Wanaka

Lake Wanaka est une toute petite ville située au bord du lac du même nom. On s’y sent bien, la vue depuis ses rives y est très belle avec les montagnes enneigées en fond.

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Nous y resterons pour dîner avant de rejoindre un camping à une vingtaine de km de là. Le lendemain, nous avions prévu de partir à la découverte du plus beau glacier de Nouvelle-Zélande, le « Rob Roy Glacier ». Rien que ça !! En effet, après quelques recherches sur internet et divers blogs, mes recherches ont confirmé que c’était à priori le plus joli, et le moins touristique des glaciers à visiter. Malheureusement pour nous, la route en gravier s’est très vite avérée impraticable. En effet des vaguelettes venaient déformer la chaussée, procurant d’énormes vibrations dans les essieux qui remontaient dans tout le camping-car. Nous avons donc dû prendre une sage décision et rebrousser chemin afin d’éviter un risque mécanique, casser une suspension ou un essieu, ce qui pourrait nous coûter très cher. Dommage, rien que la route pour y aller était déjà très jolie et annonçait de belles choses pour la suite.

Petite déception tout de même, mais nous avons plus d’une corde à notre arc !!

Nous décidons de nous replier sur une autre randonnée, en direction opposée : la « rocky mountain loop ». C’est une boucle qui fait 10 km, mais qui monte beaucoup. Les loulous nous impressionnent, ils arriveront en haut avec une faim de loup. Ça tombe bien, le pic-nic nous attendait avec une vue imprenable, à 360° ! Devant nous le lac Wanaka, ses îlots et sa vallée enneigée en fond et tout autour les Rocky mountains !! Restaurant avec vue 5 étoiles ce midi ! Les enfants ont un peu peiné sur la montée certes, (la veille ils avaient déjà bien grimpé : 1000 mètres de dénivelé sur 10 kilomètres), mais ils ont finalement été contents d’arriver en haut et d’être récompensés par une aussi belle vue.


Dans l’après-midi, histoire de faire quelque chose de plus fun pour eux, nous sommes allés au « Puzzling world », un endroit avec plusieurs salles aux illusions d’optique diverses et variées : hologrammes, salle inclinée, effet 3D et un labyrinthe !

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On avoue que sur ce coup-ci, Jules et Jade étaient nos guides. Ils ont parcouru « à la fond la caisse » comme dirait Jade les dédales de ce labyrinthe pour en trouver la sortie. Il nous aura fallu tout de même 50 min pour sortir de là et 2 km de plus dans les pattes ! Les parents ont fini plus fatigués que les enfants ! C’était bien sympa en tout cas. 😉

Les toilettes étaient par contre un peu spéciales… 😉

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Queenstown, une pause récréative

Voilà comment on pourrait définir Queenstown. Un conseil, si vous vous rendez un jour en Nouvelle-Zélande, ne ratez pas Queenstown! La ville, très joliment située au pied d’une montagne verdoyante comporte une baie magnifique de plusieurs presqu’îles sur un lac. Le cadre environnemental vous l’avez compris, est déjà très séduisant (entre « mer » et montagne si l’on peut dire) mais ce qui l’est encore davantage c’est le concept autour de la ville. Il est principalement basé autour des sports outdoor orientés sur les émotions fortes et l’adrénaline. En voici un panel:  Saut à l’élastique, VTT de descente type Redbull, parapente et parachute, rafting, jet boat (bateau qui frôle les falaises a plus de 100km/h), « bateau-requin » (type planeur sur l’eau mais qui fonce, encore jamais vu un tel engin !), chute libre en intérieur (type soufflerie géante), accrobranche et tyrolienne de l’extrême et on a pas tout vu !  Personnellement, je trouve ça très intéressant d’orienter une petite ville vers le récréatif comme ça. Un exemple que l’on devrait suivre en France je pense.

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Mais ne pensez pas que les non-sportifs sont exclus pour autant. Non ! Si l’adrénaline ou le sport ne sont pas votre « dada », vous pouvez flâner sur les docks magnifiquement aménagés autour du port ou bien vous laisser tenter par un petit verre dans un des bars lounges,…où l’on s’assoie et on s’allounge… ou bien par un restaurant, tous aussi charmants les uns que les autres.

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Bref, on nous avait dit que l’endroit était très bien et effectivement c’est le cas ! Nous avons eu un petit coup de cœur pour la belle Queenstown, c’était une belle surprise qui tombait à point nommé après nos nombreuses journées passées à crapahuter dans la ¨pampa¨, seuls au monde.

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Le lendemain, nous avons filés vers le point d’information de la ville, nous avions entendu parlé d’un circuit de luge vraiment sympa, une sorte de ¨karting¨ sans moteur qui part du sommet de la montagne et qui dévale une longue piste bétonnée.

Seulement, lorsque l’on a vu le prix du combo ¨ Gondola-luge ¨, on a failli s’évanouir (200$ à 4 quand même, pour une seules descente !) ¨… Heuuuu, te fous pas ma gueule un peu toi ou bien ?…¨

Ah oui j’oubliais (les italiens apprécieront) une gondola ici c’est une télécabine, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien… Bref, en tout cas vu le prix de la Gondola, on a pas hésité longtemps pour décider… d’y aller à pied ! (Pas vraiment envie de casser notre PEL pour 5 minutes de gondole !)

850 mètres de dénivelé nous attendaient, alors je vous laisse imaginer l’enthousiasme des enfants qui ont vraiment apprécié l’introduction en la matière :  ¨Mais Nooon papa heuuuu ! T’avais dit qu’on allait faire de la luge ! Pas une randonnée encoooooore ! ¨

Vous l’aurez compris facilement… En bons parents manipulateurs que nous sommes, il ne nous restait plus qu’à agiter la carotte de la luge devant leur nez pour que les 2 loustics se transforment en grimpeur de compétition ! La louloute devant en capitaine de rando, le loulou en mode Gandalf le gris, (sorcier du seigneur des anneaux pour les novices) et nous deux en mode ¨je me mange la figure¨ tellement il y avait des racines et des rochers partout sur le chemin…et nous voilà partis !

Au final, le chemin de l’ascension a été très sympa et la luge une éclate totale ! On vous laisse apprécier nos trognes sur les engins…

Nous avons fini la journée par un peu de lèche vitrine, un joli tee-shirt pour Jules, une bonne grosse glace et hop nous étions repartis vers notre prochaine destination : le lac Wanaka. Et oui ! Encore un lac ! Ici, c’est LAKE-LAND … 😉

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La route des Fjords

Ce matin, nous repartons du lac Monowaï pour nous rapprocher des Fjords où une jolie croisière nous attend. Notre camping-car file sur la route et les lacs se succèdent les uns après les autres, en 3 semaines nous avons du en croiser plus d’une vingtaine ! Une chose certaine, la Nouvelle Zélande n’est pas prête de manquer d’eau minérale ! 😉

Et bien évidemment, nous finirons pas nous arrêter sur les rivages d’un de ces lacs comme attirés par un aimant. La table et les chaises de pic-nic installés, nous voilà prêts pour un déjeuner qui nous aura bien rassasié … les yeux ! Il fait chaud (enfin!) et nous resterons là un moment à nous prélasser sur la plage ou à tenter une nouvelle pêche pour Pierre. (sans succès malheureusement, il n’a pas trop le coup, comme il dit, pour la pêche en lac ou rivière… ;-)). C’était en tout cas un bien heureux hasard que de trouver ce lac ce midi !

 

Voir un fjord, c’est une 1ère pour toute la famille et nous somme impatients de découvrir ça ! Le mot ¨fjord¨ vient du norvégien et je pensais d’ailleurs qu’ils se trouvaient tous en Scandinavie mais la Nouvelle Zélande en compte plusieurs aussi, situés au sud-est de l’île du sud.

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Aaaaah ! Cette route des fjords. Ce doit être un monde parallèle tellement l’espace temporel est différent d’ailleurs. Les unités de distances se raccourcissent et le temps paraît s’envoler à toute vitesse, tellement il est difficile de parcourir cette route.

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Et oui ! A chaque détour, chaque virage, nous étions obligés de nous arrêter, beauté des lieux oblige, il en a résulté au final, une impossibilité de maitriser le temps qui s’écoulait et les distances à parcourir. Je vous le disais c’est un monde parallèle. Nous pensions arriver au terminus de cette route pour y admirer le Fjord en fin de journée, mais cela nous a été impossible. C’est la première fois que nous n’arrivons pas à destination comme nous l’avions prévu. Cet univers nous a joué plus d’un tour et l’aurore arrivant à pas de velours, nous avons dû au final camper en milieu de route.

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Petite dédicace au sujet d’une fleur qui nous a émerveillée le long de notre route: Le lupin. Une odeur subtile et des couleurs qui vous envoutent. Nous en avons croisé surtout le long des rivières, on vous laisse apprécier…

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Nous avons aussi rencontré un oiseau atypique: le Kéa, le perroquet montagnard endémique de Nouvelle-Zélande. Cet oiseau n’est vraiment pas farouche et plutôt farceur. Il sont capables de mener un complot à deux et pendant que l’un vient à votre rencontre faire le zouave devant vous histoire d’accaparer votre attention, l’autre se sert tranquillement dans vos affaires par derrière !! Ils sont incroyables. on en a vu un passé sur le toit d’une voiture et y plonger sa tête discrètement dans la vitre du passager, alors que l’autre divertissait le conducteur de l’autre côté, c’était vraiment marrant à voir. Heureusement ils ne nos ont pas eu les coquins, ils ont tenté une approche voire une entrée dans le camping-car mais sans succès pour eux. 😉 Les enfants étaient là pour nous protéger ! Cet oiseau est amusant, c’est un mix de perroquet, d’aigle et de hibou,  c’est la seule description que l’on est trouvée…

Le lendemain matin, fermement décidés à résister ¨aux appels des sirènes¨, cette fois–ci, dissimulées tout au long de notre route, nous avons enfin réussi à sortir de cet espace temporel qui nous absorbait. Enfin libérés de l’étreinte de sa beauté, nous avons été propulsés vers un nouveau monde suspendu au terminus de notre route.

Le Fjord était là, il se dressait devant nous majestueux avec ses falaises, ses cascades et nous étions ses nouveaux explorateurs. Une impression de nouveau monde s’est alors emparée de nous, il faut dire qu’un Fjord présente un relief particulier digne d’un décor de cinéma et c’était une première pour nous 4.

 

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Dans le creux de cette vallée aux falaises vertigineuses le fjord de Milford Sound étendait ses bras de mer pour y dessiner une route quelque peu vénitienne, mais sauvage. On comprend mieux pourquoi le monde entier vient y admirer ses rivages lorsqu’on se trouve au milieu de ses flots.

Le point d’orgue de cette visite a été l’arrivée sur l’embouchure de l’océan où le Fjord vient y ouvrir ses bras laissant aller votre regard vers un horizon infini. A ce moment-là, comme par magie, une baleine à bosse est venue en plein axe de la proue du navire, faire des sauts majestueux. Nous étions apparemment d’heureux veinards de voir ça car les baleines à bossent ne migrent pas dans ces eaux habituellement. Comme le naturaliste à bord du navire nous l’expliquait, ce changement de route migratoire est un phénomène très récent qu’ils viennent d’observer et qui pourrait être lié au changement des courants marins.

En tout cas les « whaouuus ! » d’exclamations qui s’échappaient du bateau ne se sont pas trompés, le spectacle était au rendez-vous ce jour-là et tant mieux pour nous !

Nous avons aussi eu la chance d’observer des dauphins qui s’amusaient dans les vagues du bateau et deux pingouins qui se lavaient dans l’eau près de nous. Les otaries quand à elles ,n’ont même pas bouger le petit bout de leur nageoire lorsque nous sommes passés devant d’elles, il faut dire que la sieste avait l’air bonne…

 

La région des Catlins

Notre route s’est poursuivie le long de la côte est, dans la région des Catlins. Nous avons emprunté la « Scenic road » qui rejoint les fjords et longe les rivages de la côte ouest. Sur notre gauche, l’océan et ses grandes baies sauvages de reflets bleus et verts, de l’autre côté les doux vallons verts à perte de vu. L’ensemble formant des paysages sauvages aussi beaux les uns que les autres.

Plusieurs points d’intérêts tout du long de cette sublime route. Nous nous sommes arrêtés d’abord à Jack’s Bay, sur une belle bordée de falaises. Une promenade nous a invité a grimper en haut de la falaise pour y rencontrer un ¨Blow hole ¨, un gouffre laissant exploser en contre-bas le souffle du ressac de la mer qui s’y infiltre.

Par la suite, nous avons filé jusqu’à Curio Bay, une enclave réputée pour sa faune. On peut y voir des dauphins Hector (plus petits dauphins au monde) et des manchots antipodes. Nous avons pu observer ses drôles d’oiseaux sautillants avec difficulté entre les rochers sur des centaines de mètres ! Les manchots sont de véritables fusées sous l’eau, leur corps aux formes hydrodynamiques et leur plumes revêtues d’huile en font des experts en chasse sous-marine. Mais sur terre, l’histoire est tout autre. Leurs très petites pattes sont rapprochées entre elles et leur corps haut et étroit forment un ensemble inapproprié à la marche terrestre. Ils fournissent un effort considérable pour se rendre à leur nid afin d’y nourrir leur progéniture de poissons frais. En effet, ils ne cessent de faire des allers-retours entre la mer et leur nid en faisant de petits sauts de rochers en rochers, manquant à chaque fois de tomber (¨Bichette…¨, ça c’est Aurélie) Nous avons lu qu’ils pouvaient perdre jusqu’à la moitié de leur poids habituel pendant cette période de l’année. Les voyant galérer autant sur leur parcours nous n’avons pu nous retenir d’avoir un pincement au cœur et une pensée admirative aussi pour tous les parents de la terre dévoués à leur progéniture ! ;-)…

Phénomène de la nature très étrange également à Curio Bay, on a pu y observer une forêt fossilisée présentant des empreintes dans le sol rocheux de troncs d’arbres avec leur veinage et leur écorce datant de 700 millions d’années. L’effet était bluffant, j’ai du toucher la roche pour corriger ce que mes yeux croyaient être du bois.

La soirée s’approchant, nous nous sommes alors arrêtés sur les bords du lac Monowai qui se trouve à l’entrée du « Fjordland national park ». Au petit matin, la vision du lac embrumé avec cette forêt soyeuse revêtue entièrement de lychens nous a tout de suite envoutée. Une promenade s’imposait forcément et notre excursion nous a encore une fois émerveillée. La forêt était dense, une atmosphère féerique s’en dégageait avec cette mousse épaisse qui tapissait le sol. On attendait à tout de moment de croiser un des Elfes du Seigneur des Anneaux, c’était magique. Arrivée au point de vue, une sensation paisible est venue nous envahir. Nous étions seuls au bord du lac et nous nous sommes tus naturellement pour écouter le silence… C’est à cet instant précis que l’on s’aperçoit que le silence pur est un instant très rare dans notre vie. Je veux parler du silence où vraiment aucun son ne vient à vos oreilles, ni celui de l’eau ou de l’air, même pas celui de l’horizon. Rien, le néant complet des décibels. C’est possible de sentir cela en haut du pic d’une montagne parfois, mais sans prendre de l’altitude c’est plutôt rare je pense.

On a l’impression que quelque chose ne fonctionne pas avec ses oreilles en fait. C’est bizarre, un peu comme si l’on y avait mis du coton à l’intérieur. Votre ouïe ne vous donne plus aucun retour sur ce que vos yeux eux, voient en mouvement au loin. Le détail le plus surprenant était de voir l’eau du lac vibrer juste à côté de nous mais n’émettre aucun son…

Un petit paradis…

Lorsque nous sommes arrivés à Dunedin (7ème ville de NZ), l’ambiance de cette petite ville dynamique qui héberge une large communauté d’étudiants nous a tout de suite séduite. Logée au pied de la magnifique péninsule d’Otago, cette ville est apparemment très fière de ses origines écossaises, les néo-zélandais la surnomment d’ailleurs « L’Edimbourg du sud ». C’est apparemment aussi une belle excuse pour faire la fête tout au long de l’année histoire de ne pas oublier ses origines et … de se remémorer à quel point le whisky écossais est ¨goûtu¨ 😉 Dommage que nous n’ayons pu voir cela de nos propres yeux car apparemment, ces « néo-zélandais-écossais » sont de bons vivants et ne manquent pas une occasion de sortir leur kilt, leur cornemuse et leur bon whisky (importé d’Ecosse) pour les évènements publics.

Dunedin, Otago Peninsula & Harbour, & Pacific Ocean - aerial

Nous avons donc arpenté avec beaucoup de plaisir les ruelles de cette petite ville pendant quelques jours sans avoir oublié de nous arrêter au célèbre Otago Museum qui abrite une impressionnante collection d’arts primitifs, outils, armes venus des pays océaniques (malheureusement nos photos derrières les vitres n’ont rien donné). La galerie maorie (les premiers habitants de New Zélande) était elle aussi très belle avec son canoë de guerre gigantesque et ses sculptures anciennes. Les enfants quant à eux y ont beaucoup apprécié l’étage supérieur dédié au patrimoine naturel de New Zélande, d’ hier à aujourd’hui avec de nombreux squelettes d’animaux très bizarres, disparus depuis longtemps. Bref, c’était un moment culturel comme on les aime ou l’art se mêlait avec les sciences, la nature et le génie humain.

Notre dernière visite dans la ville a été clairement dédiée à nos papilles puisque nous avons visité l’usine de chocolat Cadbury ! Hummmm ! Notre foie s’en souvient encore… 😉

Cette parenthèse citadine terminée, nous avions hâte de mettre le cap vers la tant attendue péninsule d’Otago, célèbre elle, pour son patrimoine naturel hors pair. Le détour en valait la peine puisque la péninsule d’Otago est ce genre d’endroit où la géographie des lieux vous fait tout de suite vous sentir bien. On a cette impression de se sentir blotti au creux d’un havre de paix où tout est à sa place. Les rivages déchirés dessinent en douceur de petites criques de sables colorés et les prairies verdoyantes parsemées de boules de laines blanches viennent supplanter le décor comme un coussin moelleux. On se sent simplement bien, une thérapie par le regard qui vous relaxe en un clin d’œil 😉

DSC01729Ce petit paradis au bout du monde a su séduire de nombreux néo-zélandais qui y ont jeté l’ancre pour y installer leur maison principale ou bien leurs magnifiques petites cabanes en bois montées sur pilotis.

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Ce qui est remarquable en Nouvelle Zélande c’est que même les lieux les plus renommés présentant de sublimes paysages comme celui-ci restent sauvages. L’empreinte de l’homme y est très faible et l’impression qui s’en dégage est que la nature y est l’hôte et l’homme son invité. Exactement l’opposé de ce que l’on peut ressentir en France et dans de nombreux autres pays d’Europe. Cet équilibre subtil et parfait à mon goût, est quelque chose que je n’avais encore jamais rencontré auparavant. C’est vrai que la Nouvelle Zélande compte une densité de 17 habitants au km2 (sans les moutons ;-)) et que la nôtre est de 100 habitants au km2, ceci expliquant certainement cela. Oui mais alors quel changement ! Tout change, le rapport Homme-Nature est complètement différent mais aussi le rapport entre les Hommes car force est de constater que ce dernier est beaucoup plus doux, heureux et convivial. Hormis la faible densité, l’explication viendrait-elle aussi du fait que les néo-zélandais restent en grande majorité très connectés avec la nature ? En effet ils ont quasi tous un métier lié à la terre : rangers, fermiers , éleveurs ou manager de terre agricoles etc. Je pense sincèrement que cela aide à garder certaines valeurs simples et essentielles chez les individus qui tendent a disparaitre un peu je pense, chez nous autres européens, beaucoup plus citadins et davantage focalisés sur ¨les plaisirs artificiels¨  de la vie moderne. Peut être que certains d’entre nous ont oublié doucement, au fil du temps la nature qui nous entoure et ses bienfaits. En tout cas comme vous pouvez le constater, ce voyage nous amène a nous questionner car en s’extrayant de notre vie quotidienne et de nos tâches journalières on a enfin le temps de prendre du recul sur nous même. Ralentir, faire une pause, pour mieux sentir et observer les choses. Retirer ¨ce filtre opaque¨ en quelque sorte qui nous empêche de voir la vérité et les vraies valeurs de la vie. C’est aussi cela notre chance cette année, et  c’est aussi pour cela que nous aimons autant notre voyage. A chacun ses pensées et ses interprétations…

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D’autres êtres se sont aperçus que la péninsules d’Otago était un paradis sur terre. Je veux parler des lions de mer, des albatros et des pingouins (manchots antipodes pour les experts) que nous avons eu la chance de rencontrer lors de nos promenades. Aurélie se souviendra longtemps de son réveil sur la plage de Sandflybay où elle a pu dés l’aube se retrouver seule sur une plage déserte au beau milieu de lions de mer qui se chamaillaient en famille.

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Quelques vues de notre penthouse roulant au petit matin…

Après ces quelques jours sur la péninsule où nous avons eu l’impression d’être partis très loin de tout, une petite visite culturelle au Dunedin Public Gallery nous a vite ramenée à la réalité humaine. Mais pas celle que vous croyez, mais plutôt celle dont on aime la folie, celle qui brise les codes et qui nous transporte ! Allez hop ! C’est reparti pour une balade mais sans bagages cette fois-ci, direction le monde imaginaire ! Cette artiste néo-zélandaise fort déjantée ;-), mais au talent certain nous a fait voyager aussi à sa manière. On a adoré!

Une pensée spéciale pour Gisèle Berthier, artiste-peintre et sculpteur qui saura apprécier… 😉

 

 

Ce n’est qu’un aurevoir !

Notre prochaine et dernière destination avec la famille au grand complet est la ville d’Oamaru, petite ville côtière de la côte est.

Nous reprenons donc notre route ce matin depuis le lac Alexandria où nous avons passé la nuit la tête dans les étoiles. 120km environ nous attendent, ce qui n’est pas énorme en soi, mais toujours un peu long en Nouvelle-Zélande, qui plus est en camping-car.

Nous ferons plusieurs haltes pour couper ce trajet dont la première dans la petite ville de Twizel. Nous y ferons un bon pic-nic avec le délicieux saumon acheté le matin même au lac Pukaki. En effetil y a une ferme de saumon dans les eaux glaciaires du lac Pukaki. Nous nous sommes régalés de ce saumon frais, dégusté en sashimi, ou bien fumé sur des petits toasts beurrés !!

Nous traversons tout au long de notre route de magnifiques lacs, longerons des rivières, des bras de mer. Les vallons et les collines vertes a perte de vue sont rondes et parsemées de moutons un peu partout, ces derniers font des petits points blancs à l’infini. Soudain une vision nous apparaît…Des chouquettes ! C’est ca ! Rondes comme les collines et saupoudrées de sucre comme les points blancs que font les moutons au loin.
Hummmmm… des chouquettes, je crois que nos bonnes boulangeries françaises commencent à nous manquer sérieusement !
Passons cette métaphores gustative et revenons en à nos moutons. Ils sont ici beaucoup plus nombreux que les Néo-zélandais ! La Nouvelle-Zélande compte seulement 4.700.000 d’habitants pour une superficie de 268.000 km2 soit une densité de 17 personnes au km2. Quand on compare avec la France qui elle a une densité de 100 habitants au km2, on comprend mieux pourquoi les néo-zélandais sont paisibles. Comme je le disais plus haut, on croise ici beaucoup plus de moutons ou de vaches que d’habitants.

…Allé, une petite pause… pour ceux qui nous trouvent un peu trop sérieux…


Bêêêêh, ça alors !

Notre deuxième arrêt se fera aux « Elephant rocks ». Il s’agit d’une colline sur laquelle on peut trouver de gros blocs rocheux aux formes arrondies, évoquant parfois des animaux, têtes de mort etc. Les moutons qui gambadaient au milieu ont ajouté une petite touche ludique (et odorante aussi il faut le dire…) pour les enfants qui se sont amusés à leur courir après ou à essayer de les caresser (sans succès d’ailleurs !). Encore de beaux clichés aériens, merci Olivier !!  (Il fort ce beauf ! T’es un champion !)

 

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Nous avons profité de notre dernière soirée tous ensemble pour aller diner dans un pub typique néo-zélandais de la ville d’Oamaru. Des airs de ville d’antan flottaient ici, une lointaine ambiance « far west » , mais dans le froid. Le lendemain matin, il était temps pour mes parents, mon frère et mon neveu de nous quitter et de reprendre la route pour Christchurch. Leur avion les attendait le soir pour un loooooong voyage de retour à Paris.


C’est donc tous les 4 que nous avons repris notre route le lendemain matin pour atteindre la ville de Dunedin, deuxième ville de l’ile du Sud de Nouvelle-Zélande, avec 125.000 habitants (c’est peu !). Le site des Moeraki boulders se trouvant sur notre chemin, nous y avons fait un arrêt, afin d’admirer les fameux « boulders », qui sont en fait des rochers tout ronds en forme de boules. Ben, des boules quoi…Il y en avait quelques unes abandonnées là en bordure de plage d’une manière aléatoire. En bon marseillais, je me jette à la recherche du cochonnet ! Il doit pas être bien loin…Mais en vain, je ne le trouve pas alors j’explore les alentours à la r cherche d’un quelconque « bob Ricard », une bouteille de pastaga, des olives, un indice d’un passé marseillais oublié, mais rien ! Aucune trace !…Etrange quand même…

(… oui, bon on a le droit d’écrire ce qu’on veut, c’est notre blog apres tout roooo !)

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Les enfants ont profité de cette belle balade pour faire un peu de « land-art » avec leur papa et nous ont fabriqué une belle mascotte!!

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Puis un peu plus loin, une péninsule et son phare appelants à la balade, nous a invité à y faire faire une pause. Il parait en plus que l’on peut y voir des lions de mer et des pingouins. La côte est escarpée et un chemin entre les falaise nous a cependant permis d’accéder à une plage de sable orangé cette fois ci. Là, surprise, plusieurs lions de mers etaient étendus, pratiquant une de leurs activités favorites : la sieste. Nous resterons un bon moment à les observer, fascinés par ces drôles d’animaux qui se grattent comme des chiens avec leurs pattes palmées, baillent à tout rompre toutes les minutes et marche en se dandinant comme des clowns de cirque. Je ne me lasse pas de les contempler.

 

Lake Tekapo, Pukaki et Mont Cook

Peut-être certains croiront qu’il s’agit des paroles du Haka, mais il en est rien.

Ce sont trois sites que nous avons visités en famille…enfin presque (on vous expliquera plus loin) qui sont tous aussi beaux les uns que les autres.

Le premier, le lac Tekapo est au sud-ouest de Christchurch dans les terres. Son eau d’un bleu intense encerclée de monts enneigés est venue nous surprendre au détour d’un virage. Hypnotisés, nos regards sont restés subitement fixés sur ses rivages, comme happés par sa beauté.

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Par chance, nous sommes au printemps et les fleurs (lupins pour la plupart), telles des muses dissimulées dans les prairies alentours, avaient décidé de compléter le tableau, revêtant leurs plus belles robes de pigments multicolores.

Nous avons eu la chance de partir à la redécouverte de ses rivages un peu plus tard dans l’après-midi au cours d’une randonnée très agréable ou notre imaginaire s’est envolé avec les enfants, les batailles chevaleresques du seigneur des anneaux ne nous ont pas quittées.

 

La cerise sur le gâteau nous a été offerte le lendemain lorsque nous sommes allés voir les étoiles vers 23h30 dans un  observatoire niché au bord du lac. Il s’agit d’un des ciels les plus pur au monde pour y observer les étoiles, on ne pouvait pas rater ça!

Malheureusement, nous ne pouvons pas vous montrer de photos de nos observations des galaxies, nébuleuses faites à travers les télescopes mais seulement une simple photo ou l’on peut déjà constater à quel point le ciel est pur (aucune pollution lumineuse). Merci Oliv pour le cliché!

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Après une nuit au bord d’un lac à nouveau, au milieu de nombreux autres vans (camping gratuit) nous avions décidé d’un départ pas trop tardif, soit 9h30!! Nous avons tenu notre cap, les moteurs vrombissaient à 9h30 comme prévu. Seulement voilà… Après une pause de 5 mn aux toilettes situées un peu plus loin, le camping-car 1 est reparti (Passagers à bord: Aurélie, Pierre et Olivier), suivi du camping-car 2 (passagers: La mamie et le papy avec les 3 enfants). Nous devions nous arrêter quelques dizaines de mètres plus loin pour faire le plein d’eau. Mais au bout de 5-10 mn, camping-car 1 ne voyant pas apparaitre camping-car 2 a commencé à s’inquiéter…  Après quelques coups de fils infructueux, nous avons enfin eu des nouvelles. La mamie nous a appelé pour nous dire qu’ils avaient suivis un mauvais camping-car!!! Mais qu’ils arrivaient au point de départ, qu’ils n’étaient pas loin. Mais au bout de 20-25 mn sans personne à l’horizon, camping-car 1 s’est de nouveau inquiété (enfin surtout moi parce que je m’inquiète facilement pour ce genre de chose). Les papy mamie ne répondaient plus au tel, et surtout on se demandait où ils avaient pu aller. Nous aurons des nouvelles 10 mn plus tard, nous disant qu’ils étaient perdus, qu’ils ne savaient pas où ils étaient et ne nous voyaient pas. Bref, finalement nous comprendrons qu’ils ont suivis un mauvais camping-car certes, mais ils ont continué leur chemin pensant nous trouver quelque part sur le bord de la route en train de recharger l’eau. Un immense malentendu avec ma petite maman. Grâce à la géolocalisation de nos amis sur iphone (merci Jean-Marc de m’avoir appris ça!), je me rends compte rapidement qu’ils sont en direction opposée du Mont Cook où nous sommes censés nous promener aujourd’hui. Tout est finalement rentrés dans l’ordre, nous nous sommes retrouvés plus tard à notre destination finale, le sublime Mont Cook! Camping-car2 aura quand même fait 90 km de trop.

La route pour y parvenir est superbe, longeant le lac Pukaki, autre lac d’un bleu incroyable. Le Mont Cook y fait sa première apparition, se reflétant dans le lac. C’est magique. Le ciel est d’un bleu pur aujourd’hui, c’est vraiment beau.

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Après un petit pic-nic au pied du Mont Cook, une belle randonnée de 3h nous attendait, le Hooker Valley Track, qui longe une rivière bleue laiteux cette fois, et des dunes qu’on aurait dit paysagées tellement c’était joli. Nous traverserons 3 longs ponts suspendus au dessus de cette rivière, avançant petit à petit jusqu’au lac Hooker dans lequel nous apercevrons quelques icebergs. Le soleil a tapé fort (et brule ici étant donné que nous sommes proches de l’antarctique), il a fait chaud, mais nous avons été réjouis de cette belle balade de 12 km effectuée en famille.

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Kaïkoura et le Mont Sunday

Ça y est, voilà enfin venu le temps de récupérer notre camping-car adoré, notre penthouse roulant qui nous accompagnera pendant 6 semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande.

Christchurch dans le rétroviseur, nous voilà partis pour une nouvelle contrée : Kaïkoura, située à 280 km plus au nord. Ce village niché au bord de l’océan abrite paraît-il des otaries mais aussi des baleines sur son rivage lointain, c’est une aubaine pour la famille Buiret et surtout le petit Mathéo qui aimeraient bien les apercevoir. Le trajet sera long, environ 4h30 pour 280 km ! Il faut dire que de nombreuses routes sont en circulation alterné suite aux dégâts causés par le tremblement de terre du mois de novembre dernier. Malgré cela, le divertissement à travers les fenêtres de notre vaisseau est resté grandiose.

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L’arrivée à Kaïkoura nous a offert un spectacle d’un autre genre, un contraste démentiel avec le « désert » Australien d’Alice Springs. Nous venons de faire un grand écart de température en passant d’environ 40°C à 10°C, le froid à remplacer la chaleur harassante, la brise glaciale le vent chaud qui dessèche, le bleu profond a fait place aux nuages bas. Les couleurs encore une fois nous émerveillent, l’ocre et le rouge ont tirés leur révérence pour faire place neuve aux tons pastels de gris, de verts et de bleus, fabuleux !

Hot-cold

Vivre autant de contraste en si peu de temps nous fait ressentir que nous sommes vivants, bien ancrés dans le présent, tous nos sens sont en éveil comme jamais ils l’ont été auparavant. Ils font aussi le lien avec nos émotions, nos pensées et nous transportent loin, très loin, aussi loin que votre imaginaire et votre créativité puissent le permettre. La nature a se pouvoir si l’on sait l’écouter et l’observer…

Nous déciderons plus tard de garer nos engins sur le parking d’un pub irlandais qui accueille gratuitement les camper-van. L’endroit est un peu sinistre, des vieux camions de chantier y sont garés, ils ont l’air perdus, abandonnés sur ce parking de basalte gris au milieu d’une plaine où il n’y a rien.  Seul un marais abritant des canards au milieu d’herbes vertes et rouges vient égayer la rudesse d’un lieu aux airs de ¨bout du monde¨.

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Nos préparatifs pour la nuit effectués, nous décidons d’aller nous présenter au propriétaire des lieux avec l’envie non dissimulée d’y boire une bonne pinte, irlandaise de surcroit, histoire de se réchauffer l’âme.

Après quelques minutes perdues dans la nuit noire à essayer de trouver l’entrée des lieux, nous finissons par être attirés par une mélodie lointaine. L’entrée à l’arrière du bâtiment nous a soudainement fait basculer dans une atmosphère joyeuse. Une large terrasse illuminée par des lampions suspendus jouait les entremetteuses, des personnes étaient là, l’air joyeux, certains dansaient, d’autre discutaient, tous avaient un grand sourire aux lèvres qui naturellement nous invitait à aller nous présenter à eux. C’était l’anniversaire du propriétaire du pub, un irlandais fort sympathique qui fêter ses 70 ans ! Évidemment la soirée était privée mais par chance, nous sommes très vite devenus des invités de dernière heure et c’est avec beaucoup de chaleur qu’ils nous ont invité à rester dans les lieux. Aaaaah les pubs irlandais, quelle ambiance ! Tout bon connaisseur sait qu’il est très difficile de trouver la force de quitter un pub irlandais. L’ambiance feutrée y est envoutante, toujours très chaleureuse, et il y avait là en plus un orchestre très sympathique qui jouait des ¨hits¨ des années 70, 80 et surtout de la très bonne bière et de la Guinness ! Bref, nous avons passé un très bon moment avec ces irlandais-néo-zélandais à discuter, nous dandiner, c’était fort sympathique. Enfin, jusqu’au moment où ils nous ont rappelé que les All Blacks jouaient la France le lendemain à Paris. Gloups…..

Le lendemain matin nous ne nous sommes pas défilés avec Patrick, Mathéo et Jules, et sommes allés voir le match (le matin : 10h30) au pub. Un bon café, un écran géant, un pub irlandais bref c’était parfait pour démarrer la journée… Il ne manquait plus que la victoire pour les bleus, mais là, les amis, il ne faut pas rêver de trop non plus…La déculottée nous attendait aussi prévisible que… que, que je ne sais pas, mais c’était prévisible en tout cas. 😉

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En fin de matinée, nous avons décollé pour une belle balade le long de la côte dans l’espoir d’y apercevoir des otaries à fourrure, ils paraît qu’elles sont nombreuses dans le coin. Après une magnifique ascension de 100 mètres de haut 😉 Nous avons pu en apercevoir quelques unes du haut d’une colline. Il n’aura pas fallu longtemps pour que les enfants se mettent à courir à toute berzingue vers les fameuses otaries. Toute une colonie était là, se prélassant sur les magnifiques rochers blancs. Elles étaient superbes à observer, certaines baillaient, d’autres se grattaient ou jouaient à se chamailler. Mais la plus part se prélassaient comme des pachas épousant les reliefs des rochers telles des crêpes fondues au soleil (c’est l’image qui me vient immédiatement à l’esprit) … 😉

Nous déciderons plus tard de pique-niquer là, sous le regard curieux de nos amies les otaries, c’était un moment unique en son genre.

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Mon beauf, comme on a l’habitude de se nommer entre nous 😉 Olivier a pu faire décoller son drone et les clichés qu’il en a ramenés sont d’une beauté à couper le souffle. Il faut dire que c’est un pilote de drone professionnel depuis peu et ça se voit !

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Le jour suivant nous avons pris la route vers l’ouest et l’intérieur des terres, direction Rakaia Gorge et le Mont Sunday. Ce dernier fait parti des nombreux lieux de Nouvelle-Zélande où la trilogie du « Seigneur des Anneaux » a été tourné (le village d’Edoras pour les connaisseurs).

C’était encore une fois une balade sublime avec un décor qui vous laisse bouche bée. Des paysages de montagne sublimes et une impression d’immensité qui vous entoure encore jamais ressentie auparavant.  J’arrête là le descriptif, je préfère vous laissez observer les images qui parlent d’elles-mêmes.

Encore une fois Olivier a pu nous faire des clichés magnifiques avec son drone.

Voyez plutôt, des photos dignes du magazine ¨National Géographic¨.

Rakaia Gorge

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Mont Sunday

 

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Lake clearwater

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Premier pas en Nouvelle-Zélande…

Ça y est nous y sommes !

Nous voilà vraiment de l’autre coté du globe, à 19 179 km de la France ! Le décalage horaire est de 12h00 avec l’hexagone et donc pour ceux qui souhaitent nous joindre par téléphone… Ça risque d’être un peu compliqué…Pour les néophytes, la Nouvelle-Zélande comporte 2 îles, une au sud et l’autre au nord (voir ci-dessous)

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Notre premier pied-à-terre s’est fait à Christchurch sur l’île du sud. Premier petit rappel qui a son importance: En février 2011 la ville a été dévasté par un tremblement de terre faisant 185 morts, son centre ville a été quasi rayé de la carte et les séquelles identifiables par les constructions à moitié en ruines sont encore visibles un peu partout dans la ville comme les témoins douloureux de ce terrible évènement. La ville est donc en reconstruction depuis 6 ans environ et comme bien souvent, les catastrophes font places à la renaissance et au renouveau.

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185 chaises vides en mémoires au victimes de séisme.

Notre deuxième rappel nous sera directement délivré un par un néo-zélandais rencontré dans la rue. Certes il ne paraissait pas détenir « la lumière à tous les étages  » sur sa bicyclette bringuebalante, mais nous a cependant fait la démonstration qu’il détenait encore toute sa bonne mémoire :

 » Hey ! You’re french isn’t it ! «  nous interpelle-t’il. (« hé vous êtes français, n’est ce pas ? »)

 » Yes we are «  répondit Patrick, mon beau-père.

 » Aaaaaah !… Do you know that we helped you during the second war and you, the frenchies ! You are the only ones to have done a terrorist act on the New Zealand’s soil ! Do you know that ?! «  dit-il d’un air crispé.

(Aaaah ! …Savez vous que nous vous avons aidé pendant la deuxième guerre mondiale et vous, les français ! Vous êtes les seuls à avoir commis un acte terroriste sur le sol de la Nouvelle Zélande ?! »)

 » Aaaaah ! Yeesss…  I remember it ! Sorry for that ! » répondit Patrick… un peu gêné, quand même…

Référence explicite à l’incident diplomatique entre la France et la Nouvelle Zélande au sujet de Greenpeace et du Rainbow-Warrior coulé dans le port d’Auckland par des espions français. Merci Tonton ! On en galère encore !…  😉

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Pour ceux que ça intéresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Rainbow_Warrior

Bref, un « Welcoming » digne de ce nom ! 😉

Revenons en à nos moutons (… et il faut dire qu’ici le mouton est roi…hum.) Christchurch est une ville qui se réinvente aujourd’hui et sa résurrection est propice à l’innovation. De nombreux « concept stores » surgissent aux coins des rues, l’architecture se réinvente avec de nouveaux quartiers et lorsqu’un espace reste vide, les artistes ne tardent pas bien logtemps pour y mettre leur « touche »  personnel, éveiller, raviver l’ambiance histoire de conjurer le mauvais sort et regarder l’avenir avec optimisme. Vous l’avez compris, nous avons bien apprécié flâner dans ses rues et cette petit ville pleine d’énergie mérite bien « un petit coup de pouce » et dans tout les cas le détour, pour ceux qui auront la chance de venir en Nouvelle Zélande.

Parmi nos diverses promenades en famille, nous avons eu l’occasion d’admirer les coulisses de Christchurch au sud de la ville sur les hauteurs du mont Cavendish. La vue y était magnifique et la première chose qui nous a frappée est cette couleur incroyable que prend l’océan ! Couleur menthe glaciale, vous savez ce sirop bleu clair… Décidément nous n’en finissons plus d’être surpris par les palettes de couleurs rencontrées tout au long de notre périple.

Avant de partir de Christchurch et d’y réceptionner notre camping car, nous avons traversé l’île du sud, d’est en ouest à bord d’un train: le Tranzalpine. Ces paysages ont été un hors-d’œuvre si l’on peut dire, de ce que la Nouvelle Zélande nous réserve de beauté au naturel pour nos semaines à venir.

On vous laisse admirer.

 

 

L’Australie. Happy end dans le désert !

Notre périple de 5 jours dans le désert australien a débuté en arrivant par avion à Alice Springs, où nous rejoignions mes parents, mon frère et mon neveu Mathéo. Nous étions très impatients de les revoir, les enfants comptaient les jours depuis des semaines…

11h45, notre avion s’est posé et 10 minutes plus tard…. les embrassades affluèrent, une immense joie de se retrouver tous ici à l’autre bout du monde. Une fois les bagages récupérés, direction le loueur de voiture, pour récupérer nos deux 4×4 avec tente sur le toit, pour 5 jours de camping dans le désert ! Une réelle expérience, croyez-moi, surtout pour mon papa qui n’est pas un grand fan, voire même totalement hermétique à ce mode de vacances. Alors du camping dans le bush, vous imaginez ! Voici les bêtes en image:

Après une première nuit dans un bon camping d’Alice Springs qui s’est plutôt bien déroulée, le temps de tout rempaqueter (parce que oui chaque fois il faut monter la tente le soir et démonter le matin si on veut pouvoir bouger !), et nous voilà partis pour 6h de route annoncées (450km) pour atteindre notre première destination, le fameux rocher ULURU, également connu sous le nom d’Ayers Rock. Il s’agit d’un gros rocher en grès  qui s’élève à 348 mètres en plein milieu des plaines du désert australien, au centre du pays. C’est un lieu sacré pour les peuples aborigènes, à la base duquel ils pratiquent parfois des rituels et réalisent des peintures rupestres d’une grande importance culturelle. Il est un des emblèmes de l’Australie et est classé au patrimoine de l’UNESCO. Nous arrivons vers 16h, et après une courte balade (avec plus de 40 degrés et des tonnes de mouches qui tentent de s’infiltrer dans le moindre de vos orifices, il est très dur de marcher plus d’1h), nous allons nous positionner au point de vue pour le coucher de soleil qui y est réputé, car au fur et à mesure que le soleil descend, les couleurs changent. Tranquillement installés sur les toits de nos engins, le spectacle est magique!

Le lendemain, nous attend la visite des voisines de Uluru, les KATA TJUTA. Formations rocheuses également, toutes aussi jolies à admirer. Courte balade à nouveau, puis visite du centre culturel pour en apprendre un peu plus sur les aborigènes, leurs croyances et coutumes.

La matinée du troisième jour nous permet d’atteindre le parc national de Kings Canyon, situé à 350 km au nord d’ULURU. L’après-midi sera dédiée au farniente, à la piscine du camping, histoire de souffler un peu. Les chaleurs sont harassantes et les balades ferment de toute façon en fin de matinée jusqu’au lendemain matin afin d’éviter les accidents (les australiens sont toujours très prudents). Nous profiterons d’un coucher de soleil depuis le camping avec de magnifiques couleurs.

Réveil matinal (6h) le quatrième jour, afin de pouvoir faire la balade de 6km (Rim walk), car son accès ferme à 9h le matin, et à la fraiche ce sera moins éprouvant. Le canyon est sublime. Une des plus jolies randos que l’on ait jamais faites. On ascension raide au départ pendant 400-500 mètres permet d’arriver au sommet du canyon et la balade se poursuit pour en faire le tour avec des points de vues, vertigineux tout le long. Les parois rouges et ocres sont splendides, les vues sur la vallées tout aussi magnifiques.

Nous reprenons la route en début d’après-midi pour Alice Springs, mais cette fois par la Mereenie Loop, qui débute par une piste de terre rouge sur une distance de 160km, avant de rejoindre l’asphalte que nous connaissons mieux. Belle expérience, les garçons sont ravis, et vont pouvoir s’amuser un peu. La route est beaucoup moins monotone qu’a l’aller, les paysages et palettes de couleurs somptueux, nous sommes ébahis tout au long de cette piste.

 

Dernier coucher de soleil dans l’Outback australien, nous nous arrêtons sur un très beau point de vue sur les West Mac Donnell Ranges qui forment une chaîne de montagnes longue de 650 kilomètres et vieille de 800 millions d’années, orientée est-ouest.Les paysages sont encore différents. On retrouve la terre rouge sur les parois des montagnes mêlées à des verts, des jaunes, le noir de la rivière. C’est sublime!

Cette traversée du désert nous a conquis. La chaleur, les mouches et la rudesse du camping pour certains 😉 auront été dur à supporter, mais les images resteront gravées dans nos mémoires ! Ce périple marque la fin de notre road-trip en Australie de 46 jours, 8500km parcourus, des paysages traversés divers et variés mais toujours sublimes. Bien que contents d’appréhender une nouvelle étape de ce tour du monde, c’est avec un petit pincement au cœur que nous repartons d’Australie, et avec l’envie certaine d’y revenir. Il reste tant à découvrir!

L’aventure se poursuit en Nouvelle-Zélande. A bientôt…

Ps: les photos aériennes ont été prises par mon frère Olivier avec son drone!