Chau Doc dernière étape du Viêtnam

Aujourd’hui c’est notre dernière journée de transfert au Vietnam. Nous avons fait 4h de route (130kms) à l’arrière d’un van, direction Chau Doc ( à ne pas confondre avec Chau Duc, celle là, elle est pour Audrey.C…) 😉 à la frontière du Cambodge.

Nous resterons 2 nuits ici, il y a une forêt préservée qui est apparemment magnifique dixit notre guide, Aurélie. Ensuite nous quitterons le Vietnam et traverserons la frontière en bateau sur le Mekong direction la ville de Phom Penh.

Bises à tous…

 

 

Delta du Mekong, le calme après la tempête

4h45, réveil.
Nous quittons de nuit notre chambre pour rejoindre une embarcation qui nous mènera faire une visite sur le Delta du Mékong. Au bout d’1heure de navigation, nous apercevons quelques embarcations dédiées à un marché flottant de fruits et légumes. Bon, on espérait mieux quand même que 2,3 pirogues amarrées par-ci par-là. Tant pis, nous continuons notre visite.
En chemin le cap’tain fait quelques arrêts pour que nous rencontrions des producteurs de miel, de marchands de fruits, une pépinière, le charme commence à opérer.
Un peu plus loin, je vois les yeux de Jules pétiller lorsque le cap’tain nous annonce que notre prochaine étape est une visite de fabrique de bonbons, Jules trépigne d’impatience, il fait littéralement des petits sauts sur le bateau. Tiens bon Jules, c’est pour bientôt ! 😉
Arrivés à destination, nous recevons quelques explications très intéressantes sur la fabrication du riz soufflé, du papier de riz et des caramels parfumés à la noix de coco, fraise et autres parfums au grand bonheur de Jules, addict qu’il est au sucre.
Le clou du spectacle se termine pour moi par une dégustation d’alcool de riz au … venin de serpent (voir la photo) ! Je n’ai pas pu me dérober, tout le monde m’observait autour avec un œil interrogateur qui disait: « va-t-il oser ou non? »! Je décide donc de faire honneur à notre patrie dans un élan chevaleresque et prononce les 3 mots magiques :
Moh, Aï, Bah… YOOOOO !!!! et j’avale d’un trait la potion magique…
Ca a du r’tour comme dirait l’autre…  En fait ce n’est vraiment pas terrible, un goût âpre au parfum de terre, de cuir je ne sais pas. Ce remède est censé donner beaucoup d’énergie à l’homme si vous voyez ce que je veux dire. Heureusement chez les Romeo, tel Obélix, nous n’en avons pas besoin, en tout cas pas encore… ! 😉
Nous poursuivons notre navigation jusqu’à l’embouchure d’une rivière où là quelques pirogues s’annoncent au loin. Surmontés par de longues silhouettes bleues qui marchent sur l’eau tel des funambules les pirogues se dirigent vers nous dans un rythme cadencé.
Nous embarquons à bord de leur engin et les étranges silhouettes se remettent alors à actionner leurs longues mandibules.
C’est à ce moment-là, que les branchages s’écartent devant nous, nous invitant à nous faire dévorer par la forêt de mangroves…

Ho Chi MiNH, une étape peu réjouissante…

Vous vous en doutez bien, un tour du monde ne peut pas être « rose « tous les jours et notre blog est là pour vous conter nos bonnes mais aussi nos moins bonnes découvertes.
Enjoliver la réalité à chacune de nos étapes à coût de « c’était génial ! » ça finirait par sonner faux de toute manière et ce n’est pas notre idée.
Alors voilà, l’histoire de notre premier « bémol » écrite dans le bus qui nous mène vers Vinh Long, petit village sur le delta du MeKong.
Nous avons donc quitté la douce Hoï An hier matin sous la pluie battante, c’était peut-être un signe avant-coureur, en direction de l’aéroport de Da Nang.
Petite anecdote, j’ai encore une fois oublié quelque chose, ma montre, mais cette fois ci dans le panier qui passait au rayon x. Il y a des jours où j’en ai marre de moi-même !
Peut-être que tous ces oublis, qui ne sont pas de moi habituellement, sont dus au relâchement. Chose que j’ai malheureusement beaucoup de mal à accomplir dans ma vie de tous les jours, ceci expliquant cela peut être.
Je reviens à mon histoire de montre oubliée. Je retourne vers un de ces charmants gendarmes de la sécurité qui nous avait au préalable confisqué les ciseaux ronds des enfants et le mini sabre samouraï en plastique de Jules (armes redoutables dans un pays où il n’y a pas de terrorisme tout le monde le sait) je lui demande que l’on me rende ma montre (un des policiers la tenait en main dans l’arrière-boutique en souriant)
J’ai été passablement agacé lorsque son confrère m’a répondu : « Ji Chooo ?, Ji Chooo » après que je lui ai expliqué dans un anglais « petit chinois » (car l’anglais classique n’est pas compris ici) « Please, my watch, i Forgot my watch ! Give me back my watch please ! »
… « Ji choo ? Ji choo ? » Insiste-t-il. Commence à m’engatser celui là avec son « Ji choo » ! (Oui quand je suis énervé, ça sort en marseillais) Alors je pointe du doigt son ami le gendarme derrière lui avec ma montre dans sa main et je lui dis (je pense que j’avais les sourcils qui commençaient à froncer sérieusement à ce moment-là) «  Give me my watch now ! This is my watch ! And please speak English not Vietnamese ! » Et je rajoute : « Ji chooo, i don’t understand ! »
(Et je me fous que tu es chaud « Ji chooo » tout le monde à chaud ici de toute manière ! 😉
Là, le gars me demande la couleur de ma montre. Ceci certainement au cas où mon intention était de venir à l’improviste à leur comptoir pour voler une montre qui ne m’appartenait pas ou alors je suis tombé sur un psychopathe des devinettes à la Julien Lepers! Un comble lorsqu’on sait que les policiers dans ce pays sont tous des corrompus et voleurs de surcroît (paroles de vietnamiens)
La, je lui réponds « black » « my watch is black ! » et j’avance (à leur surprise) de quelques pas vers le gendarme planqué derrière qui avait ma montre entre les mains en le regardant droit dans les yeux et lui dit (un peu énervé) : « Now, You give me my watch ok ?! » Là, il me tend ma montre enfin, avec un sourire qui… comment expliquer… un truc du genre où l’on a envie de lui mettre une grosse tatane ! Mais bon, ici ces policiers ripoux ont tous les pouvoirs alors je tempère mes ardeurs et je m’en vais…
Une journée de m…. S’annonçait !
Ah en fait… Le « Ji-Choo » signifiait : « G-Shock » vous savez ces montres Casio antichoc, fallait comprendre…

L’avion atterri, ouf ! Nous nous jetons dans le premier taxi direction Ho Chi Minh.
Arrivés à Ho Chi Minh, sans un mot, nos regards un peu hagards se croisent et parlent seuls : « Dis-moi ?  T’as déjà vu autant de scooters de ta vie ?! »
On descend du taxi et là, tout de suite on s’est senti agressé par le vacarme des Klaxons incessants, une circulation irréelle qui vient de toutes part ! Nous filons nous réfugier sur le premier trottoir où peu de temps après je tressaillis lorsqu’en changeant de direction j’évite de justesse un scooter à toute blinde… sur le trottoir !
Et oui mesdames et messieurs, le trottoir à Ho Chi Minh est utilisé par les scooters comme une voie parallèle à la route, le summum du bordel ! Disons le tel quel.
L’atmosphère est suffocante tellement la pollution aux fines particules est omniprésente.
Bref vous l’avez compris, ma première impression est vraiment négative.
Nous arrivons à l’hôtel, enfin « le homestay », heu la chambre…bref le cagibi qui nous sert de dortoir. La déco spartiate m’évoque rapidement ma période haute en couleurs du service militaire et encore, à la caserne c’était mieux ! Oui mesdames et messieurs, je ne sais pas vous mais le concept de la « Douche-Wc « 2 en 1 (comme les shampoings) réunit dans 1m2 et bien à l’armée ils n’avaient pas osé ! Ici oui, a notre grand désarroi…
Après qu’Aurélie et moi-même ayons fini d’admirer ce concept original d’un air ébahi, nous demandons aux enfants avec une moue dubitative : « Alors ça vous plaît ? «  …
Dixit Jules et Jade : « Oui, oui ! C’est génial, y a des lits superposés c’est même la classe ! » … Aurélie et moi nous regardons d’un air de dire : sont-ils normaux ? Tu es sûres que ce sont nos enfants ?
Je me rends compte à cet instant que nous sommes davantage pervertis nous adultes par le confort qu’eux, les enfants. C’est incroyable, ce qui compte pour un enfant c’est une sucette de temps en temps, des frites, le reste ça roule…
Nos sacs à dos déposés, il est environ 16h30, nous décidons d’aller affronter les ruelles d’Ho Chi Minh histoire de ne pas rester sur un mauvais apriori, à la recherche de quelque chose à grignoter. Nous traversons tout d’abord des boulevards qui déversent des flots de scooters à perte de vue, il y a ici des routes éventrées d’où jaillissent des tuyaux boueux, des pelleteuses par endroit, des étals de nourritures à même le sol avec des effluves d’odeurs organiques mélangées au gaz d’échappement, bref un vrai bonheur !
On finit par s’engouffrer dans un marché couvert où là les bruits, la circulation et les odeurs cessent enfin. Nous achetons quelques biscuits délicieux à base de cacahuètes, graines de sésames et miel et nous voilà requinqués pour poursuivre notre exploration, bref répit.
Au bout de quelques heures passées dans ce labyrinthe melting-pot nous décidons unanimement d’écourter notre séjour et de partir dès le lendemain. Peut-être est-ce une erreur, certainement qu’Ho Chi Minh anciennement Saïgon par son passé colonial français aurait mérité davantage d’intérêt de notre part car le patrimoine historique est indéniablement riche. Cependant notre ressenti est un peu le même que lorsque l’on lit un livre dont l’histoire est intéressante mais la syntaxe médiocre, il faut alors redoubler d’effort pour en apprécier le contenu. C’est ça Ho Chi Minh, un contenu riche, enrobé d’une enveloppe suffocante.
Nous décidons donc de plier bagage et allons à la première agence de bus pour acheter nos billets direction le Delta du Mekong.
Nous apprendrons le lendemain que l’agence nous à bien arnaqué sur le prix des billets en multipliant par 3 fois le prix du ticket !
Décidément c’était une sale journée, mais ne faut-il pas un peu de contraste pour apprécier les belles choses ?
Effectivement, arrivés à Vinh Long, le calme et l’apaisement que nous procure la vision des paysages nous fait déjà oublier la tumultueuse Ho Chi Minh 😉

Ah, j’oubliais, quelques chiffres : Ho Chi Minh c’est 11 millions d’habitants et 8 millions de scooters !!!

To be continued…

Découverte de Cam Kim à vélo

Aujourd’hui, nous avions décidé de partir à la découverte de Cam Kim, toute petite île sur le fleuve, située en face de Hoï An. Jusqu’à cette année il fallait prendre un bateau pour y aller, mais depuis janvier, un pont a été construit, ce qui facilite l’exploration de l’île.
Nous voilà donc partis tous les 4 à bicyclette, de bon matin…enfin…10h…les Romeo ne sont pas des lève-tôt 😉
Cam Kim est une île sur laquelle on peut trouver beaucoup d’artisanat, de toute sortes. Nous sommes donc allés à leur rencontre via des petits chemins bordés, de rizières, de champs de légumes en tout genre (piments, maïs, aubergines etc.) Notre première halte fût accordée à un chantier de construction et réfection de bateau. Un peu plus loin, au hasard de notre promenade, nous avons rencontré un artisan de marqueterie vietnamienne qui réalisait des décors sur bois ornementés de nacre. Très authentique.

Il était environ 12h30 quand les grenouilles ont commencé à gargouiller dans notre estomac. Et si on allait manger au marché couvert de Hoï AN ? Allez c’est parti ! Ce marché nous a beaucoup rappelé celui de la « boquería » à Barcelone, on s’est régalés de spécialités en tout genre (white roses, wonton, crêpes au crevettes et soja) Très bon!

En se baladant dans la vieille ville, nous avons eu envie d’aller découvrir de plus près les œuvres du photographe Réhahn dont Pierre vous a parlé. Les enfants comme nous en avons pris plein les yeux. La galerie est magnifique, chaque photo est accompagnée d’une histoire et beaucoup d’entre elles on a leur coté les costumes traditionnels légués par les chefs d’ethnies. Sachant tristement que la relève ne sera pas assurée et que leur ethnie disparaîtra au fil du temps, ils ont fait un don à la postérité en quelque sorte.
Nous avons passé un très bon moment.

Pour clore cette belle journée, un petit tour à la plage s’imposait, où chacun à pu vaquer à ses occupations. Souvent créatives pour les Romeo et lecture pour moi.

Et oui, aujourd’hui, c’est Aurélie qui écrit. Grande première, j’espère que ça vous aura plu.

Hoï An de nuit c’est magique !

Hoi An de nuit ne peut pas s’oublier tellement il y règne une atmosphère intemporelle.
Des milliers de lanternes aux formes et couleurs multiples sont illuminées dans toutes les rues et viennent flotter au dessus de vos têtes. Je suis déjà un grand fan de lumière à la bougie, ou photophores en tout genre car je trouve que cela plante un décor chaleureux et convivial, mais je dois dire que là, c’était du grand art tellement la quiétude des lieux vous transporte.
Je me sentais comme à la maison un soir d’été. C’était sublime de sillonner ses ruelles colorées, quel charme ! Une sorte de Venise asiatique…
Une ambiance de sérénité incomparable. Ses vieilles maisons, ses coins de rue calmes rappellent les temps anciens certainement et donnent à l’endroit une extraordinaire ambiance romantique.
D’un point du vu plus rationnel, cette quiétude est aussi dûe au fait que c’est le seul endroit piéton que nous ayons rencontré au Vietnam. Pas un klaxon (et dieu c’est que c’est un fléau dans ce pays !), pas un scooter, le repos total des oreilles, qu’est ce que c’est bon !
Au cœur de cette balade, nous avons découvert une exposition de rue consacrée à un photographe francais : Réhahn. Il est normand et fait parti des 10 meilleurs portraitistes du monde. Ses œuvres sont juste magnifiques et ont fait plusieurs fois la « une » de National Geographic avant d’être exposées à New York et d’autres capitales.
Ce photographe est installé au Vietnam et a une salle d’exposition à Hoï An où il habite. Je pense que nous irons y faire un tour demain, chouette ! 😉
En attendant vous trouverez un slide show de ces photos sur l’accueil du blog. Et voici l’adresse de son web site pour ceux que ça intéresse, allez voir son travail ça en vaut le détour ! cliquez dessous sur « Home »
http://www.rehahnphotographer.com/

 

Hoï An la charmeuse…

Hoï An était un incontournable selon de nombreux voyageurs et ça l’est vraiment! N’ayons pas peur de le dire, c’est certainement notre coup de cœur au Vietnam.
J’ai longtemps essayé de comparer cette ville en lui trouvant un équivalent en France mais je n’ai pas réussi au final.
Dans Hoî An, il y a du charme à flâner dans les ruelles comme dans les villages de Provence, des curiosités historiques aux coins des rues, une identité artistique très prononcée et unique en la matière. Une lumière exceptionnelle avec des couleurs vives qui vous transforment irrésistiblement en « snyper photographe »
Des images de Venise par endroits ou de Florence par d’autres viennent furtivement effleurer notre esprit.
 » Tiens, ce pont japonais, il ne te rappellerait pas le Ponte Vecchio à Florence? » …  » C’est étonnant, ces barques sur l’eau, on se croirait à Venise tu ne trouves pas? »
Pourquoi donc essayons nous toujours de ramener nos observations à quelque chose de vécu, comme un réflexe ?…Peut être une façon de se rassurer au fond de nous, je ne sais pas.
Pour la petite histoire, et j’aurais peut être du commencer par cela, la vieille ville de Hoï An est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une ville où le commerce a été florissant aux siècles précédents et qui a par conséquent connu un brassage ethnique important entre la Chine, le Vietnam, les japonais et la France aussi. C’est grâce a cette mixité que la ville est devenue aussi intéressante et jolie à regarder. A méditer…
Ce soir, nous y retournons car il paraît que les lumières des lanternes y forment un ballet la nuit.

To be continued…

Sur la route de Hoï An

Nous avions tous hâte hier d’arriver à Hoï An tellement les éloges des voyageurs que nous avions rencontrés, nous avaient mis l’eau à la bouche.
Mais, pour apprécier encore mieux les petits bonheurs de la vie il faut savoir prendre son temps, c’est encore meilleur… 😉

Alors nous avons pris la route avec une voiture cette fois ci et un chauffeur (vu la circulation chaotique, le chauffeur c’est obligatoire dans ce genre de pays) qui nous a arrêté sur les nombreux sites intéressants à découvrir.
Cascades, plages, lieu historique d’Hai Van qui est un fort militaire (enfin ce qu’il en reste) situé sur une route stratégique entre le nord et le sud. Pour finir par Danang avec ses montagnes de marbres ou sont fabriqués toutes les statues en tout genre.
Une petite journée « on the road again » fort sympatique…