Ça y est, voilà enfin venu le temps de récupérer notre camping-car adoré, notre penthouse roulant qui nous accompagnera pendant 6 semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande.
Christchurch dans le rétroviseur, nous voilà partis pour une nouvelle contrée : Kaïkoura, située à 280 km plus au nord. Ce village niché au bord de l’océan abrite paraît-il des otaries mais aussi des baleines sur son rivage lointain, c’est une aubaine pour la famille Buiret et surtout le petit Mathéo qui aimeraient bien les apercevoir. Le trajet sera long, environ 4h30 pour 280 km ! Il faut dire que de nombreuses routes sont en circulation alterné suite aux dégâts causés par le tremblement de terre du mois de novembre dernier. Malgré cela, le divertissement à travers les fenêtres de notre vaisseau est resté grandiose.

L’arrivée à Kaïkoura nous a offert un spectacle d’un autre genre, un contraste démentiel avec le « désert » Australien d’Alice Springs. Nous venons de faire un grand écart de température en passant d’environ 40°C à 10°C, le froid à remplacer la chaleur harassante, la brise glaciale le vent chaud qui dessèche, le bleu profond a fait place aux nuages bas. Les couleurs encore une fois nous émerveillent, l’ocre et le rouge ont tirés leur révérence pour faire place neuve aux tons pastels de gris, de verts et de bleus, fabuleux !

Vivre autant de contraste en si peu de temps nous fait ressentir que nous sommes vivants, bien ancrés dans le présent, tous nos sens sont en éveil comme jamais ils l’ont été auparavant. Ils font aussi le lien avec nos émotions, nos pensées et nous transportent loin, très loin, aussi loin que votre imaginaire et votre créativité puissent le permettre. La nature a se pouvoir si l’on sait l’écouter et l’observer…
Nous déciderons plus tard de garer nos engins sur le parking d’un pub irlandais qui accueille gratuitement les camper-van. L’endroit est un peu sinistre, des vieux camions de chantier y sont garés, ils ont l’air perdus, abandonnés sur ce parking de basalte gris au milieu d’une plaine où il n’y a rien. Seul un marais abritant des canards au milieu d’herbes vertes et rouges vient égayer la rudesse d’un lieu aux airs de ¨bout du monde¨.

Nos préparatifs pour la nuit effectués, nous décidons d’aller nous présenter au propriétaire des lieux avec l’envie non dissimulée d’y boire une bonne pinte, irlandaise de surcroit, histoire de se réchauffer l’âme.
Après quelques minutes perdues dans la nuit noire à essayer de trouver l’entrée des lieux, nous finissons par être attirés par une mélodie lointaine. L’entrée à l’arrière du bâtiment nous a soudainement fait basculer dans une atmosphère joyeuse. Une large terrasse illuminée par des lampions suspendus jouait les entremetteuses, des personnes étaient là, l’air joyeux, certains dansaient, d’autre discutaient, tous avaient un grand sourire aux lèvres qui naturellement nous invitait à aller nous présenter à eux. C’était l’anniversaire du propriétaire du pub, un irlandais fort sympathique qui fêter ses 70 ans ! Évidemment la soirée était privée mais par chance, nous sommes très vite devenus des invités de dernière heure et c’est avec beaucoup de chaleur qu’ils nous ont invité à rester dans les lieux. Aaaaah les pubs irlandais, quelle ambiance ! Tout bon connaisseur sait qu’il est très difficile de trouver la force de quitter un pub irlandais. L’ambiance feutrée y est envoutante, toujours très chaleureuse, et il y avait là en plus un orchestre très sympathique qui jouait des ¨hits¨ des années 70, 80 et surtout de la très bonne bière et de la Guinness ! Bref, nous avons passé un très bon moment avec ces irlandais-néo-zélandais à discuter, nous dandiner, c’était fort sympathique. Enfin, jusqu’au moment où ils nous ont rappelé que les All Blacks jouaient la France le lendemain à Paris. Gloups…..
Le lendemain matin nous ne nous sommes pas défilés avec Patrick, Mathéo et Jules, et sommes allés voir le match (le matin : 10h30) au pub. Un bon café, un écran géant, un pub irlandais bref c’était parfait pour démarrer la journée… Il ne manquait plus que la victoire pour les bleus, mais là, les amis, il ne faut pas rêver de trop non plus…La déculottée nous attendait aussi prévisible que… que, que je ne sais pas, mais c’était prévisible en tout cas. 😉

En fin de matinée, nous avons décollé pour une belle balade le long de la côte dans l’espoir d’y apercevoir des otaries à fourrure, ils paraît qu’elles sont nombreuses dans le coin. Après une magnifique ascension de 100 mètres de haut 😉 Nous avons pu en apercevoir quelques unes du haut d’une colline. Il n’aura pas fallu longtemps pour que les enfants se mettent à courir à toute berzingue vers les fameuses otaries. Toute une colonie était là, se prélassant sur les magnifiques rochers blancs. Elles étaient superbes à observer, certaines baillaient, d’autres se grattaient ou jouaient à se chamailler. Mais la plus part se prélassaient comme des pachas épousant les reliefs des rochers telles des crêpes fondues au soleil (c’est l’image qui me vient immédiatement à l’esprit) … 😉
Nous déciderons plus tard de pique-niquer là, sous le regard curieux de nos amies les otaries, c’était un moment unique en son genre.


Mon beauf, comme on a l’habitude de se nommer entre nous 😉 Olivier a pu faire décoller son drone et les clichés qu’il en a ramenés sont d’une beauté à couper le souffle. Il faut dire que c’est un pilote de drone professionnel depuis peu et ça se voit !

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Le jour suivant nous avons pris la route vers l’ouest et l’intérieur des terres, direction Rakaia Gorge et le Mont Sunday. Ce dernier fait parti des nombreux lieux de Nouvelle-Zélande où la trilogie du « Seigneur des Anneaux » a été tourné (le village d’Edoras pour les connaisseurs).
C’était encore une fois une balade sublime avec un décor qui vous laisse bouche bée. Des paysages de montagne sublimes et une impression d’immensité qui vous entoure encore jamais ressentie auparavant. J’arrête là le descriptif, je préfère vous laissez observer les images qui parlent d’elles-mêmes.
Encore une fois Olivier a pu nous faire des clichés magnifiques avec son drone.
Voyez plutôt, des photos dignes du magazine ¨National Géographic¨.
Rakaia Gorge


Mont Sunday
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Lake clearwater

