The Great Ocean road !

Beaucoup nous avaient raconté ce magnifique road-trip sur la « great ocean road », des étoiles dans les yeux. Sur plus de 300 kilomètres entre Melbourne et Adélaïde, une seule et unique route qui se faufile sur le rivage sauvage de la côte sud méridionale. L’idée nous faisait déjà rêver, et depuis notre arrivée en Australie nous avions hâte de découvrir de nos propres yeux cette fameuse « Great Ocean road » !

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Je pense que tout le monde a déjà vu une fois dans sa vie cette fameuse photo avec cette falaise sur le rivage et d’énormes blocs de roches qui semblent flotter sur l’eau. Non ? … Alors en voici une. C’est de cela dont on parle !

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Alors voilà, nous y étions et le rêve a vraiment rejoint la réalité. 3 jours de road-trip magnifique où l’océan indien nous a proposé un festival de couleurs aux teintes de bleu et de vert à l’infini. Des plages aux sables fins dorés ou blancs qui se mêlent aux reliefs des roches ocres ou brunes. Un ciel souvent versatile qui nous offrait chaque jour plusieurs tableaux colorés où la lumière jouait les acrobates.  Difficile de décrire avec des mots ce que nous avons pu ressentir, il faudrait être un artiste du verbe, un poète ou écrivain pour cela…

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Le long de notre chemin, nous avons pu camper dans des forêts sublimes d’Eucalyptus géants et au petit matin… Surprise ! Les Koalas étaient juste là au-dessus de nos têtes, pour nous dire bonjour. On pouvait les admirer depuis notre lit juste en ouvrant les rideaux des fenêtres de notre camping-car ! Il faut dire que ces animaux sont vraiment attendrissants avec leur bouille de nounours 😉

Nous sommes aujourd’hui à Adélaïde, l’endroit même où notre road-trip sur la côte est australienne se termine. Nous avons parcouru plus de 7 000 km ! Moi qui ne suis pas un grand fan de conduite généralement sur route ou autoroute (trop lent et monotone) j’ai adoré ce road-trip !

Par la même occasion, nous avons pu aussi découvrir un nouveau mode de vacances : Le camping-car ! Il faut l’avouer nous étions un peu sceptiques au départ à l’idée d’être 4 personnes dans un endroit aussi exigu pendant 6 semaines. Il n’en a rien été, nous avons vraiment adoré ça ! Et c’est même avec une larme à l’œil que nous quitterons notre « motorhome » demain matin. Il faut dire que l’on s’était habitué à lui : Il était notre maison, notre restaurant, notre auto, notre divertissement, on était bien… ;-(

Mais qu’à cela ne tienne, nous repartons dès le 2 novembre pour Alice Spring en camping car (version 4×4 cette fois ci) où les parents d’Aurélie nous attendent pour autre road-trip dans le centre de l’Australie cette fois ci pour y voir le fameux mont Uluru !

L’aventure continue et nous en sommes toujours aussi ravis !

On vous embrasse !

 

 

 

 

 

 

 

Melbourne la créative !

Arrivée à Brighton beach et ses cabanes colorées sur la plage avec une jolie vue sur les buildings de Melbourne.

Nous avons aimé le centre ville de Melbourne et ses rue agrémentées d’un « street art » des plus spectaculaires. Sydney était orientée business et finance mais sa cousine Melbourne affiche clairement sa préférence pour la créativité, l’art et l’innovation. Ce qui n’a pas été sans nous déplaire ! Non seulement l’art est dans la rue mais les musées sont quasiment tous gratuits ! Ça c’est une idée qui me plaît ! Offrir à tout le monde la possibilité d’admirer gratuitement des œuvres d’arts en tout genre, encore une fois les australiens nous font une démonstration de ce que veut dire la citoyenneté. Nous avons eu la chance d’admirer l’architecture du musée NGV qui a lui seul mérite le détour tellement sa composition est unique. Une œuvre d’art abritant des œuvres d’arts en somme. Nous avons beaucoup aimé.

Par la suite nous sommes tombés sur un énorme showroom de Samsung où Jules et Jade ont pu gratuitement découvrir la réalité virtuelle et autres outils interactifs qui préfigurent le numérique de demain. Nous avons d’ailleurs appris au cours de ces séances interactives que ces outils virtuels sont déjà utilisés dans les écoles primaires et les collèges par les professeurs. Hum… On aurait pas un p’it wagon de retard en France ?…

Nous avons le lendemain fêté les 40 ans d’Aurélie dans un restaurant gastronomique dans le quartier de Fitzroy  oùdes apprentis viennent y faire leurs stages. C’était simplement notre meilleur restaurant en Australie et nos papilles ont pour une fois été émoustillées. La gastronomie n’étant pas le point fort de l’Australie, nous avons vraiment apprécié ce moment rare qui faisait défaut il faut le dire pour nos petits français gastronomes 😉 Aurélie a pu souffler sa bougie… ouf ! Bon, je vous l’accorde le gâteau n’a pas l’air dingue mais c’est l’intention qui compte n’est ce pas ? 😉

Par la suite nous avons continué à flâner dans ce quartier de Fitzroy qui présente une ambiance très « trendy » avec des concept shops forts sympatiques. Aurélie a pu d’ailleurs y trouver une petite bague en souvenir de son anniversaire à Melbourne. Je sais j’aurais du lui faire la surprise (ça c’est pour la tante Michelle…; ;-)) Mais c’est plutôt difficile à réaliser lorsqu’on est en mode camping-car 24/24h croyez moi…;-)

En fin d’après-midi nous sommes allés nous divertir dans un musée interactif:  le Artvo, Je vous laisse admirer les œuvres artistiques de la famille. Évidemment les enfants ont adoré !

Pour clôturer cette magnifique journée un peu spéciale pour Aurélie, nous avons pris la direction de la banlieue de St Kilda, et avons ainsi pu assister à un superbe coucher de soleil avec une vue sur Melbourne toute aussi jolie! Le clou du spectacle a été de pouvoir rencontrer les petits pingouins qui viennent loger dans la baie de St Kilda pour la nuit. Trop trop mignons!!

J’oubliais, jules et son papa sont maintenant célèbres en Australie et font déjà les couvertures des magazines!

 

Wilsons promontory c’est Grandiose !

6h30.

Toc…Toc, toc, toc !…

« Pierre ! réveille-toi, il y a quelqu’un qui tape à la porte ! Me chuchote Aurélie.

-Hein ? Quoi ??? Mais noooon c’est rien, allez rendors toi, ce doit être le vent. Lui répondis-je en me retournant au fond de ma couette.

… Toc ! toc, toc… Toc !

-Tu vois, il y a quelqu’un qui tape.

-Ah oui, c’est bizarre je vais voir ça.

Je soulève discrètement le rideau pour jeter un œil autour du camping-car, mais rien à l’horizon. Je regarde les rétroviseurs, rien derrière.

-C’est quand même bizarre lui dis-je. Qu’est ce qui peut taper aussi fort sans qu’on l’aperçoive ? »

Toc, toc toc!… Toc, toc!

Cette fois ci je bondis littéralement hors du lit et me précipite sur les rétroviseurs à l’avant du véhicule pour surprendre cet inconnu qui a décidé de nous réveiller.

C’est alors que j’aperçois une silhouette noire et blanche à l’arrière du véhicule qui file dans l’air à 1m20 du sol à l’horizontal comme une flèche.

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Comme pour nous narguer, l’oiseau viendra se poser sur la branche en face de nous et nous observer avec ses yeux noirs d’un air de dire : «Ah ben, ça y est ! j’ai enfin réussi à vous réveiller ! » C’est une grosse pie noir et blanche qui espère certainement venir nous grappiller quelques miettes pour son petit déjeuner.

Dites donc Melle La Pie, ça ne vous dérangerait pas trop de nous laisser dormir un peu non ?!

Hier soir, en pénétrant dans le parc au crépuscule on a tout de suite compris que la nature ici serait reine et immense. On s’est senti enveloppé dans un écrin de verdure à perte de vue ou aucun signe de construction humaine n’émergeait à l’horizon.

Le park de Wilson promotory n’est autre qu’une immense péninsule préservée à l’état sauvage que les animaux se sont accaparés entièrement, un sublime sanctuaire. A peine 10 minutes après être entrés dans l’enceinte du parc, Kangourous, wombats et, à notre grand étonnement, des autruches, sont venus nous saluer sur les bords de route. C’était juste incroyable de voir soudainement autant d’animaux sauvages là, devant nos yeux. Nous étions les invités sur leur terre.

carte Wilson Promontory

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La route et les paysages qui l’entourent sont splendides, comme on en a encore jamais vu auparavant. On avait eu notre premier coup de cœur aux Whitsundays avec sa plage immaculée de blanc (whitehaven beach). Ici nous pouvons dire que c’est notre second coup de cœur en Australie dans un registre complètement différent du premier.

Seules les photos pourront vous en parler mieux que moi. Alors je me tais et je vous laisse admirer !… Sublime sunset le premier soir….

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Puis encore sublime balade le lendemain, animée de rencontres en tous genres!

Sydney et les Blue Mountains

C’est sous un grand soleil que nous nous réveillons ce matin ! Et cela tombe bien, le programme du jour étant de faire une belle randonnée dans les Blue Mountains.

Les Blue mountains, se situent à une centaine de km à l’ouest de Sydney, s’étendent sur une superficie de 1400km2, et sont creusées de profondes gorges. Le point culminant est à 1100m d’altitude. Le nom de ces montagnes trouve son origine dans le reflet bleu renvoyé par les montagnes vues à distance, reflet généré par les essences volatiles des forêts d’eucalyptus… merci wikipédia ! 😉

Nous voilà partis pour une rando annoncée de 3-4 heures, mais les australiens prévoyant toujours la sécurité il n’en sera que 2h30. Direction les Wentworth falls, et le national pass, chemin vertigineux sur le flanc des falaises ! La balade est superbe nous passons sur le haut de la cascade pour ensuite descendre à son pied, remonter en face, c’est parfois vertigineux, mais la vue est à couper le souffle c’est sûr ! Nous nous rendons également aux principaux points de vue afin d’admirer les « Three sisters » et d’autres panoramas !

 

Le lendemain, la belle Sydney nous attendait. Nous prenons le temps de flâner dans les rues de « la city », parmi les buildings, un certain charme à la New-yorkaise… La pause déjeuner se fera dans le quartier chinois dans un très bon restaurant japonais. Nous continuons à nous promener en profitant des nombreux parcs qu’offre la ville de Sydney, et arrivons enfin au point de vue tant attendu, celui de l’Opéra et du « Harbour bridge ». Nous comprenons enfin pourquoi ce bâtiment est connu mondialement et reconnu par l’Unesco au patrimoine mondial. Il s’en dégage une légèreté impressionnante en paradoxe avec la matière utilisée, le béton. C’est une véritable prouesse technique et artistique, le bâtiment semble littéralement voler dans les airs comme les voiles d’un vieux gréement, majestueux, il orne la ville de Sydney comme un joyau.

Un petit tour dans le quartier de Paddington nous permettra de faire une pause apéro et diner dans un pub typique australien, à l’atmosphère cosy, avant de retourner faire un tour sous l’opéra de nuit.

 

La journée suivante, nous filerons vers les plages du nord de Sydney, direction Manly Beach, Newport et enfin North Narrabeen pour des retrouvailles avec mes amis Melinda, David et leurs enfants. Il y a 20 ans, jeune couple de mariés, sans enfants, ils m’avaient hébergé pendant 1 mois, lors de mon stage à Sydney. Une merveilleuse soirée, comme on les aime, avec un contact facile et cette impression de se connaitre depuis toujours. Leurs enfants, Lyvvie et Rocky, sont adorables. Rocky s’est super bien occupés de Jules et Jade toute la soirée, à leur mettre des dessins animés en français, les emmener promener les chiens, faire quelques courses, comme des grands, ils se sont régalés !!

Thank you so much guys for this great evening ! 😉

Notre dernière journée sur Sydney s’est moins bien déroulée. Le vent et la pluie battaient à tout rompre, la découverte de la plage de Bondi Beach s’est donc faite depuis le camping-car. Et manque de chance Jules a glissé, et a fini chez le médecin avec 3 points de sutures ! Heureusement ici tout est nickel et bien organisé, pas comme dans les pays asiatiques. Une chance dans ce petit malheur ! Il a été très courageux dans cette nouvelle épreuve.

 

 

 

En route pour Sydney…

Nous venons de passer la frontière de l’état du Queensland et arrivons dans celui du New South Wales. Changement d’état, rime ici avec changement d’heure et de température ! Eh oui, ici on peut changer d’heure sans changer de pays. Nous retardons donc notre montre d’1 heure ce qui a pour effet d’augmenter la différence du décalage horaire avec la France, on passe de 8h00 heures à 9h00 de décalage. Allez à vos montres ! Un peu de calcul ça fait du bien…;-)

Ce n’est pas sans nous déplaire car le rythme du Queensland n’était pas notre panacée pour tout dire.. Le lever tôt était obligatoire pour pouvoir profiter de ses journées (6h00/ 7h00 le matin) et le coucher tôt allait de pair aussi. Les gens dînaient tous à 17h30-18h00 maximum pour tomber dans les bras de Morphée autour de 20h30-21H max. Ce qui n’a pas été sans nous poser quelques problèmes car nos excursions de la journée se terminant généralement vers 17h, 17h30, nous nous sommes retrouvés plus d’une fois « le bec dans l’eau » piégés sur les parkings des supermarchés fermés. Après 17h00 il fait nuit et seuls les fastfoods restent ouverts, tout le reste est fermé ! Pas facile comme rythme…Le changement d’heure correspondra donc un peu mieux à notre rythme comme vous l’avez compris puisqu’il fera jour plus longtemps et que les magasins seront ouverts un plus tard aussi.

Brisbane derrière nous, nous voilà en direction de Sydney. Avant cela, nous avons prévus quelques étapes intermédiaires, à commencer par la mythique Byron Bay, connue de tous les surfeurs à travers le monde. Aurélie avait vraiment hâte d’y retourner car elle en avait gardé de doux souvenirs et notamment de sa semaine passée ici il y a 20 ans avec sa copine Julie. Elle était alors en stage en Australie au Club Med (eh oui, c’est toujours les mêmes qui ont de la chance !). Byron Bay est aujourd’hui une ville au charme encore certain, aux plages superbes et sauvages, mais devenue quand même très peuplée car très touristique. Lors de notre passage de 2 jours, la pluie et le vent ont été nos partenaires. Profitant de cette pluie battante, nous avons passé une après-midi complète à cocooner dans notre petite maison mobile. Le lendemain, nous avons profité des accalmies temporaires pour faire une superbe balade qui amène au phare, et au point le plus à l’est de l’Australie. Les vues depuis le haut de cette montagne étaient sublimes et l’océan déchainé en arrière-plan nous a laissé rêveurs. Quelques surfeurs courageux étaient quand même à l’eau ! C‘était pas des « Brice de Nice » ceux là … 😉 Un bon bol d’air frais qui nous a fait beaucoup de bien !

Port Macquarie a été ensuite une étape bien sympathique. Encore une fois de très belles plages. Une particularité ici, toute la promenade est bordée de gros rochers peints par les passants, ce qui donne une certaine originalité.

Direction ensuite Port Stephen, un décor d’une zénitude incroyable ou le temps s’arrête, aucun bruit, seul l’océan bleu qui se mélange avec les dunes de sable blanc vient émettre un bruissement timide. Un peu plus loin, les pélicans glissent calmement sur l’eau et finissent par venir à notre rencontre avec leur gros yeux curieux. Il faut dire qu’ils ont repéré que nous étions en train de pêcher . Jules a d’ailleurs eu la joie d’attraper notre premier poisson (une sorte de bar) qui s’est avéré délicieux le lendemain au barbecue ! La nature étant généreuse à outrance en Australie, nous avons même eu la chance de découvrir un bébé raie Manta dans 10 cm d’eau enfoui dans le sable alors que nous marchions simplement sur la plage, j’étais d’ailleurs à 2 doigts de lui marcher dessus… Décidément on n’a pas fini d’être surpris !

Sur la route…

Voici aujourd’hui quelques images de nos différentes haltes qui ont agrémenté notre parcours le long de la côte Est australienne en direction du sud. Nous avons déjà parcouru plus de 3 500 kilomètres depuis notre arrivée à Cairns ! Ce pays est immense et pour ceux qui en doutaient encore, voici une carte qui vous aidera à mieux comprendre la situation.

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Autant vous dire que l’étude de la « road map » en amont est plus que primordiale et qu’il faut savoir faire des choix parmi tous les magnifiques sites qu’offre ce pays.

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Étonnement, après tous ces kilomètres avalés, nous ne sommes toujours pas lassés d’être au volant.

Il faut dire qu’ici les routes parlent à notre imaginaire, sillonnant des étendues sauvages à perte de vue, elles nous parlent d’aventures et d’évasions lointaines. A travers les vitres de notre camper van, de nombreux paysages défilent encore et encore dévoilant parfois des forêts d’eucalyptus qui viennent tendre leur bras sombres le long des routes, formant ainsi une perspective protectrice au-dessus de nos têtes.

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Puis à l’orée de cette imposante masse végétale, le décor vient changer brutalement laissant apparaître des étendues de terres ocres à perte de vue. L’océan quant à lui, est notre compagnon fidèle depuis notre arrivée, jamais bien loin il nous accompagne tout le long de nos virées et même lorsqu’il se cache malicieusement, il ne met jamais bien longtemps pour ressurgir discrètement à travers les pins aux abords d’une route. Il vient former des entrées marines qui se mélangent avec la terre pour créer des rivières, des lacs, faisant quelques fois penser aux fjords scandinaves.

Contrairement à nos paysages d’Europe, en Australie on peut traverser des étendues sauvages sur des centaines de kilomètres sans rencontrer âme qui vive et ressentir un frisson qui nous parcourt lié à ce sentiment de se sentir seul au monde, perdus dans un décor naturel immense. On sent la Nature nous dominer ici contrairement à l’Europe, et c’est une sensation plutôt agréable qui vient nous rappeler que nous lui devons tout et que nous faisons qu’un avec elle quoi qu’on en pense, dans ce grand équilibre fragile.

Les australiens ont un respect et une passion sans fin pour la nature et elle se traduit d’une manière très rationnelle contrairement à d’autres pays que nous avons visités et qui transcrivent cela dans des scènes religieuses ou spirituelles. Ici, c’est du concret, il y a des réserves naturelles partout, je n’ai jamais vu autant de parcs et de sanctuaires animaliers de ma vie et je n’ai aussi jamais rencontré autant de personnes qui pouvaient me parler d’animaux et de flores avec autant de passion. Les australiens sont littéralement émerveillés par la faune et la flore qui les entourent, ils consacrent d’ailleurs énormément de leur temps à la nature au travers d’activités comme la randonnée, le jogging, le surf, le skateboard, le vélo, la pêche ou simplement des pic-nics. Bref, ils sont toujours dehors sur une plage ou dans une forêt. Ils ont d’ailleurs un terme qui définit très bien cela et qui n’a pas d’équivalent à ma connaissance en français : ils sont ¨outdoor¨ ! Les villes elles-mêmes sont toutes aménagées sans exception, de BBQ, douches et lagons publics pour que tout le monde puisse en profiter en plein air !La vie citadine, ce n’est pas pour eux, ils sont intrinsèquement connectés à la nature, c’est peut-être aussi pour cela qu’ils paraissent si heureux. L’équilibre nécessaire pour être bien dans « ses baskets » comme on dit ! En tout cas j’en suis personnellement convaincu.

Les australiens ont aussi une grande conscience de la nocivité de l’empreinte humaine sur la nature et cherchent par tous les moyens à la contrôler. Chaque chemin est balisé avec attention et l’on y découvre énormément d’indications sur ¨les bons gestes¨ à adopter, ne pas marcher ici ou là, au risque de détériorer une dune par exemple. Il y a aussi beaucoup d’informations intéressantes sur telle plante ou tel animal bref, on s’éduque tout en se promenant et c’est bien agréable.

Sur notre chemin qui longe le littoral, nous nous sommes arrêtés de nombreuses fois dans des petites villes au noms mythiques comme :

Noosa head,

Notre p’ti surfer en herbe ne lâche plus son body board !

Surfer paradise,

Pour finir, une très petite halte sous la pluie à Brisbane autour de son lagon.

Toutes ces villes nous ont charmé avec leur eau cristalline et leurs longues plages de sable fin qui  s’étendent à l’infini. Le tableau est toujours sublime et on ne peut s’empêcher bien longtemps d’aller se jeter dans les vagues. Ajoutez à tout cela le fait que les australiens sont d’une nature très détendue, souriante et conviviale, « no worries !» comme ils disent à longueur de journée et vous obtiendrez un cocktail très agréable entre une atmosphère relaxante, fun et joviale.

Tin Can Bay et Rainbow Beach

Ce matin, réveil à 6h30, une surprise attendait les enfants : La rencontre avec des dauphins. A Tin Can Bay, depuis les années 50, une famille de dauphins vient tranquillement se rassasier, tous les matins, devant un café au bord de l’eau. Ils ne manquent jamais le rdv, chaque jour à 8h environ. Une association a pris les choses en main et pour 5$ on peut venir les voir au bord de l’eau, et 5$ de plus permettent de leur donner un poisson à manger. Ce que les enfants ont voulu faire bien évidemment, car ce n’est pas tous les jours que l’on à l’opportunité d’approcher, dans l’eau, et de si près, un dauphin. Jules et Jade étaient ravis de ce réveil peu commun, nous sommes restés 2h à admirer ce spectacle.



Par la suite, direction Rainbow Beach, qui porte son nom en raison de ses falaises de sables multicolores. Après avoir avalé un bon poulet mariné et grillé au BBQ (encore une fois en bord de mer avec superbe aire de jeux pour les kids), nous filons à la plage. Immense plage sauvage avec de jolies petites vagues. Une partie de la plage est elle aussi pratiquable en 4X4, comme à Fraser Island. Les enfants testent dans les vagues les grosses bouées qu’une famille australienne en fin de vacances nous a données. 


En fin d’après-midi, nous voilà partis pour une petite balade, à priori très sympa au coucher de soleil. Nous montons au point nommé le Carlo sandblow et traversons une jolie forêt d’eucalyptus. A l’arrivée, surprise! Une immense dune de sable fin fait son apparition. Nous sommes complètement ébahis, nous ne nous attendions absolument pas à trouver cette dune en haut de la colline et au sortir de la forêt ! A gauche, coté est, l’océan, et à droite, le soleil qui tombe et une vue à couper le souffle sur toute la campagne alentour, les nombreuses rivières, les forêts. Les couleurs sont absolument magiques. Les enfants sont hystériques et partent à courir, monter et descendre dans le sable, pendant que les parents s’installent tranquillement à admirer la beauté du paysage en sirotant une petite bière. Bonheur total !!

Hervey Bay et ses baleines à bosse

Ces deux derniers jours, nous étions à Hervey Bay, encore un peu plus au sud sur la côte est australienne. Hervey Bay est à priori un des meilleurs endroits au monde pour aller à la rencontre des baleines à bosses, qui migrent du nord de l’Australie jusqu’en Antarctique de mai à Fin octobre. Ouf ! Nous sommes dans les temps !

Nous embarquons sur un bateau, type gros catamaran avec une quinzaine d’autres personnes, il est 13h nous voilà partis pour 4h de navigation. Hâte de croiser ces géants des mers, nous sommes tous les 4 postés sur la proue du navire et scrutons l’horizon d’un œil aguerri. Le soleil n’est pas de la partie, mais emmitouflés dans nos coupe-vent tout devrait bien se dérouler. Après une toute petite heure de navigation, au large des côtes de la belle Fraser Island, à profiter de notre « afternoon tea », et des cookies (tout est toujours très bien organisé sur les excursions en Australie), une première baleine fait son apparition, droit devant nous, à une cinquantaine de mètres du bateau. Elle nous accueille avec des sauts majestueux. Nous avons beaucoup de chance car ces sauts sont rarement au rendez-vous. Nous sommes tous ébahis par l’ampleur et le bruit qu’elle fait lorsqu’elle replonge dans l’eau. C’est parti pour trois heures de contemplation autour des mammifères, nous les mitraillons avec nos appareils photos pour tenter d’avoir LA photo. Nous changeons à plusieurs reprises de spots, pour aller trouver les mamans et leurs petits qui sont généralement plus actifs que les mâles. Nous en trouverons plusieurs tout au long de notre balade et ne nous lasserons jamais de les voir jouer avec l’eau, tourner au tour du bateau, sauter et taper avec leurs queues sur l’eau. Parfois même à nous faire coucou avec leurs nageoires, d’après Jules…

Grâce à des micros sous l’eau, nous avons même pu également apprécier le chant de ces baleines. Seuls les mâles chantent, et uniquement pendant la période de reproduction, certainement un langage pour séduire les femelles (aucune étude scientifique ne peut toutefois le certifier).

La baleine à bosse peut atteindre jusqu’à 14 mètres à l’âge adulte et peser jusqu’à 40-45 tonnes. Elle est facilement reconnaissable parmi les autres baleines, car leur tête est couverte de « tubercules », qui sont des protubérances. Lorsque la baleine fait surface et expulse par son évent (petit trou au-dessus de la tête) l’air provenant de ses poumons, le souffle provoque un gros nuage pouvant atteindre 3 mètres. Nous avons pris d’ailleurs une petite douche fort sympathique !

 

C’était encore une fois une après-midi magique à la rencontre d’animaux sauvages que nous ne reverrons certainement plus de notre vie. L’Australie à ça d’unique, la nature, la faune et la flore y sont resplendissants !  Les enfants ont adoré ce spectacle et les parents tout autant !!

Le lendemain nous avions booké une excursion à la journée en 4×4 sur Fraser Island. La fameuse île de Fraser, dont nous avions maintes et maintes fois entendu parlé en bien. Il s’agit de la plus grande île de sable au monde, avec une superficie de 1840 km2, Nous avions donc hâte nous aussi de la découvrir. Réveil à 6h45, tout petit déjeuner avalé, nous embarquons à 7h30 à bord d’un bus qui nous emmène prendre le ferry, avec pas mal de touristes comme nous 😉 30 minutes de bus et 1h de ferry plus tard, nous voilà enfin débarqué sur la fameuse « Fraser island ». Le soleil, sur qui nous comptions pour magnifier les paysages, n’est malheureusement pas de la partie. Nous montons à bord d’un 4×4…Pas du tout celui auquel nous nous attendions. En effet il s’agit là d’un camion aménagé en bus type camion du Paris-Dakar ! L’engin est énorme avec ses grosses roues.

 

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Lorsque nous avons aperçu quelle « route » ou plutôt quel chemin de sable nous devions emprunter la surprise fût général et encore davantage lorsque nous nous sommes fait balloter dans tous les sens comme des pantins sur la route. Finalement nous nous habituons rapidement à ce drôle de moyen de transport et nous voilà partis… pour beaucoup de route !! La journée se résumera à de furtifs arrêts sur les plus beaux spots de l’île. D’abord au Lac Mc Kenzie: superbe lac d’eau douce, à l’eau cristalline et sable blanc de blanc! Malheureusement le soleil n’étant pas avec nous, les couleurs ne sont pas aussi incroyables que prévu.

Le temps de se poser un peu et 30 mn plus tard, il est déjà temps de repartir pour notre prochaine étape, Central Station. Elle était autrefois une petite ville avec même une école de 12 élèves, mais n’est plus aujourd’hui qu’un camping pour touristes et aire de pic-nic. Nous profiterons de cet arrêt pour une balade dans la jolie forêt tropicale, le long d’une rivière à l’eau transparente. A tel point, qu’on a du mal à distinguer l’eau.

Après une courte pause déjeuner attablés avec des australiens peu loquaces cette fois-ci (ce qui est rare !), nous reprenons la route, enfin….la plage ! La route sur laquelle on peut rouler le plus vite sur l’île n’est autre que la plage ! 80km/h autorisé. C’est assez fun.

Nous nous arrêterons à plusieurs autres spots : Devant l’épave d’un paquebot de 121m, le SS Maheno, navire hopital de la première guerre mondiale, coulé par un cyclone en hiver 1935 et devant des formations de sables colorés, mais juste le temps de prendre une photo !

et enfin, dernier arrêt à Eli Creek, petite rivière d’eau fraiche dans laquelle on fera les enfants et moi la petite balade à pied. 30 mn top chrono, le temps de la balade et de « l’afternoon tea » et nous devons déjà repartir, pour 1H30 de chemin pour retrouver le ferry et repartir sur le continent australien.

Bilan de cette journée, Fraser Island est en effet une jolie île. Mais nous qui n’aimons pas vraiment les tours organisés, cela nous a conforté dans notre idée. Suivre comme un mouton ce qu’on nous dit de faire toute la journée, ce n’est pas pour nous ! Beaucoup de trajets et malheureusement pas vraiment le temps d’apprécier la beauté des paysages, de se poser et d’admirer les lieux. La journée a été longue pour les enfants aussi. Pour l’apprécier à sa juste valeur, notre petit conseil: prendre le temps, 2-3 jours minimum, louer son propre 4X4 et son matériel de camping et partir en explorateur ! Tout est très bien indiqué sur l’île et l’application Maps.me vous aidera encore plus.

 

 

 

Agnès Water, les prémices du surf

Sur la route pour notre prochaine destination, Agnès water, nous avons passé la nuit chez un fermier, agriculteur, éleveur de lamas alpaga!! Quelle surprise pour nous qui ne pensions pas faire la rencontre de ces animaux avant le Pérou. Les enfants s’en sont donnés à cœur joie de câliner les 2 bébés lamas et agneaux, essayer de discuter avec les perroquets, et donner à manger aux chevaux. C’était une petite pause très paisible, avant de reprendre la longue route qui nous attendait pour notre destination finale.

Après 8 longues heures de route (580km), au travers de champs de canne à sucre principalement ou pâtures à vaches, nous sommes arrivés au camping choisi pour la nuit, un sanctuaire de kangourous, en réalité un orphelinat pour kangourous, dont les mamans sont mortes bien souvent écrasées sur la route (nous en voyons chaque jour des dizaines malheureusement sur les bords de route, car la nuit ils bondissent littéralement sur les voitures, attirés par leurs phares). Il fait nuit, nous en saurons plus le lendemain matin. Au réveil, c’est avec grand bonheur que les enfants découvrent les dizaines de petits kangourous qui se baladent dans le camping. Une nouvelle fois, Jules et Jade peuvent câliner les animaux avec plaisir! Nous avons appris que les femelles kangourous étaient capables d’avoir jusqu’à trois petits en même temps, mais ils n’ont jamais le même âge. Il y en a un qui marche, un qui tète encore à temps complet et qui ne sort pas de la poche et un autre en train de se former dans son utérus. Et chose encore plus exceptionnelle elle peut produire deux laits différents en rapport aux besoins de ses petits ! C’est aussi le seul mammifère à pouvoir arrêter une grossesse. En effet si les temps sont durs et qu’elle ne trouve pas assez à manger pour elle, elle met sa grossesse en stand-by pendant quelques temps et la remet en route une fois la famine est passée. Incroyable non?

 

 

Agnès water et sa toute voisine Town of 1770 sont 2 toutes petites villes que nous avons adorées. Une ambiance très paisible y règne et les plages sauvages alentour s’ y étendent sur des kms et des kms. C’est aussi un spot idéal pour débuter le surf car les vagues y sont petites et régulières.

« Brice de Nice » en herbe, nous n’hésitons pas longtemps pour nous dégoter un coach pour le lendemain histoire de nous amuser un peu dans les vagues. Huggy, notre coach ressemble pour le coup au vrai « Brice de Nice » version australienne. Cheveux longs, casquette vissée sur le crâne, même dans l’eau attention ! (il faut garder le style) ainsi que la gestuelle et le langage du surfeur qui va avec. Le gars se prend pour un dauphin tout le long de notre session de surf en plongeant et surfant dans les vagues avec une habilité impressionnante, poussant des : « whaou ! Youuuhouuuuuu ! Yeah !  » à longueur de temps. Bref, nous nous essayons pendant 2h et demie à ce sport très athlétique et finissons par 2 ou 3 fois à nous hisser debout sur la planche, ce qui est déjà un exploit en soi ! Au final nous comprenons rapidement que la chevelure longue (décolorée) nous fait dramatiquement défaut et que sans elle nous ne pouvons surfer correctement…

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Bref, on a bien rigolé et le cours était super, nous étions seulement 6 personnes (nos enfants compris), sur une plage déserte avec ce Huggy fort sympathique venu d’une autre planète. Merci Huggy pour « tes bons tuyaux ! »  (j’ai pas pu m’en empêcher après la photo de la voiture de Starsky et Hutch…Les assidus du blog comprendrons… 😉

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Le coucher de soleil a encore une fois été un vrai spectacle dans la baie de 1770. Pierre en a profité pour pêcher, et moi me balader pendant que les enfants s’éclataient dans l’aire de jeux.

L’ Australie est un vrai bijou, chaque endroit est magnifique et nous allons de surprise en surprise avec une facilité et une quiétude déconcertante… Demain nous filerons vers Hervey Bay pour essayer d’y observer les baleines à bosse, c’est un passage migratoire très connu pour ces mammifères qui migrent du nord-est de l’Australie vers l’Antarctique. A suivre…

 

Airlie Beach et les magiques Whitsunday islands

Il était une fois une toute petite ville au bord de l’océan, nommée Airlie Beach. Pas très grande, elle s’étendait uniquement sur les abords d’une rue qui la traversait. Son lagon et ses bords de mer étaient flanqués de collines alentour ce qui procurait la sensation d’être dans un lieu confiné, un petit nid douillet en quelque sorte. Les nombreuses boutiques décorées avec goût et autres commerces aux devantures colorées venaient parfaire l’ambiance conviviale qui se dégageait de cette petite bourgade. Les nombreux visiteurs qui passaient par là tombaient immédiatement sous le charme et n’avaient d’autres choix que celui de s’y arrêter le temps d’une halte pour admirer les charmes alentour.

Nous n’avons pas pu résister à la belle à notre tour et y avons séjourné 2 jours. Notre première journée s’est écoulée doucement au rythme de nos envies. Tout d’abord autour du lagon avec un bon BBQ pour déjeuner, prolongé d’une séance de « chill out » sur la pelouse. Un peu groggy, nous voilà peu plus tard partis pour une promenade dans les boutiques alentour où nous avons pu enfin trouver une jolie casquette pour Jules. Au détour d’une rue, nous en profiterons pour réserver notre journée du lendemain : une croisière en voilier vers les whitsunday islands. Aaaah ! les whitsunday islands depuis le temps que l’on nous en parlait ! Les australiens les décrivent littéralement comme un paradis sur terre. Vivement demain que l’on puisse découvrir cela de nos propres yeux ! En attendant que la nuit nous rejoigne, nous décidons avec Jules de tenter notre chance pour la pêche. Munis d’une « palangrotte australienne » (un simple fil avec un plomb et un hameçon, le tout enroulé sur un cercle en plastique) Quelle ne fût pas notre surprise lors-qu’après avoir ressenti une grosse secousse nous avons décidé de remonter notre ligne. Quelque chose de puissant et de gros nous attendait à l’autre bout de la ligne c’est certain, ça tirait sérieusement ! Impatients de découvrir notre proie nous n’en étions pas moins méfiants car beaucoup de choses peu agréables rodent dans ces océans. Le dernier mètre révélera notre prise : Une raie pastenague !

Ce fût d’abord une grande surprise mais par la suite une déception car les raies pastenagues ne se mangent pas et peuvent être dangereuses avec leurs queues qui sont de véritables fouets tranchants et le venin qu’elles contiennent peut être très violent. Nous n’hésiterons pas longtemps avant de couper le fil et laisser repartir notre proie. On s’excusera platement auprès de la raie pour l’avoir blessée, la pauvre finira certainement pas se faire dévorer par un requin ou un crocodile…

Le lendemain matin nous voilà réveillés à 6h15 pour la tant attendue journée de découverte des whitsunday islands et de la sublime plage de whitehaven beach vue et revue sur les brochures, cartes postales et autres guides touristiques australiens.

Un vieux violier amarré au dock nous attendait, majestueux et paisible à la fois, il était là, posé sur une eau émeraude à admirer sa belle robe dans le jeu des reflets avec l’arrogance de ceux qui savent qu’ils sont beaux. L’océan plat, la température idéale sur la peau et le ciel dégagé étaient les annonciateurs d’une journée comme on en vie rarement. A bord du « Providence », cheveux aux vents, nous voici voguants sur les flots à la découverte d’îles paradisiaques, sur les traces du premier explorateur anglais : le capt’ain Cook, qui donna d’ailleurs son nom à la première île que nous croiserons.

La lente croisière pour arriver jusqu’au parc national des whitsunday nous laissera certainement un souvenir impérissable tellement nos sens ont été en éveil.

2h plus tard, nous voilà arrivés, tout excités, sur l’île de la fameuse Whitehaven beach. Nous débarquons à l’aide d’une petite annexe sur une rive rocheuse située à l’opposé de la fameuse plage. Il va falloir grimper en haut de la colline pour d’abord admirer le point de vue pour ensuite redescendre pour découvre ¨la belle ¨qui sait se faire désirer…

10 minutes plus tard, nous voici perchés au-dessus de la plage sur un superbe point de vue, enfin ! Les enfants étaient tout aussi impatients que nous d’y arriver et nous ont devancé en courant. Et là…. WHAOUUUUU général ! La vue est simplement grandiose, magnifique ! Un moment rare ou l’on voudrait arrêter le temps pour capturer le moindre détail de l’œuvre d’art qui s’offre à nos yeux.

Arrêtez tout ! Je veux rester ici pour les années à venir, ne plus bouger, c’est ça ! C’est ça que j’imaginais dans mes rêves ! Le même sable, les mêmes variations de bleus, la même transparence dans l’eau. Le tableau est parfait !

Des bancs de sable blanc sont parsemés un peu partout. Nous apprendrons plus tard qu’il est composé à 98% de silice ce qui le rend ultra fin et … frais, même sous un soleil de plomb !

A notre arrivée sur la plage, des whaouuus d’exaltations viennent s’échapper et soudain nous ne pouvons nous empêcher de courir sur la plage comme des fous vers cette eau translucide qui nous tend les bras. Nous finirons par nous jeter littéralement dans les vagues cristallines en poussant des cris de joie.

Il est difficile de décrire les émotions de joies que l’on ressent lorsqu’on se trouve dans un endroit aussi beau. Certes nous avons déjà éprouvé des sensations hors du commun devant des paysages ou des constructions magnifiques mais là nous sommes comme envahis depuis notre intérieur par une sensation de bien-être intense peu descriptible… Elle nous est offerte par la nature qui parle à nos sens. Une vision idyllique qui nous parle de bonheur.

Je me prends à rêver d’un message envoyé par la nature aux hommes disant ceci : ¨Regarde, je peux te rendre heureux alors respecte moi et reste connecté avec moi ¨

A l’heure où j’écris ces lignes, cette émotion me paraît surréaliste et je me questionne sur ce phénomène de ¨bien-être ¨que peut nous procurer la nature parfois. C’est simplement sublime, une sensation intense que l‘on a tort d’oublier ou d’ignorer nous ne faisons qu’un et mère nature nous le rappelle à travers ses œuvres d’arts décimées un peu partout dans le monde.

Nous décidons de poser l’appareil photo qui commence à surchauffer pour ne plus rater une miette du spectacle. 1h30…c’est notre temps autorisé sur cette île de whitehaven beach et celui de tout le monde aussi. La rançon du succès couplée à celle de la protection de la nature, il faut gérer l’emprunte humaine…

Le clou du spectacle sera donné par les ¨sting rays¨(raies) qui viennent à notre rencontre nous frôler les pieds.

N’est-ce pas au paradis que les animaux et l’homme ne sont plus méfiants les uns des autres ?