Koh Kood entre amis…

Si vous lisez ce message c’est que les ondes « wi-fi » ont enfin décidé d’être clémentes avec nous ! 😉

 

Nous sommes sur l’île de Koh Kood située en face du Cambodge mais Thaïlandaise cependant.

Pourquoi aller en Thaïlande pour ensuite retourner au Cambodge voir le temple d’Angkor Wat me diriez vous ? Et bien simplement pour rejoindre de bons amis (La famille Blanchin) qui avait prévu de passer une semaine sur cette île pour leurs vacances d’été. L’occasion était trop belle pour se rencontrer puisqu’au même moment notre parcours « tour du mondiste » passait tout proche d’eux.

Allez hop ! On bifurque et on les rejoint car si le tour du monde est certes un très beau cadeau, ne pas voir ses amis pendant 10 mois, ça, en revanche, ça n’en est pas un !  Vous nous manquez tous… ;-(

(… Allez, on essuie ses larmes Karima ;-)… )

Nous voilà donc sur une île splendide dans un hôtel assez luxueux qui ne correspond pas du tout à nos critères « Homestay » habituels.  Nous venons en fait, d’inventer le concept de vacances dans les vacances. Eh oui ! Que croyez vous ? Ce n’est pas toujours reposant d’aller d’un point A à un point B sans cesse, sac à dos, bus, routes bosselées et de dormir dans des  homestays sur des matelas durs avec des wc-douches, budget oblige. Loin de moi l’idée de me plaindre, comprenez-moi bien, mais il faut s’imaginer que l’on a quitté notre mode de vie habituel sédentaire (que tout le monde connait) pour un mode inconnu : le mode nomade.  Heureusement que nous nous doutions que cela n’allait pas être toujours facile et reposant et c’est pour cela que nous avions prévu (=budgétisé) des moments de pauses dans des endroits plus confortables. C’est important pour chacun d’entre nous, parents comme enfants si l’on veut tenir 10 mois. Comme dit le proverbe : pour aller loin il faut savoir ménager sa monture.

Roooo la vache, j’ai sacrément vieilli ou gagné en sagesse, je commence même à citer des proverbes, ça craint !… Bon passons.

Donc voilà : Nous sommes au Koh Kood Beach resort sur l’île de Koh Kood, logés dans des bungalow tip top, avec vue sur la mer au milieu des cocotiers, un vrai paradis sur terre pour résumer.

Aujourd’hui tels des « Robinson Crusoé » nous sommes partis avec la famille Blanchin en expédition à bord de nos Canoës à la découverte de l’île. C’était sacrément sympa, puisqu’aux abords d’une longue plage de sable blanc, une magnifique rivière de mangroves est venue s’inviter à notre balade. Sans hésitation, nous avons décidé de forcer notre parcours un peu plus loin. Il y a des jours ou le hasard fait bien les choses ! 😉

Les quelques baignades dans l’eau douce et fraîche de la rivière se sont avérées délicieuses. Il faut dire que l’eau de la mer est a plus de 30°. Nous nous accordons tous d’ailleurs pour dire qu’elle se situe autour de 34° ! C’est juste incroyablement chaud, trop chaud même pour que l’on puisse s’en délecter.

De retour de la rivière, nous avons pagayés le long du rivage jusqu’à ce que les roches alentours nous laissent présager d’un fond marin riche en surprises. Cinq minutes après, Jules enfilait sons masque et décidait de me suivre dans l’eau. La petite Capucine agrippée a son papa Guillaume n’hésita pas longtemps non plus, à ma grande surprise. Du haut de ses 6 ans elle ne se laissa pas impressionner et décida d’affronter ses peurs pour découvrir un nouveau monde. Je dois dire que je suis assez admiratif devant ses moments rares ou les enfants décident en une seconde d’affronter leurs peurs, souvent liées à l’inconnu. Ils se lancent pour la première fois, le cœur battant la chamade et surpassent leurs peurs pour découvrir, aller plus loin, apprendre ! Je trouve ces moments magiques et précieux car tout le long de notre existence ils tendent à disparaître par la suite, malheureusement… Il y a de belles choses dans l’âme d’un enfant comme la curiosité, le questionnement et le courage qui nous font trop souvent défaut je trouve, nous autres les adultes.

Pourquoi donc ? Quelles mauvaises excuses pouvons-nous encore trouver à cela ? Il n’y en a pas, à mon humble avis, juste des peurs infondées qui persistent ou des comportements stéréotypés.

Je vous laisse méditer sur le sujet 😉 …et apprécier nos photos.

 

 

 

L’aventure continue sur Koh Rong Saloem !

Bonjour à tous ! Nous revoilà de retour sur le blog après 2 jours d’absence, il faut dire qu’ici l’électricité fonctionne de 18h à 6h et que le wifi n’est pas installé partout ce qui ne rend pas les choses faciles pour poster des news sur notre blog.
Ce matin, nous avons donc décidé de prendre quelques minutes pour vous raconter notre magnifique journée d’hier histoire de vous tenir en haleine…

Nous sommes donc installés dans une cahutte sur l’île de Koh Rong S, coté nord, sur l’extrémité d’une plage de sable blanc avec la mer méridionale en face de nous.
Au cours d’une balade sur la plage, j’ai entre-aperçu un panneau disant « Last drink before the other side, 1.5km. » Chouette ! cela veut dire que nous pouvons aller de l’autre coté alors !
(Petite précision au préalable, l’île ne comporte aucune route, aucune voiture, aucun moyen de transport si ce n’est nos pieds)
Je décide donc de proposer à la famille une aventure à la découverte de « l’autre versant de l’île ». Tout excités de mettre les voiles pour découvrir on ne sait quoi, nous commençons à émettre des hypothèses diverses et variées : Peut être allons nous voir des choses intéressantes dans la jungle, au centre de l’île ?
Une nouvelle faune et flore ? Une plage différente ? Peut être que nous allons enfin pouvoir mettre nos masques et découvrir les fonds marins (de notre coté le sable est à perte de vu sous l’eau…)

Nous voilà donc partis ! Jules et Jade prennent tout de suite du grade, l’un est promu caporal éclaireur et l’autre caporal chevalier (oui je sais, ça veut rien dire, mais on s’en fout on fait ce qu’on veut avec notre aventure… ! ;-))
Nos « Indiana Jones » se prennent au jeu, je leur trouve un bâton de marche et les voilà ultra motivés pour crapahuter ! Nous passons des rivières infestées de … petits poissons, grimpons de dangereux… petits ponts, combattons d’énormes… moustiques jusqu’au moment où nous entendons des branches craquer au dessus de nos têtes … Nous stoppons net notre avancée et scrutons d’un œil curieux les branches et lianes au dessus de nous. Au bout d’un instant, Jules crie: « Un singe ! Un singe ! » puis Jade en découvre un autre un peu plus loin. Décidément cette virée au centre de l’île commence à être sympa.
Au bout d’un moment, nos 2 aventuriers ayant déterminés qu’aucun danger nous menaçait finissent par nous donner le signal pour redémarrer l’exploration.
Quelques minutes après, la jungle s’ouvre à nouveau devant nous, faisant place à une vue paradisiaque, nous venons d’atteindre l’autre bout de l’île: Lazy Beach !
Les enfants s’exclament en cœur: « Déjà !, mais c’est passé trop vite ! » (tout paraît plus court lorsqu’on s’amuse … 😉
Je leur dis que l’aventure n’est pas finie et que nous devons explorer les abords de la plage à la découverte d’un éventuel trésor caché, mais pour cela il faut se construire des déguisements de guerriers sauvages histoire d’impressionner l’ennemi.
Des cordes, des coquillages, du corail et du charbon trouvés sur la plage feront l’affaire, nos guerriers sauvages font peur à voir, l’ennemi n’a qu’à bien se tenir !!!

C’est parti pour 1 semaine de chill-out à Kho Rong Samloen

Voici quelques photos très rapidement prises ce matin à la sortie de notre cabane dés notre réveil.
Nous sommes sur l’île de Kho Rong Samloen où nous allons ralentir 6 jours.
Au programme : Détente, farniente, château de sable, baignade, lecture et jeux créatifs sur la plage.
Je sens que ça va être coooool…
Cette île est reconnue comme la plus belle du Cambodge, on vous en dira plus un peu plus tard, soyez patients on vient juste d’arriver !… 😉

3 jours dans la campagne de Kampot

Voici enfin quelques nouvelles. Nous venons de passer 3 jours à Kampot, petite ville du sud du Cambodge. Une ambiance campagne et assez zen, que nous avons bien appréciée. Nous logeons dans une guesthouse, des petits bungalows de paille très rudimentaire (des cabanes), mais la salle de restaurant, petite plateforme sur pilotis lovée au dessus de la rivière est très sympathique. Fauteuils en tout genre, hamacs pour se relaxer, lumière tamisée, en se sent bien. L’accueil de Nico, un français, super sympa, nous a fait un grand bien mine de rien, après plus d’un mois de vadrouille pouvoir échanger en français c’est quand même agréable. « C’est notre plus bel hôtel depuis le début ! » dixit les enfants. Asia, la chienne, est devenue leur meilleure amie et les mini grenouilles aussi, malgré elles …Nos 2 aventuriers en herbe les capturent avec une dextérité impressionnante et les baptisent d’un petit nom , on s’amuse comme on peut… 😉

Le premier jour, nous sommes partis déambuler dans la petite ville de Kampot, son marché et ses petites ruelles au style colonial dégagent un charme qui ne nous laisse pas indifférent. Un peu plus tard, nous flânons au bord de la rivière et décidons d’aller réserver notre journée du lendemain avec la ferme intention de ne pas nous faire avoir sur le prix. On apprend de nos erreurs!

C’est avec « Onedi » ou « Wandy », notre chauffeur de Tuk-Tuk, que démarre notre 2ème journée, après une nuit plus que chaotique, surtout pour les garçons. Un énorme orage s’est abattu sur Kampot avec des milliers d’éclairs et de coups de tonnerre comme jamais nous n’avions vu ni entendu. Jules a été malade pendant la nuit (la faute à un cordon bleu trop gras) ce qui lui a valu plusieurs allers-retours aux toilettes communes (dans une autre cabane) sous la tempête. Pierre, son colloc du moment, a dut se débrouiller pour tout nettoyer plusieurs fois, en pleine nuit et surtout trouver de quoi, etc. Bref, une nuit assez apocalyptique!!
Le lendemain matin, c’est à dos de Tuk-Tuk que nous voilà partis à la découverte de la campagne environnante. Nous n’avons pas été déçus par ces paysages aux couleurs contrastées, du rouge des chemins de terre empruntés, bordé de vert intense des rizières en passant par des bleus et gris du ciel, aux sourires des nombreux locaux croisés sur notre chemin, au détour d’une plantation de poivre. Et le fameux crabe bleu de Kep au poivre de Kampot a su être à la hauteur de sa réputation, un vrai délice!

 

 

 

 

 

Phnom Penh, enfin une ville ou on respire.

C’est notre deuxième journée à Phnom Penh et à notre grande surprise la ville est plutôt chouette. On s’attendait aux tumultes d’une Hanoï ou d’une Ho Chi Minh et bien pas du tout. On découvre une ville douce, moins agressive (pas de klaxons) avec beaucoup moins de circulation, des gens plus cools et une ambiance charmante et plutôt apaisante.
Les rues sont plus larges avec un style « oriental bouddhiste » , je ne sais pas trop comment le qualifier. Il y a des sculptures et bas reliefs de bouddhas, vishnu et autres dieux qui ornent les façades, des toits aux tuiles multicolores et des ornements délicats à chaque coin de rue. Les couleurs sont teintées de rouges, de verts et dorées en prédominance. Les multiples odeurs d’encens sont fréquentes et viennent agréablement souligner la zénitude des lieux.
On se sent davantage sous influences indienne que chinoise.

Une ombre au tableau tout de même, la pauvreté qui est plus importante qu’au Vietnam, on croise beaucoup de gamins des rues et de gens sans rien, à même le sol. On a vu des enfants nus jouer sur une déchetterie, ça ne laisse pas indifférent…
Le contraste entre la pauvreté et la richesse est en fait plus important qu’au Vietnam, est-ce du au fait que l’un est communiste et l’autre non ? Je ne sais pas, à creuser…

Autre phénomène surprenant et très présent malheureusement c’est le nombre impressionnant d’hommes blancs entre 50 et 70 ans et plus , seuls, qui errent dans les bars à la recherche d’aventures sexuelles. L’égoïste pouvoir du dollar sur la pauvreté humaine. Sans vouloir porter de jugement à la va-vite (car le sujet mérite d’être approfondi) ce n’est quand même pas très joli à voir…

Revenons sur Phnom Penh, c’est donc une ville plutôt moderne et mieux organisée que ces sœurs du Vietnam, on le sent tout de suite en arrivant. Il y a des restaurants et pubs élégants au bord du Mékong qui n’ont rien à envier aux nôtres. Des hôtels magnifiques avec piscine sur le toit et, point agréable aussi, c’est une ville plus propre, on y a même vu des camions poubelles !
Les infrastructures sont mieux faites, pas de câbles électriques qui pendouillent ou de travaux anarchiques dans la rue.
Bref une bonne surprise.
Nous avons eu l’occasion de visiter le magnifique palais royal et plusieurs temples aussi beaux les autres que les autres. L’ambiance qui se dégage de ces édifices est mystique , on a beaucoup aimé comme vous l’avez compris.
A vous de juger maintenant…

 

Bonjour le Cambodge !

6:00 du mat.
Nous enfilons rapidement nos shorts, tee shirts et baskets, notre taxi nous attend devant l’hôtel direction l’embarcadère pour une traversée en ferry de 5 heures sur le Mékong.
La destination: Phnom Penh, capitale du Cambodge !
Nous avons tous hâte de découvrir notre 3ème pays, c’est un évènement important pour nous 4, beaucoup de questions viennent à notre esprit, soyons patients et laissons le temps faire les choses, nous verrons bien.

Nous voilà donc dans notre taxi… Enfin, c’est pas vraiment ce qu’on appelle un taxi, mais bon c’est plutôt amusant (je vous laisse découvrir en images le sujet)
10 minutes après, nous voilà arrivés à l’embarcadère, le ferry nous attend. Nous avons opté pour le plus onéreux mais c’était le seul à présenter les équipements de sécurité nécessaires ainsi qu’une embarcation récente et saine. Dans ces pays il faut être vigilant quand à la sécurité car la connaissance du danger n’est pas au même niveau que dans les pays modernes. Exemple, nous voyons énormément d’adultes sur leur scooter avec leurs enfants mais seul l’adulte a un casque, l’enfant n’en porte jamais ! C’est juste incompréhensible (mais cela s’explique si l’on peut dire… car le port du casque est obligatoire pour les adultes mais pas pour les enfants ici!).

7h30, Les moteurs grondent, chacun assis dans son fauteuil nous vaquons à nos occupations: un dessin animée pour les enfants, mon livre policier pour moi (c’est pas ma came habituellement mais je n’ai trouvé que cela dans un hôtel), Aurélie prépare le terrain avec son guide du Cambodge, on est paisible.

Un peu plus tard, un des responsables navigant passe dans les rangs et réclame 34$ par personne pour le visa en distribuant les formulaires de douane à remplir. A ce moment là, je regarde Aurélie et lui demande si le prix du Visa n’était pas plutôt 30$ ? Elle me confirme que les guides indiquent 30$, mais qu’ils précisent aussi que les cambodgiens à la frontière essaient par tous les moyens de grappiller des dollars en plus, prétextant des frais de dossiers quelconque.
34$ au lieu de 30$ ce n’est quand même pas pareil lorsqu’on doit multiplier par 4 ! C’est une économie de 16 $, ce n’est pas négligeable dans ces pays (1 nuit d’hôtel). Nous devons aussi veiller à ne pas être trop gentil et nous faire arnaquer à chaque fois car c’est un sport quotidien qui n’a pas de répit, nous l’avons bien compris depuis 1 mois.
Je refuse donc de payer au gars la somme demandée en prétextant que le visa est de 30$ (je lui montre le guide) et non pas 34$ et que je ne dispose que de 120$ pour les visas de ma famille de tout manière. Il me répond que c’est un visa « express » et que c’est plus chère ! (mais bien sûr …;-)) Je lui dis que ça ne change rien puisque je n’ai que 120$ en poche et sachant qu’il n’est pas représentant de la loi, je lui dis donc que je paierai en direct au garde frontière main dans la main la somme nécessaire. (une manière très polie de lui demande d’aller se faire ….!)

2H00 se passe et nous arrivons au premier poste frontière, nous débarquons, attendons une bonne demi-heure et nous repartons sur le Mékong. 15 minutes plus loin le ferry s’arrête pour le deuxième poste frontière, celui du Cambodge qui est beaucoup plus charmant étonnamment.
Les contrôles sont beaucoup plus lents cette fois ci, le responsable navigant appelle chaque personne, une par une, et celle ci passe 2 guichets… d’une lenteur interminable.
Au bout de 40 minutes environ, notre cher ami qui nous réclamait les 34$, nous apprend que nos passeports sont restés bloqués au premier poste de frontière au Vietnam car les policiers ne retrouvaient plus dans leur ordinateur nos numéros de visas enregistrés à Hanoï lors de notre arrivée dans le pays.
Je commence à blêmir, sans nos passeports nous ne sommes plus personne ici ! (je vous rassure nous avons quand même des copies digitalisées et papier)
Il nous dit cela en souriant (toujours) et que ça prendra un peu de temps et qu’ils nous ramèneront nos passeports plus tard, c’est tout. Et il s’en va… en souriant (toujours) Nous sommes pas du tout rassurés de savoir que nous nous trouvons dans un « no man’s land » entre le Cambodge et le Viêtnam sans nos passeports qui sont restés à 10 kilomètres d’ici environ, même si tout le monde…sourit ici.
Pourquoi diable ne nous a t il pas prévenu de cela lorsque nous avons quitté le premier poste de frontière !??? Je suis un peu en colère.
Mais avec ces gens qui ont (toujours) le sourire en toutes circonstances, nous autres européens nous sentons bien souvent décontenancés. Ce n’est jamais la bonne solution de s’énerver avec eux, nous décidons donc d’attendre, un peu inquiets quand même…
Tout les passagers sont embarqués et attendent que nous récupérions nos passeport pour pouvoir repartir.
Grand ouf ! De soulagement lorsque qu’au bout de 20 minutes nos passeports nous sont restitués. Nous passons le guichet, le garde frontière me réclame la somme de … 30$ (x4) et nous repartons.
A nous le Cambodge !

La forêt enchantée de Tra Su

Il était une fois Jules, Jade, papa et maman qui décidèrent de s’en aller dans la forêt enchantée de Tra Su. S’en allant de bon matin le cœur léger, ils découvrirent en chemin une forêt immergée de cajeputiers (à vos dictionnaires ! …;-) ) à perte de vue.

« Mais comment allons nous faire pour nous faufiler dans cette forêt sombre où le sol est vert lumineux et se dérobe sous nos pas ? » me demande alors Jules ?

« Par ici jeune écuyer » lui répondis-je (ouais je sais « répondis-je » …ça fait bizarre…;-))

« Je pense que cette belle pirogue fera l’affaire pour nous emmener voguer vers d’autres aventures… »

Nous voilà tous les 4 navigant sur un parterre de nénuphars et autres plantes aquatiques à la recherche d’un monde inconnu…

 

Chau Doc dernière étape du Viêtnam

Aujourd’hui c’est notre dernière journée de transfert au Vietnam. Nous avons fait 4h de route (130kms) à l’arrière d’un van, direction Chau Doc ( à ne pas confondre avec Chau Duc, celle là, elle est pour Audrey.C…) 😉 à la frontière du Cambodge.

Nous resterons 2 nuits ici, il y a une forêt préservée qui est apparemment magnifique dixit notre guide, Aurélie. Ensuite nous quitterons le Vietnam et traverserons la frontière en bateau sur le Mekong direction la ville de Phom Penh.

Bises à tous…

 

 

Delta du Mekong, le calme après la tempête

4h45, réveil.
Nous quittons de nuit notre chambre pour rejoindre une embarcation qui nous mènera faire une visite sur le Delta du Mékong. Au bout d’1heure de navigation, nous apercevons quelques embarcations dédiées à un marché flottant de fruits et légumes. Bon, on espérait mieux quand même que 2,3 pirogues amarrées par-ci par-là. Tant pis, nous continuons notre visite.
En chemin le cap’tain fait quelques arrêts pour que nous rencontrions des producteurs de miel, de marchands de fruits, une pépinière, le charme commence à opérer.
Un peu plus loin, je vois les yeux de Jules pétiller lorsque le cap’tain nous annonce que notre prochaine étape est une visite de fabrique de bonbons, Jules trépigne d’impatience, il fait littéralement des petits sauts sur le bateau. Tiens bon Jules, c’est pour bientôt ! 😉
Arrivés à destination, nous recevons quelques explications très intéressantes sur la fabrication du riz soufflé, du papier de riz et des caramels parfumés à la noix de coco, fraise et autres parfums au grand bonheur de Jules, addict qu’il est au sucre.
Le clou du spectacle se termine pour moi par une dégustation d’alcool de riz au … venin de serpent (voir la photo) ! Je n’ai pas pu me dérober, tout le monde m’observait autour avec un œil interrogateur qui disait: « va-t-il oser ou non? »! Je décide donc de faire honneur à notre patrie dans un élan chevaleresque et prononce les 3 mots magiques :
Moh, Aï, Bah… YOOOOO !!!! et j’avale d’un trait la potion magique…
Ca a du r’tour comme dirait l’autre…  En fait ce n’est vraiment pas terrible, un goût âpre au parfum de terre, de cuir je ne sais pas. Ce remède est censé donner beaucoup d’énergie à l’homme si vous voyez ce que je veux dire. Heureusement chez les Romeo, tel Obélix, nous n’en avons pas besoin, en tout cas pas encore… ! 😉
Nous poursuivons notre navigation jusqu’à l’embouchure d’une rivière où là quelques pirogues s’annoncent au loin. Surmontés par de longues silhouettes bleues qui marchent sur l’eau tel des funambules les pirogues se dirigent vers nous dans un rythme cadencé.
Nous embarquons à bord de leur engin et les étranges silhouettes se remettent alors à actionner leurs longues mandibules.
C’est à ce moment-là, que les branchages s’écartent devant nous, nous invitant à nous faire dévorer par la forêt de mangroves…

Ho Chi MiNH, une étape peu réjouissante…

Vous vous en doutez bien, un tour du monde ne peut pas être « rose « tous les jours et notre blog est là pour vous conter nos bonnes mais aussi nos moins bonnes découvertes.
Enjoliver la réalité à chacune de nos étapes à coût de « c’était génial ! » ça finirait par sonner faux de toute manière et ce n’est pas notre idée.
Alors voilà, l’histoire de notre premier « bémol » écrite dans le bus qui nous mène vers Vinh Long, petit village sur le delta du MeKong.
Nous avons donc quitté la douce Hoï An hier matin sous la pluie battante, c’était peut-être un signe avant-coureur, en direction de l’aéroport de Da Nang.
Petite anecdote, j’ai encore une fois oublié quelque chose, ma montre, mais cette fois ci dans le panier qui passait au rayon x. Il y a des jours où j’en ai marre de moi-même !
Peut-être que tous ces oublis, qui ne sont pas de moi habituellement, sont dus au relâchement. Chose que j’ai malheureusement beaucoup de mal à accomplir dans ma vie de tous les jours, ceci expliquant cela peut être.
Je reviens à mon histoire de montre oubliée. Je retourne vers un de ces charmants gendarmes de la sécurité qui nous avait au préalable confisqué les ciseaux ronds des enfants et le mini sabre samouraï en plastique de Jules (armes redoutables dans un pays où il n’y a pas de terrorisme tout le monde le sait) je lui demande que l’on me rende ma montre (un des policiers la tenait en main dans l’arrière-boutique en souriant)
J’ai été passablement agacé lorsque son confrère m’a répondu : « Ji Chooo ?, Ji Chooo » après que je lui ai expliqué dans un anglais « petit chinois » (car l’anglais classique n’est pas compris ici) « Please, my watch, i Forgot my watch ! Give me back my watch please ! »
… « Ji choo ? Ji choo ? » Insiste-t-il. Commence à m’engatser celui là avec son « Ji choo » ! (Oui quand je suis énervé, ça sort en marseillais) Alors je pointe du doigt son ami le gendarme derrière lui avec ma montre dans sa main et je lui dis (je pense que j’avais les sourcils qui commençaient à froncer sérieusement à ce moment-là) «  Give me my watch now ! This is my watch ! And please speak English not Vietnamese ! » Et je rajoute : « Ji chooo, i don’t understand ! »
(Et je me fous que tu es chaud « Ji chooo » tout le monde à chaud ici de toute manière ! 😉
Là, le gars me demande la couleur de ma montre. Ceci certainement au cas où mon intention était de venir à l’improviste à leur comptoir pour voler une montre qui ne m’appartenait pas ou alors je suis tombé sur un psychopathe des devinettes à la Julien Lepers! Un comble lorsqu’on sait que les policiers dans ce pays sont tous des corrompus et voleurs de surcroît (paroles de vietnamiens)
La, je lui réponds « black » « my watch is black ! » et j’avance (à leur surprise) de quelques pas vers le gendarme planqué derrière qui avait ma montre entre les mains en le regardant droit dans les yeux et lui dit (un peu énervé) : « Now, You give me my watch ok ?! » Là, il me tend ma montre enfin, avec un sourire qui… comment expliquer… un truc du genre où l’on a envie de lui mettre une grosse tatane ! Mais bon, ici ces policiers ripoux ont tous les pouvoirs alors je tempère mes ardeurs et je m’en vais…
Une journée de m…. S’annonçait !
Ah en fait… Le « Ji-Choo » signifiait : « G-Shock » vous savez ces montres Casio antichoc, fallait comprendre…

L’avion atterri, ouf ! Nous nous jetons dans le premier taxi direction Ho Chi Minh.
Arrivés à Ho Chi Minh, sans un mot, nos regards un peu hagards se croisent et parlent seuls : « Dis-moi ?  T’as déjà vu autant de scooters de ta vie ?! »
On descend du taxi et là, tout de suite on s’est senti agressé par le vacarme des Klaxons incessants, une circulation irréelle qui vient de toutes part ! Nous filons nous réfugier sur le premier trottoir où peu de temps après je tressaillis lorsqu’en changeant de direction j’évite de justesse un scooter à toute blinde… sur le trottoir !
Et oui mesdames et messieurs, le trottoir à Ho Chi Minh est utilisé par les scooters comme une voie parallèle à la route, le summum du bordel ! Disons le tel quel.
L’atmosphère est suffocante tellement la pollution aux fines particules est omniprésente.
Bref vous l’avez compris, ma première impression est vraiment négative.
Nous arrivons à l’hôtel, enfin « le homestay », heu la chambre…bref le cagibi qui nous sert de dortoir. La déco spartiate m’évoque rapidement ma période haute en couleurs du service militaire et encore, à la caserne c’était mieux ! Oui mesdames et messieurs, je ne sais pas vous mais le concept de la « Douche-Wc « 2 en 1 (comme les shampoings) réunit dans 1m2 et bien à l’armée ils n’avaient pas osé ! Ici oui, a notre grand désarroi…
Après qu’Aurélie et moi-même ayons fini d’admirer ce concept original d’un air ébahi, nous demandons aux enfants avec une moue dubitative : « Alors ça vous plaît ? «  …
Dixit Jules et Jade : « Oui, oui ! C’est génial, y a des lits superposés c’est même la classe ! » … Aurélie et moi nous regardons d’un air de dire : sont-ils normaux ? Tu es sûres que ce sont nos enfants ?
Je me rends compte à cet instant que nous sommes davantage pervertis nous adultes par le confort qu’eux, les enfants. C’est incroyable, ce qui compte pour un enfant c’est une sucette de temps en temps, des frites, le reste ça roule…
Nos sacs à dos déposés, il est environ 16h30, nous décidons d’aller affronter les ruelles d’Ho Chi Minh histoire de ne pas rester sur un mauvais apriori, à la recherche de quelque chose à grignoter. Nous traversons tout d’abord des boulevards qui déversent des flots de scooters à perte de vue, il y a ici des routes éventrées d’où jaillissent des tuyaux boueux, des pelleteuses par endroit, des étals de nourritures à même le sol avec des effluves d’odeurs organiques mélangées au gaz d’échappement, bref un vrai bonheur !
On finit par s’engouffrer dans un marché couvert où là les bruits, la circulation et les odeurs cessent enfin. Nous achetons quelques biscuits délicieux à base de cacahuètes, graines de sésames et miel et nous voilà requinqués pour poursuivre notre exploration, bref répit.
Au bout de quelques heures passées dans ce labyrinthe melting-pot nous décidons unanimement d’écourter notre séjour et de partir dès le lendemain. Peut-être est-ce une erreur, certainement qu’Ho Chi Minh anciennement Saïgon par son passé colonial français aurait mérité davantage d’intérêt de notre part car le patrimoine historique est indéniablement riche. Cependant notre ressenti est un peu le même que lorsque l’on lit un livre dont l’histoire est intéressante mais la syntaxe médiocre, il faut alors redoubler d’effort pour en apprécier le contenu. C’est ça Ho Chi Minh, un contenu riche, enrobé d’une enveloppe suffocante.
Nous décidons donc de plier bagage et allons à la première agence de bus pour acheter nos billets direction le Delta du Mekong.
Nous apprendrons le lendemain que l’agence nous à bien arnaqué sur le prix des billets en multipliant par 3 fois le prix du ticket !
Décidément c’était une sale journée, mais ne faut-il pas un peu de contraste pour apprécier les belles choses ?
Effectivement, arrivés à Vinh Long, le calme et l’apaisement que nous procure la vision des paysages nous fait déjà oublier la tumultueuse Ho Chi Minh 😉

Ah, j’oubliais, quelques chiffres : Ho Chi Minh c’est 11 millions d’habitants et 8 millions de scooters !!!

To be continued…