintées de rouges, de verts et dorées en prédominance. Les multiples odeurs d’encens sont fréquentes et viennent agréablement souligner la zénitude des lieux.
On se sent davantage sous influences indienne que chinoise.

Une ombre au tableau tout de même, la pauvreté qui est plus importante qu’au Vietnam, on croise beaucoup de gamins des rues et de gens sans rien, à même le sol. On a vu des enfants nus jouer sur une déchetterie, ça ne laisse pas indifférent…
Le contraste entre la pauvreté et la richesse est en fait plus important qu’au Vietnam, est-ce du au fait que l’un est communiste et l’autre non ? Je ne sais pas, à creuser…

Autre phénomène surprenant et très présent malheureusement c’est le nombre impressionnant d’hommes blancs entre 50 et 70 ans et plus , seuls, qui errent dans les bars à la recherche d’aventures sexuelles. L’égoïste pouvoir du dollar sur la pauvreté humaine. Sans vouloir porter de jugement à la va-vite (car le sujet mérite d’être approfondi) ce n’est quand même pas très joli à voir…

Revenons sur Phnom Penh, c’est donc une ville plutôt moderne et mieux organisée que ces sœurs du Vietnam, on le sent tout de suite en arrivant. Il y a des restaurants et pubs élégants au bord du Mékong qui n’ont rien à envier aux nôtres. Des hôtels magnifiques avec piscine sur le toit et, point agréable aussi, c’est une ville plus propre, on y a même vu des camions poubelles !
Les infrastructures sont mieux faites, pas de câbles électriques qui pendouillent ou de travaux anarchiques dans la rue.
Bref une bonne surprise.
Nous avons eu l’occasion de visiter le magnifique palais royal et plusieurs temples aussi beaux les autres que les autres. L’ambiance qui se dégage de ces édifices est mystique , on a beaucoup aimé comme vous l’avez compris.
A vous de juger maintenant…

 

Bonjour le Cambodge !

6:00 du mat.
Nous enfilons rapidement nos shorts, tee shirts et baskets, notre taxi nous attend devant l’hôtel direction l’embarcadère pour une traversée en ferry de 5 heures sur le Mékong.
La destination: Phnom Penh, capitale du Cambodge !
Nous avons tous hâte de découvrir notre 3ème pays, c’est un évènement important pour nous 4, beaucoup de questions viennent à notre esprit, soyons patients et laissons le temps faire les choses, nous verrons bien.

Nous voilà donc dans notre taxi… Enfin, c’est pas vraiment ce qu’on appelle un taxi, mais bon c’est plutôt amusant (je vous laisse découvrir en images le sujet)
10 minutes après, nous voilà arrivés à l’embarcadère, le ferry nous attend. Nous avons opté pour le plus onéreux mais c’était le seul à présenter les équipements de sécurité nécessaires ainsi qu’une embarcation récente et saine. Dans ces pays il faut être vigilant quand à la sécurité car la connaissance du danger n’est pas au même niveau que dans les pays modernes. Exemple, nous voyons énormément d’adultes sur leur scooter avec leurs enfants mais seul l’adulte a un casque, l’enfant n’en porte jamais ! C’est juste incompréhensible (mais cela s’explique si l’on peut dire… car le port du casque est obligatoire pour les adultes mais pas pour les enfants ici!).

7h30, Les moteurs grondent, chacun assis dans son fauteuil nous vaquons à nos occupations: un dessin animée pour les enfants, mon livre policier pour moi (c’est pas ma came habituellement mais je n’ai trouvé que cela dans un hôtel), Aurélie prépare le terrain avec son guide du Cambodge, on est paisible.

Un peu plus tard, un des responsables navigant passe dans les rangs et réclame 34$ par personne pour le visa en distribuant les formulaires de douane à remplir. A ce moment là, je regarde Aurélie et lui demande si le prix du Visa n’était pas plutôt 30$ ? Elle me confirme que les guides indiquent 30$, mais qu’ils précisent aussi que les cambodgiens à la frontière essaient par tous les moyens de grappiller des dollars en plus, prétextant des frais de dossiers quelconque.
34$ au lieu de 30$ ce n’est quand même pas pareil lorsqu’on doit multiplier par 4 ! C’est une économie de 16 $, ce n’est pas négligeable dans ces pays (1 nuit d’hôtel). Nous devons aussi veiller à ne pas être trop gentil et nous faire arnaquer à chaque fois car c’est un sport quotidien qui n’a pas de répit, nous l’avons bien compris depuis 1 mois.
Je refuse donc de payer au gars la somme demandée en prétextant que le visa est de 30$ (je lui montre le guide) et non pas 34$ et que je ne dispose que de 120$ pour les visas de ma famille de tout manière. Il me répond que c’est un visa « express » et que c’est plus chère ! (mais bien sûr …;-)) Je lui dis que ça ne change rien puisque je n’ai que 120$ en poche et sachant qu’il n’est pas représentant de la loi, je lui dis donc que je paierai en direct au garde frontière main dans la main la somme nécessaire. (une manière très polie de lui demande d’aller se faire ….!)

2H00 se passe et nous arrivons au premier poste frontière, nous débarquons, attendons une bonne demi-heure et nous repartons sur le Mékong. 15 minutes plus loin le ferry s’arrête pour le deuxième poste frontière, celui du Cambodge qui est beaucoup plus charmant étonnamment.
Les contrôles sont beaucoup plus lents cette fois ci, le responsable navigant appelle chaque personne, une par une, et celle ci passe 2 guichets… d’une lenteur interminable.
Au bout de 40 minutes environ, notre cher ami qui nous réclamait les 34$, nous apprend que nos passeports sont restés bloqués au premier poste de frontière au Vietnam car les policiers ne retrouvaient plus dans leur ordinateur nos numéros de visas enregistrés à Hanoï lors de notre arrivée dans le pays.
Je commence à blêmir, sans nos passeports nous ne sommes plus personne ici ! (je vous rassure nous avons quand même des copies digitalisées et papier)
Il nous dit cela en souriant (toujours) et que ça prendra un peu de temps et qu’ils nous ramèneront nos passeports plus tard, c’est tout. Et il s’en va… en souriant (toujours) Nous sommes pas du tout rassurés de savoir que nous nous trouvons dans un « no man’s land » entre le Cambodge et le Viêtnam sans nos passeports qui sont restés à 10 kilomètres d’ici environ, même si tout le monde…sourit ici.
Pourquoi diable ne nous a t il pas prévenu de cela lorsque nous avons quitté le premier poste de frontière !??? Je suis un peu en colère.
Mais avec ces gens qui ont (toujours) le sourire en toutes circonstances, nous autres européens nous sentons bien souvent décontenancés. Ce n’est jamais la bonne solution de s’énerver avec eux, nous décidons donc d’attendre, un peu inquiets quand même…
Tout les passagers sont embarqués et attendent que nous récupérions nos passeport pour pouvoir repartir.
Grand ouf ! De soulagement lorsque qu’au bout de 20 minutes nos passeports nous sont restitués. Nous passons le guichet, le garde frontière me réclame la somme de … 30$ (x4) et nous repartons.
A nous le Cambodge !

La forêt enchantée de Tra Su

Il était une fois Jules, Jade, papa et maman qui décidèrent de s’en aller dans la forêt enchantée de Tra Su. S’en allant de bon matin le cœur léger, ils découvrirent en chemin une forêt immergée de cajeputiers (à vos dictionnaires ! …;-) ) à perte de vue.

« Mais comment allons nous faire pour nous faufiler dans cette forêt sombre où le sol est vert lumineux et se dérobe sous nos pas ? » me demande alors Jules ?

« Par ici jeune écuyer » lui répondis-je (ouais je sais « répondis-je » …ça fait bizarre…;-))

« Je pense que cette belle pirogue fera l’affaire pour nous emmener voguer vers d’autres aventures… »

Nous voilà tous les 4 navigant sur un parterre de nénuphars et autres plantes aquatiques à la recherche d’un monde inconnu…