Eungella National Park

Aujourd’hui nous partons à la chasse aux Ornithorynques dans le Eungella National Park. Ce parc se situe à 140 km d’Airlie Beach, nous allons faire l’aller-retour dans la journée pour essayer de voir ces animaux endémiques de l’est de l’Australie et de Tasmanie. Voici ce que nous a expliqué le « ranger » du parc et que j’ai retrouvé sur Wikipédia 😉

« C’est l’une des cinq espèces de l’ordre des monotrèmes, seul ordre de mammifères qui pond des œufs au lieu de donner naissance à des petits complètement formés (les quatre autres espèces sont des échidnés). C’est la seule espèce actuelle de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu’un grand nombre de fragments d’espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découverts1.

L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert ; bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C’est l’un des rares mammifères venimeux2 : le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien. Les traits originaux de l’ornithorynque en font un sujet d’études important pour mieux comprendre l’évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l’Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux événements nationaux et il figure au verso de la pièce de monnaie de 20 cents australiens.

Jusqu’au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l’heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu’il soit sensible aux effets de la pollution, l’espèce n’est pas considérée comme en danger. »

Ce parc est superbe, une ambiance mystique s’en dégage, d’autant qu’aujourd’hui, le temps est couvert, nous sommes dans les nuages. La forêt tropicale est baignée dans une humidité incroyable. Ajoutez à cela des chants d’oiseaux comme jamais nous n’en avons entendu, et cela vous donne l’impression d’être au beau milieu du film «  »gorille dans la brume » !!

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Pour les ornithorynques, il faut être patient, très patient… Nous avons trouvé des spots où nous nous sommes posés plus de 30 minutes à chaque fois, pour essayer d’avoir la chance d’en voir de nos propres yeux. A deux reprises nous les apercevrons remonter à la surface, mais très vite repartir sous l’eau. C’est que c’est petits animaux sont très timides et ne nous ont pas laissé le temps de les prendre en photos.

Nous joignons aux images quelques sons d’oiseaux qui valent que vous tendiez l’oreille. Écoutez plutôt…

Mission Beach, et Townsville

Suite à la visite chez le docteur, nous avons filé sur Mission beach à 130km au sud, pour y passer la nuit et profiter le lendemain matin du bord de plage et y faire le petit déjeuner, l’école, pêcher pour les garçons, footing pour la maman.

Encore une fois le paysage est à couper le souffle. C’est simple, ici tous les paysages donnent l’impression d’être dans un parc naturel. Ça en est même frustrant quelques fois car le pays étant tellement grand, nous ne pouvons pas nous arrêter à chaque fois qu’il y a un bel endroit, et il y en a beaucoup…

Vous l’aurez compris, c’est un pays où il faut donc faire des choix, et croyez-moi ils sont plutôt cornéliens.

Fin de journée, nous voici arrivés à Townsville, ville étape, depuis laquelle nous pensions partir en excursion pour une journée à Magnetic island, pour y découvrir ses plages et y voir les nombreux koalas présents dans les forêts de l’île. Après réflexion, nous ferons l’impasse sur cette île, qui doit être magnifique, mais nous devons malheureusement faire ces fameux choix dont je vous parlais plus haut si nous souhaitons arriver à Adelaïde comme prévu le 2 novembre sans taper « un sprint final ». Nous préférons donc partir plus tôt pour consacrer davantage de temps à notre prochaine destination : Airlie beach et ses prometteuses whitsundays islands.

Décision faite, nous passerons donc une soirée dans un sports-bar bien agréable de Townsville histoire d’en capturer l’ambiance festive qui s’en dégage. Le lendemain matin, un bon petit déjeuner au bord du lagon suivi d’une balade découverte du centre-ville et nous voilà repartis pour 3 heures de route…

 

Cairns, c’est cool Bro !

En allant sur Cairns, nous avons emprunté une route sublime qui longe l’océan et offre des vues spectaculaires tout le long! Magnifique. Avant d’arriver dans la ville, nous avons fait un stop à Kuranda koala garden, pour faire plaisir aux enfants et leur donner la chance de prendre dans leurs bras un koala. Pas de chance pour Jade, elle n’a pas la taille requise et n’a pas pu porter le koala. Mais nous avons tout de même eu la photo de famille avec le koala.

Notre soirée à Cairns a eu lieu au fameux lagon artificiel aménagé dans la ville. Un lagon artificiel construit au bord de mer, mais pourquoi donc me diriez-vous ? Eh bien c’est très simple, il y a des crocodiles dans l’océan et de nombreuses méduses très dangereuses voire mortelles (méduses box), les australiens ont donc eu la sacrée bonne idée de faire une entrée d’eau de mer pour y construire ces lagons sécurisés. Nous avons pu nous baigner sans danger et profiter du coucher de soleil. Le soir venu, les nombreuses infrastructures publics gratuites autour du lagon ont grandement participé à notre bien-être : douche avec eau chaude, toilettes nickels, jeux pour enfants, nous avons même pu cuisiner nos chorizos sur un des nombreux BBQ en libre-service, toujours au bord du lagon. Pour vous en dire un peu plus, chaque ville ici est ultra bien aménagée, tout est fait pour que les australiens (ou touristes) se sentent bien en extérieur. Elles ont presque toutes un lagon, ou une très grande piscine aménagée avec une plage de sable. Autour d’elles, des esplanades gigantesques (pelouses), des mobiliers urbains très bien conçus et en parfait état, des tables de pic-nic ombragées, des BBQ électriques, des wc et douches d’une incroyable propreté, de l’eau potable partout, et parfois même des points électriques pour pouvoir recharger nos nombreux appareils électroniques. Et, pour le plus grand bonheur de nos enfants, des aires de jeux incroyables, avec tyroliennes, et parfois, comme à Townsville, un mini Aqualand. Toutes ces infrastructures sont gratuites et c’est vraiment impressionnant de voir à quel point les villes sont bien entretenues, propres et fleuries. Elles sont à l’évidence orientées vers l’humain. Nous avons vu des inscriptions telle que : « This is the pier. This is Your place ! » Il y a des employés municipaux partout qui s’affairent au nettoyage des espaces publics et à l’entretien des espaces verts. On en a même vu employé polisher une poubelle en inox !

Pas de doute, les australiens savent certainement mieux que nous où passent leurs impôts locaux…

Derrière tout cela, ce qui est aussi frappant c’est le sens civique très développé des australiens. Sur la route par exemple, tout le monde respecte les limitations de vitesse, dans les espaces publics il n’y a aucune inscription nécessaire du genre : « nettoyer derrière vous » ou « respecter la propreté des lieux », cela coule de source ! Et que dire du coté avenant des australiens. A peine on se croise et les « Hello, how are you? » ou « Hey man ! Have a good’ay ! » pleuvent ! Un australien nous expliquait qu’il fallait être avenant envers les gens et éviter de ne rien dire. De nature extraverti, l’australien n’est pas du genre à éviter les regards et regarder ses chaussures sans dire bonjour. Et tant mieux ça fait du bien !

Ils ont donc un sens civique proche des pays scandinaves et une communication généreuse similaire aux pays méditerranéens. Un mélange idéal à mon goût, que je n’ai jamais rencontré dans aucun pays d’Europe…

Le lendemain matin, réveil matinal pour un embarquement sur un catamaran géant et une journée de croisière et snorkelling sur la grande barrière de corail. Enfin, sur une partie, puisqu’il faut savoir que la grande barrière de corail s’étend sur environ 2300km, et peut d’ailleurs être vue depuis l’espace ! Nous avons adoré cette journée, pour le snorkelling car nous avons pu voir de plus gros poissons comparativement aux spots de Bali, dont un Napoléon et un énorme barracuda de 2m de long, mais aussi pour l’accueil qui était génial. Chaque membre de l’équipage est là pour que l’on se sente bien, répondre à nos questions et nous en apprendre plus sur leur pays, la faune et la flore aquatique. Nous avons d’ailleurs rencontré un couple d’australiens très sympas qui nous a expliqué pas mal de choses. Dont une très simple : « Everything will try to kill you in Australia » (« Tout essaie de te tuer en Australie »)

 

Effectivement ! J’ai testé pour vous… Cela fait 3 jours que je me trimballe une violente infection sur les pieds suite à des piqures de « Sunflies » (puces de sables) encore elles ! Lors de l’une de nos visites dans une forêt de mangroves. Résultat : plaies qui ne guérissent pas, pieds en forme de chipolatas, fatigue et fièvre le soir, (je vous évite la photo, ça vaut mieux…)

Notre fin de journée c’est donc naturellement poursuivie chez le médecin : 70$ la consultation et 50$ pour 2 boites de médocs (Hum… pour le système de santé je pense par contre que l’on est au top en France ;-))

Welcome in Australia !

Nous voilà arrivés en Australie!! Le pays dont Pierre a tant rêvé et que je retrouve avec grand bonheur. Les sensations vécues il y a 20 ans lors de ma première découverte de l’Australie, où j’ai passé 6 mois en stage et en vadrouille surtout, sont retrouvées dès les premiers instants. La gentillesse des Australiens, avec dès notre arrivée le super accueil à l’endroit où nous récupérons le camping-car. La demoiselle est tellement gentille et adorable avec nous qu’on a l’impression qu’elle est aussi heureuse que nous de ce périple à venir. Après quelques explications sur l’utilisation de la bête (camping-car 6 places Maui), et des recommandations sur les alentours à visiter, nous voilà partis, heureux comme tout, les enfants hystériques de leur nouvelle maison, sur les routes de l’Australie, et du Queensland en particulier. Un plein de course est fait rapidement, et nous partons direction le nord, à la découverte des sublimes paysages qui nous attendent. Nous avons débuté par un arrêt à Palm Cove puis Ellis Beach, deux très jolies plages sauvages, comme nous allons en rencontrer tout le long de la côte.

Après avoir passé la nuit à Port Douglas, nous avons mis le cap au nord, pour une visite des gorges de Mossman. Un chemin aménagé de 3 km nous permet de faire une immersion dans la forêt tropicale qui borde la rivière de Mossman, c’est très beau et reposant.

En fin de journée, nous continuons notre route vers le nord, pour y passer la nuit dans un camping repéré au préalable, à Cap Tribulation. Camping obligatoire pour se recharger en eau car nous sommes déjà à sec, et recharger en électricité. Malheureusement, nous ne sommes pas encore au point niveau horaires, et débarquons beaucoup trop tard (19h!). Résultat, le camping est plein, plus de place pour nous accueillir. Solution de replis, nous repartons en arrière pour nous poser dans un autre camping vu en route. Il est presque 20h, la réception est fermée. Après discussion avec des jeunes françaises croisées dans le camping, elles nous recommande de nous installer où on peut et de se déclarer le lendemain matin. Elles nous expliquent également que les campings ferment entre 17h et 18h!! Ah oui, il va vraiment falloir réorganiser nos journées. Commençant vraiment à avoir envie de nous poser, nous suivons leur conseil, et nous dégotons un emplacement.

Le lendemain matin, nous repartons avec l’électricité rechargée mais point d’eau car c’est trop compliqué à priori dans cette région du nord de l’Australie, il faut traverser une rivière sur un ferry, ce qui est donc trop couteux pour ramener de l’eau potable. Nous ne pourrons donc toujours pas cuisiner, ni prendre de douche ni rien!

La journée est dédiée à la découverte de la forêt tropicale de Daintree, qui borde l’océan et des plages toutes plus belles les unes que les autres. Seul bémol, on ne peut pas s’y baigner, des crocodiles peuvent être présent dans les eaux. Même si l’eau est claire, on ne sait jamais, on ne tente pas le diable. il n’y a d’ailleurs personne qui s’y risque.

Balades dans des chemins aménagés dans la forêt tropicale:

Les payages traversés pendant ses 2 jours sont déjà sublimes et prometteurs. Encore une fois des couchers de soleil de fou! Moi qui suis fan, je suis servie. 😉

Nous croisons également de drôles de signes sur la route, qui amusent beaucoup les enfants.
Pour la petit histoire. Les vraies panneaux de signalisation sont : En haut, « Attention aux cassowaries » (oiseaux menacés assez grands) En bas: simplement un dos d’âne à l’origine.
Mais les deux panneaux ont été détournés avec humour en y ajoutant le « Before et after » et le dos d’âne a été transformé en cassowary mort à plat ventre… (chill out, not flat out )
Et en plus c’est bien fait ! ;-)))

Enfin, que tout le monde soit rassuré, nous continuons l’école tous les jours, les enfants sont ravis de leurs salles de classes!

 

 

Nusa Lembongan un petit paradis…

Pour conclure notre périple à Bali, nous avions décidés d’aller nous échouer sur l’île de Nusa Lembongan au sud de Bali avec pour objectif principal d’essayer d’y voir les raies mantas. Nous voilà donc partis au petit matin, sur notre ferry surchargé. La traversée n’a durée que 3/4 d’heures et à notre arrivée l’eau émeraude nous attendait. Cette fois ci, n’ayant rien réservé à notre arrivée, nous souhaitions voir si l’on pouvait mieux négocier les tarifs hôteliers sans passer par booking. Effectivement, le 5ème établissement fût le bon et nous réussissons à obtenir une chambre familiale a un prix record, sable blanc piscine etc.  Comme quoi, ça vaut le coût de sortir des sentiers battus…

Après nous être informés auprès de la réception de l’hôtel, nous  réservons pour le lendemain matin, un tour en bateau de 3heures. Au programme: nage avec les raies mantas et visites des meilleurs spots de snorkelling autour de l’île. Le manager de l’hôtel nous prévient auparavant que les raies mantas ne sont pas toujours présentes et qu’il faut un peu de chance pour les rencontrer. Nous décidons de tenter notre chance, c’est maintenant ou jamais. Et bien nous en a pris, car à 8h30 nous étions à Manta bay et là, majestueuses, les raies étaient au rdv. C’était extraordinaire, une première pour nous tous. Les raies nous ont littéralement frôlées et j’ai pu faire quelques belles apnées et passer sous elles, un moment qui restera gravé dans ma mémoire. Jules s »est émerveillé lui aussi. Jade les a vu depuis le bateau car il y avait beaucoup de houle et elle n’a pas osé se jeter à l’eau.

Le reste du temps sur l’île nous avons profité des plages, du farniente et de la beauté des couchers de soleil qui sont sublissimes sur cette île. Nous avons aussi fait une belle rencontre, Benoit et Géraldine, des Lyonnais (encore! on a rencontré pas mal de lyonnais depuis le début du voyage!), avec qui nous avons passé pas mal de temps. Nous (les filles) avons même réussi à trainer les garçons (Benoit et Pierre) à leur premier cours de yoga. ils ont été enchanté par cette découverte.

 

 

 

un week-end à Munduk

Samedi matin, 8h30, départ pour un week-end de trois jours dans la région montagneuse de Munduk. Pour démarrer la journée, nous sommes allés voir un spectacle de danse Barong, dans lequel sont utilisés les masques et marionnettes vus la veille au musée des masques. Un orchestre de Gamelan, musique traditionnelle de Bali, nous accueille, avec ses sons de cymbales métalliques, percussions et flûtes. Le spectacle qui s’en suit nous fait penser à une pièce de théâtre qui serait jouée par des enfants, c’est très naïf, très vivant. La danse théâtrale du Barong se déroule en plusieurs actes et met en scène traditionnellement le combat entre le bien (Barong) et le mal (Rangda). Nous avons bien apprécié ce petit moment culturel.

 

Direction ensuite le temple de Tirta Empul qui est réputé à Bali pour sa source d`eau sacrée, les Balinais y viennent se purifier. Le bassin comporte 13 fontaines avec des noms différents. ( les 2 dernières on ne peut y aller qu`en cas de décès dans la famille). Les balinais doivent d`abord poser une offrande au temple principal pour pouvoir se baigner dans le bassin et passer sous les fontaines pour prier. Mettre la tête sous les fontaines permet de se laver des pensées impures et des démons internes.

La suite de la journée a été un peu épique car nous sommes montés dans le nord pour rejoindre Munduk mais au bout d’un long moment nous nous sommes rendus compte que l’on ne pouvait pas traverser la rivière au nord de l’île et qu’il fallait redescendre exactement où nous étions le matin même pour traverser puis remonter dans le nord par une autre route! Perte de temps et agacement. Fort heureusement, le petit warong dans lequel nous avons mangé était super sympa et nous a très vite fait oublier notre petit tracas.

Par la suite nous avons pu profiter des paysages de la région de Munduk pendant 2 jours, c’était vraiment très beau et relaxant. Nous avons même eu droit à des massages des enfants pendant 1 heure. Il faut dire qu’ils ont été à bonne école au Gilis où nous nous faisions masser en  fin de journée, ils ont vite appris et tant mieux pour nous 😉

En redescendant vers le sud direction Sanur, nous sommes passés par les fameuses rizières Jatiluwih qui font parties du patrimoine de l’Unesco. Nous pouvons dire que nous en avons vu pas mal des paysages de rizières tout au long de nos virées en Asie du sud est, mais là… Nous sommes tombés sur « le must »  ! Nous sommes restés là pendant quelques heures à admirer le spectacle qui s’offrait à nous. Simplement sublime…

Le soir, juste avant de nous rendre à Sanur nous nous sommes arrêtés près d’Ubud pour y voir un spectacle de kecak. Le Kecak (prononcé ketchak) est un cœur de percussions vocales balinais accompagnant originellement des transes lors de rituels. Le spectacle se produisait dans le village de Junjungan, à côté d’Ubud, et ici 70 familles du village sont représentées dans le spectacle, et les hommes de ces familles sont présents tous les lundis pour se produire. Nous avons adoré, tellement original et puissant, mais le plus beau est de voir tous ces hommes qui se rassemblent chaque semaine pour célébrer cette dance.  Ils sont torses nus, les corps vibrent à l’uni son et se touchent pour former une seule masse, puissante comme une vague qui vient déferler. Un moment où le collectif prend une dimension superbe comme seuls les asiatiques savent le faire.

 

 

 

 

 

 

Aide pour des amis victimes du cyclone Irma à Saint-Martin 

https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-lola-pierre-et-mael


Voici le lien d’une cagnotte qui a été mise en place pour aider nos amis Pierre, Lola et leur fils Maël qui reviennent en France pour reconstruire une nouvelle vie après le passage d’Irma à Saint-Martin où ils habitaient. Ils ont dû tout laisser derrière eux : voiture, boulot pour Lola, fringues…tout. Et probabilité plus que faible qu’ils récupèrent quelque chose de leurs assurances…;-( Après discussion avec eux, malgé leurs réticences initiales, on a décidé de créer une petite cagnotte pour les aider au démarrage. Et si jamais au final ils arrivaient à redresser la barre rapidement, on donnera le trop-plein pour la reconstruction de l’ìle, ça ne sera jamais perdu;-9. À vot bon coeur, les amis!

Visite dans le centre de BAli (Ubud)

Depuis notre départ des îles Gilis vers le centre de Bali le débit du wifi nous joue des tours. Il nous est casi impossible d’uploader ne serait-ce qu’une simple image, ce qui explique notre absence sur le blog. Bref, aujourd’hui nous profitons de notre balade pour tenter notre chance à nouveau à partir d’un énième… restaurant qui a soit disant le wifi.

Nous avons passé cette dernière semaine aux environs de la très connue ville d’Ubud, au centre de Bali (à une dizaine de kms) dans un petit village nommé KELIKI. J’ai trouvé un hébergement un peu différent, puisqu’il s’agit d’un « pavillon » (petite maison avec 2 chambres et une salle de bains), situé dans un « Balé ». Un Balé est un hameau fermé en quelque sorte puisqu’il est entouré de murs, où les balinais vivent en famille, toutes générations confondues. Il est composé de plusieurs habitations et contient généralement un temple en son sein où les familles viennent y faire leurs prières et de nombreuses cérémonies religieuses. Ce balé a été aménagé pour pouvoir y recevoir des voyageurs. On y trouve plusieurs pavillons de 2 ou 3 chambres. C’est à priori idéal pour partager le quotidien des familles balinaises et découvrir leurs activités tant quotidiennes qu’artistiques car la particularité des habitants de ces différents balé est qu’ils sont tous peintres. Nous avons pu aussi découvrir le batik (peinture sur tissu), la sculpture sur bois, la fabrication d’huile de coco, d’offrandes, d’huile de massage etc. Nous avons été accueillis par Riong et son épouse Pitri.

Le premier jour, nous avons décidé de rester au balé, afin de profiter de ce partage. Les enfants ont fait de la peinture avec Rion et ont aussi participé à la fabrication d’offrandes, avec Pitri, sa femme. Ils ont adoré leur journée, cela leur à permis de faire une pause plutôt relaxante parmi nos nombreuses virées. Après le petit déjeuner, au moment de l’école, nous avons su que deux autres enfants faisaient l’école dans un pavillon juste à côté. Nous avons fait la connaissance de Lise et ses enfants Noah et Malou, en voyage pour 4 mois en Asie ! Les enfants étaient ravis de trouver enfin des copains !

Au matin du deuxième jour, une fois le petit déjeuner avalé et l’école faite, nous voilà partis tous les 7 (avec Lise et ses enfants), pour la grande balade jusqu’à Ubud, uniquement au travers des rizières et de la jungle, accompagnés de Riong. Il nous a fait découvrir pleins de choses en route (goyave, fraises sauvages, fabrication de trompette avec des tiges d’arbre de papaye, fabrication d’alcool de palme (Arak) …. C’était un chouette moment, une balade de 13kms tout de même, soit 4h de marche ! Les enfants ont vraiment assuré et ont avalé les kilomètres  sans rechigner. L’après-midi, nous avons découvert la ville d’Ubud, très touristique et sans grand intérêt pour nous, mais qui nous aura permis de trouver une voiture à louer pour les 6 prochains jours. Le soir, nous avons retrouvé avec plaisir une famille de français également, croisée lors de notre départ d’Amed. Guiom, Sabine et leurs enfants Koru et Zeïa, font eux un voyage de 5 mois en Asie et Australie. Les enfants étaient très très contents de les retrouver, ils ont tous le même âge, ça fait une belle petite bande au balé maintenant.

C’est tout naturellement que nous avons décidé de partager notre voiture le troisième jour pour partir à la découverte des alentours avec Guiom et Sabine. Petit aperçu des majestueuses rizières de Tegallalang pour débuter,

puis visite des tombeaux royaux de Gunung Kawi. Très beau site entouré de rizières également, qui se mérite puisqu’il faut monter et descendre des centaines de marches sous une chaleur écrasante.

Après ça, nous souhaitions déjeuner près du volcan Batur, des restaurants offrent une splendide vue sur le volcan et le lac à son pied. Nous avons trouvé facilement et après négociation du prix des menus et de la taxe, nous nous sommes installés sur la terrasse offrant une vue à couper le souffle !

Direction ensuite, le temple Ulun Datu Batur. Les temples balinais paraissent un peu simple en passant après les temples d’Angkor ou les temples Vietnamiens, mais l’ambiance qui s’y dégageait était sympa, en fin de journée, nous étions seuls, le jour tombait, j’ai pu faire de jolies photos. Et enfin, pour clôturer cette belle journée, direction les bords du lac pour s’offrir un bain dans un des nombreux bains d’eau de source chaude. Il faisait à présent nuit noire, et le ciel étoilé vu depuis ces bains était superbe. Un bon moment de décontraction avant le retour au Balé.

Le quatrième jour au balé, nouvelle balade avec la famille de Guiom et Sabine, dans un magnifique musée des masques et marionnettes. L’endroit est superbe, des belles petites maisons en bois sculpté accueillent chacune différentes collections de masques, marionnettes en cuir, géants, marionnettes type guignol etc. Le tout est situé dans un magnifique jardin complanté, très bien entretenu. Très paisible, nous sommes à nouveau seuls, et pouvons admirer de belles rizières en bordure du jardin. Nous souhaitions visiter le marché de Sukawati ensuite, mais nous sommes arrivés trop tard malheureusement, les échoppes avaient fermés pour la plupart.

Nous aurons passé 4 jours 5 nuits dans ce balé. C’était chouette, nous avons rencontrés les locaux mais aussi des voyageurs comme Orlando et Laura, un couple de suisses fort sympathiques ! Jules a adoré Orlando et son humour 😉 Et Claudiu, un Roumain très intéressant aussi. Le soir venu, nous avons pu échanger longtemps sur nos différentes excursions duran la journée et autres expériences de pays visités.

Demain nous poursuivrons nos aventures en direction de Munduk (plus au nord) et essaierons d’admirer les nombreux lacs, montagnes et cascades qui se trouvent sur le chemins. On vous tient au courant.

On vous embrasse en musique !

Gilis c’est fini …

Allez quelques images très rapidement de notre dernière journée à Gili avant notre départ.

Nous avons décidé de retourner sur Amed pour y voir à nouveau ses magnifiques fonds marins une dernière fois. Pour le coup les Gilis n’ont pas pu rivaliser… Nous avons prévu par la suite de sillonner l’intérieure de l’île de Bali, il paraît qu’il y a de très belles surprises à découvrir, on vous tient au courant.

Ceci est un poste très court nous en sommes désolé mais la sonnerie de l’école vient de retentir alors on file avant que nos 2 chenapans filent eux, à l’anglaise…

Nous avons eu le temps de vous faire une carte de notre parcours sur Bali.

A bientôt !

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Les Gilis, ça fait du bien!

Eh oui, les îles Gilis, c’est trop bien !

Nous sommes arrivés hier vers 13h sur l’île de Gili Air qui fait partie d’un petit archipel de 3 îles au nord-est de Bali.

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L’île est toute petite, environ 1 km de large sur 1 km de long, elle est bordée de sable blanc sur tout son périmètre. Vu sa taille, en 2, 3 coups de pédales sur nos bicyclettes nous en avions fait le tour et c’est justement ce qui en fait son charme ! On se l’approprie très vite et ça nous change beaucoup de nos longs trajets habituels ! En une journée on peut y voir le soleil se lever sur la mer à l’est et le soir l’admirer se coucher dans la mer à l’ouest, plutôt sympa.

 

Toute est fait sur l’île pour que l’on s’y sente bien, l’ambiance y est cool , type rasta, la déco de la plus part des bars & restaurants est faite de bois flottés peints et leur structure est quant à elle souvent en bambou ou bois. La musique soft est toujours agréable et ne nous accompagne tout au long de la journée dans nos promenades. Le soir venu, le soleil vient brûler les plages d’orange et de pourpre pour annoncer la nuit étoilée. La mer prend soudain des teintes de rose et de violet, offrant un tableau certes éphémère mais sublime.

L’’île se transforme alors en un formidable salon lounge et nous invite a nous relaxer, c’est l’heure de respirer lentement et de se lover au creux d’un coussin sur la plage en sirotant un bon cocktail… Que c’est bon de sentir la température parfaite sur sa peau… Vous savez ce moment où l’on se sent apaisé et où l’on se dit que la chaleur de notre corps et celui de l’air sont en parfaite harmonie… Pas de vent, seul le bruit des vagues et quelques airs de guitare sèche au loin, les étoiles,  et nous. On cherche à saisir l’instant et à en capturer les sensations qui nous font nous sentir aussi bien. Un moment rare, un instant magique ou l’on a l’impression de faire 1 avec les éléments…

Un peu plus tard dans la soirée, les enfants se sont amusés autour d’un des nombreux feux de plage sur le sable faisant tourbillonner dans la nuit les poussières de braises, autour de nous les bougies et les torches venaient parfaire l’ambiance.

« Je pense que je pourrais dormir là » me dit Aurélie les yeux dans le vague.

Bonne nuit…